Une pause bien méritée

Le Rouge et Noir a gagné 23-20 grâce... (Justin Tang, La Presse Canadienne)

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Le Rouge et Noir a gagné 23-20 grâce à un placement de Chris Milo en fin de match.

Justin Tang, La Presse Canadienne

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Le Rouge et Noir peut enfin se reposer et guérir ses nombreux bobos. La portion la plus difficile du calendrier régulier est terminée. L'équipe profitera de sa première semaine de congé de 2016. Son prochain match est prévu seulement le 19 août lorsque les Alouettes de Montréal débarqueront à la Place TD.

«Il faut être content de notre fiche après sept parties», a soutenu le maraudeur Jermaine Robinson après la victoire du Rouge et Noir, samedi soir, contre les Argonauts de Toronto.

Ses coéquipiers et lui ont gagné 23-20 grâce à un placement de Chris Milo en fin de match. Un gain obtenu malgré l'absence de deux autres gros morceaux dans l'alignement.

Cette fois-ci, la tertiaire était amputée du demi de coin Abdul Kanneh et du demi défensif Jerrell Gavins. «Malgré toutes les blessures et les nombreuses semaines courtes entre deux parties depuis deux mois, nous avons réussi à nous imposer. Ça promet pour le reste de la saison lorsque tous nos blessés vont revenir au jeu.»

Ottawa (4-2-1) trône au sommet de la division Est après ces sept joutes. Il a disputé quatre de ces parties sur la route.

Ajoutez à cela qu'il a vaincu deux fois les champions de la coupe Grey en plus de battre les Argonauts de Toronto, sa bête noire.

«J'aimerais dire que nous sommes encore invaincus, que nous avons une fiche de 7-0, a soutenu l'entraîneur-chef Rick Campbell. Mais ce n'est pas vilain. Nous trouvons des façons de s'améliorer de semaine en semaine et de gagner.»

Les bonnes nouvelles?

Le bloqueur recrue Jason Lauzon-Séguin a été solide à son premier départ. Il a même récupéré un ballon échappé.

Inséré dans l'alignement pour une première fois en 2016, le receveur Khalil Paden a capté deux passes pour 53 verges.

Mais surtout, la défensive a continué à donner des miettes. Le seul touché des Eskimos a été le résultat d'une interception bizarre.

Le quart-arrière Mike Reilly n'a pu compléter que 25 de 41 passes pour 255 verges en plus d'être intercepté par Robinson. Le demi-offensif John White n'a récolté que 33 verges sur neuf courses.

Muté en secondeur, John Boyett a causé des problèmes aux Eskimos. Il a réussi six plaqués, un sommet chez le Rouge et Noir.

En revanche, il y a un truc qui continue de faire suer Ottawa. L'équipe a écopé de... 209 verges de pénalités.

Elle a été réprimandée à quatre reprises pour avoir rudoyé de façon illégale Reilly. À 15 verges pour chaque infraction, ça fait mal.

Burris contre-attaque

Le quart Henry Burris ne s'est pas gêné... (Justin Tang, La Presse Canadienne) - image 3.0

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Le quart Henry Burris ne s'est pas gêné pour livrer le fond de sa pensée, samedi soir.

Justin Tang, La Presse Canadienne

Henry Burris a récolté plus de 340 verges aériennes en plus de lancer deux passes de touché. Mais personne, ou presque, ne parlait de sa performance après le match.

Il était plutôt question de sa sortie virulente à la mi-temps sur les ondes de TSN. Le quart du Rouge et Noir a décidé de régler ses comptes avec des journalistes et anciens joueurs.

« J'essaie de travailler fort (...) J'ai aidé à relancer quatre franchises dans cette ligue. Je fais la même chose ici, mais les gens ne font que parler en mal de moi. Ils peuvent aller se faire foutre. C'est tout ce que j'ai à dire à ce sujet », a soutenu Burris en mettant fin à la courte entrevue télévisuelle.

Après le match, le vétéran de 18 saisons dans la LCF en a ajouté devant la presse locale réunie devant son casier dans le vestiaire de l'équipe. « Peu importe ce que j'ai réalisé depuis le début de ma carrière, je dois encore vivre avec des personnes qui me remettent en doute, qui répètent les mêmes choses à mon sujet » a-t-il dit.

« Je suis le joueur par excellence en titre de cette ligue. Je me bats toujours sur le terrain, mais on ne me respecte toujours pas. J'ai décidé de défier TSN et tous les autres journalistes. »

Burris ne digère pas le traitement reçu depuis son retour au jeu d'une blessure à l'auriculaire droit. Il a été atroce à son premier match, il y a huit jours, dans un revers contre Toronto.

Ce qui a mené à des questions quotidiennes, ou presque, à son sujet. « On m'a demandé chaque jour si j'étais inquiet. J'ai répété à tout le monde que je serais meilleur cette semaine et ce fut le cas » a-t-il rappelé.

« Je n'ai eu que trois jours pour me préparer en vue du premier match. C'est peu de temps après avoir raté quatre semaines (...) Je pense avoir passé mon message et je vais m'arrêter à ça. »

Question de tourner la page et faire le vide, Henry Burris disait avoir hâte de remettre les pieds à l'aréna cette semaine. Son garçon le plus âgé, Armand, participera à un camp de sélection de hockey mineur à Gloucester.

« Dès mercredi, c'est le retour sur la glace. Il a bien hâte », a soutenu le fier papa.

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