Burris fait face aux huées

Henry Burris n'a complété que 20 de ses... (Justin Tang, Archives PC)

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Henry Burris n'a complété que 20 de ses 33 passes dans la défaite du Rouge et Noir contre les Argonauts de Toronto, dimanche dernier.

Justin Tang, Archives PC

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Sa journée a commencé en criant «Godzilla» pour appeler un jeu dans le caucus. Elle s'est terminée en parlant du cauchemar qu'il a vécu lors du dernier match.

Henry Burris se disait optimiste, mercredi, après l'entraînement du Rouge et Noir.

«C'est le jour et la nuit par rapport à la semaine dernière, a dit le vétéran quart-arrière. J'ai passé les derniers jours à essayer de lancer le ballon plus rapidement. J'ai aussi augmenté les répétitions avec les receveurs afin de reprogrammer ma mémoire musculaire.»

Burris a été atroce, dimanche, lors de son retour au jeu après une absence de quatre semaines en raison d'une blessure à l'auriculaire droit. Il n'a complété que 20 de 33 passes pour 183 verges.

Les Argos l'ont intercepté à deux reprises. Ce nombre aurait pu être le double. L'adversaire a échappé deux fois le ballon.

«Je n'ai pas lancé le ballon comme j'en suis capable. Je sais que les amateurs m'ont hué, mais ça ne m'a pas affecté car j'étais déjà en beau maudit envers moi-même», a soutenu Burris.

«Je n'ai pas oublié quel type de joueur je suis. Je vais m'assurer de revenir en force et mener cette équipe vers des victoires. [...] Ça gardera les amateurs heureux.»

Des spectateurs réclamaient même la présence du quart réserviste Brock Jensen, scandant son nom, durant cette partie.

«Je comprends que les partisans veulent des victoires. Nous avons une des foules les plus passionnées de la ligue, a enchaîné Burris. Et franchement, mon retour ne s'est pas déroulé comme prévu. Je m'attendais à réaliser de beaux jeux dès le début de la partie.»

Ses coéquipiers l'ont défendu devant les médias. Son entraîneur-chef aussi.

Rick Campbell est convaincu que Burris connaîtra tout un match, samedi soir, contre les Eskimos d'Edmonton.

«Nous avons vu l'an dernier ce dont il est capable, a rappelé le coach en parlant de son titre de joueur par excellence de la LCF. Puis Henry a bien paru durant le camp d'entraînement et même lors du premier match cette saison avant de se blesser.»

Le numéro 1 du Rouge et Noir tenait à rassurer un peu tout. Se faire huer ne va jamais l'ébranler. «J'ai déjà vécu pareille situation par le passé, et même pire. Je vais trouver une façon d'aider cette équipe à gagner et garder ces partisans heureux.»

Quelques minutes auparavant, il y avait attroupement autour de Trevor Harris, celui qui avait remplacé de façon spectaculaire Burris avant de se blesser à son tour.

Le quart âgé de 30 ans a indiqué que sa réhabilitation progressait plus vite que prévu. À quel point sa cheville et son genou prennent-ils du mieux? Harris croit qu'il pourra revenir au jeu dans 15 jours contre les Alouettes de Montréal, à la Place TD.

Ce qui pourrait ajouter un peu de plus de pression sur les épaules de Henry Burris. S'il fallait qu'il connaisse une deuxième sortie difficile de suite...

Les queues de castor plutôt que les kangourous

Serderius Bryant se préparait à jouer au football à l'extérieur des États-Unis. Mais son vol initial n'était pas en direction du Canada.

«Je me préparais à me joindre à une équipe en Australie. Sauf que dimanche, j'ai reçu un courriel me disant que la ligue suspendait ses activités. J'étais déçu», a raconté le secondeur originaire d'Orlando, en Floride. Une peine qui s'est avérée de courte durée.

Son téléphone a sonné lundi matin. Le Rouge et Noir voulait savoir s'il était intéressé à tenter sa chance à nouveau dans la LCF. «Me voilà à Ottawa», a lancé Bryant du haut de ses 5' 9" et 205 livres après son premier entraînement avec sa nouvelle équipe.

C'est une trentaine de livres en moins que l'an dernier lorsqu'il a tenté sa chance à Hamilton. Les Tiger-Cats de Hamilton l'avaient retranché à la conclusion du camp d'entraînement. «J'avais joué beaucoup, mais j'avais joué avec trop de hargne. J'ai écopé de deux pénalités dans une partie et cela m'a probablement coûté un poste.»

Ce match en question l'opposait au Rouge et Noir.

Et un des mouchoirs était lancé à la suite d'un plaqué très douteux de sa part qui a mis fin à la carrière du receveur Matt Carter. Ce dernier a subi une commotion cérébrale. Ressentant encore des symptômes l'automne dernier, il a opté de délaisser le football.

Bryant savait très bien le mal qu'il a fait. «Tu ne veux jamais voir une telle chose se produire, a-t-il avoué. J'étais affamé. J'avais été snobé par la NFL. J'avais une crotte sur le coeur. Ce plaqué s'est produit à ma toute première présence sur le terrain.»

Bryant assure qu'il est maintenant plus calme. «Je contrôle mes émotions et je joue maintenant simplement pour l'amour du football», a-t-il précisé

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