Burris et ses coéquipiers se sont bien reposés

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Trevor Harris n'étant pas prêt à effectuer un retour au jeu, c'est Henry Burris qui aura la tâche d'affronter les Alouettes.

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Retour au boulot pour le Rouge et Noir d'Ottawa, lundi, après une bonne et reposante semaine de congé.

Il n'y aura pas de suspense d'ici vendredi, date à laquelle l'équipe disputera sa prochaine partie. On connaît déjà la réponse à la question la plus brûlante: Henry Burris sera le quart-arrière partant, à la Place TD, contre les Alouettes de Montréal.

Le vétéran gagne un peu le concours par défaut. Son coéquipier et principal rival, Trevor Harris, n'est pas prêt à effectuer un retour au jeu.

Il pourra s'entraîner toute la semaine, mais on ignore si la santé lui permettra de prendre part au match. En fait, on entretient de sérieux doutes à son sujet. Dans les circonstances, il sera préférable de jouer la carte de la prudence.

«Il n'est clairement pas à 100%», indique l'entraîneur-chef, Rick Campbell.

En pleine forme

Burris, bref, aura la tâche de se frotter aux Alouettes, dans un stade qui sera une fois de plus rempli à pleine capacité.

Il est apparu dans une forme splendide, lundi. «J'ai profité de la semaine de congé pour emmener mon épouse et mes garçons faire un tour du côté de Washington. Nous avons fait un petit saut du côté de la Maison Blanche. Malheureusement pour nous, les Obama étaient sortis», a-t-il raconté, tout souriant.

Le contraste avec sa dernière sortie publique était frappant.

Personne n'a oublié sa sortie en règle du 6 août dernier. À la mi-temps du match contre les Eskimos d'Edmonton, l'athlète de 41 ans a explosé devant un micro et une caméra de TSN. Il a suggéré à certains commentateurs de la chaîne d'aller se faire foutre. Il en a marre d'être la cible de critiques - injustifiées, selon lui - semaine après semaine.

Burris est reposé. Il s'est calmé. Il ne change cependant pas d'avis.

«Je ne changerais rien à l'histoire. Ce qui a été dit a été dit, commente-t-il, le plus sérieusement du monde. Je n'ai plus rien à prouver au football. Une seule raison me pousse à continuer. Je veux remporter un championnat avec tous les gars qui sont à mes côtés dans ce vestiaire. Je sens aussi une grande responsabilité envers les fans, ceux qui achètent des billets pour venir nous encourager. Pour ces gens, je dois continuer de me comporter avec beaucoup de passion quand je suis sur le terrain.»

Il rappelle ici qu'il a mené sa charge envers ses détracteurs au beau milieu d'une partie. «À l'extérieur du terrain, les gens qui me croisent peuvent s'attendre à me voir sourire. Sur le terrain, je dois maintenir une attitude bagarreuse.»

«Quand je fais quelque chose de mal, je suis capable d'encaisser les critiques. Il y a cependant des critiques injustes. J'ai bien du mal à les accepter, celles-là.»

Rick Campbell a été appelé, pour la première fois, à commenter toute cette histoire. Il n'a pas accordé son soutien inconditionnel à Burris. 

«Pour être franc, je préfère discuter du Rouge et Noir et de la façon dont le Rouge et Noir doit s'y prendre pour gagner.»

Il a cependant indiqué qu'avec son impressionnante feuille de route, Burris «devrait avoir le droit d'exprimer ses opinions publiquement».

À défaut de récupérer Harris, Campbell pourrait obtenir du renfort sur la ligne tertiaire. Abdul Kanneh et Tristan Jackson devraient normalement affronter les Alouettes. Le centre-arrière canadien Brendan Gillanders devrait aussi effectuer un retour au jeu.

Le flanqueur américain des Alouettes, Duron Carter... (Photo Bernard Brault, La Presse) - image 2.0

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Le flanqueur américain des Alouettes, Duron Carter

Photo Bernard Brault, La Presse

Campbell ne craint pas Carter

Personne n'a oublié les incidents disgracieux du dernier match opposant le Rouge et Noir aux Alouettes.

Tout le monde a vu le flanqueur américain des Oiseaux, Duron Carter, s'en prendre physiquement à Rick Campbell sur le terrain du stade Percival-Molson. Carter n'a toujours pas purgé la suspension qui lui avait été imposée, alors, par les dirigeants de la Ligue canadienne de football. Le processus d'appel suit son cours. Sa cause pourrait être entendue mercredi. Dans l'attente d'un jugement, tout indique qu'il sera en uniforme vendredi.

Campbell est prêt à faire face à cette éventualité. «Ce n'est pas quelque chose qui me préoccupe vraiment. Je prépare mon équipe à faire face aux Alouettes. Je m'attends à ce que Carter joue», a-t-il résumé, sur le terrain, lundi après-midi, à la conclusion de la séance d'entraînement.

Il avait été un brin plus drôle, quelques heures plus tôt, en entrevue sur les ondes de TSN 1200. Il avait alors déclaré qu'il ne serait pas sage de sa part de chercher à se bagarrer de nouveau avec Carter. «Il mesure au moins sept pouces de plus que moi», avait-il souligné.

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