Ottawa aime bien SirVincent

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SirVincent Rogers a reçu le titre joueur de ligne par excellence, l'an dernier, dans la LCF.

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Le joueur le plus intimidant du Rouge et Noir sur un terrain de football se fait klaxonner sans arrêt depuis une dizaine de jours, peu importe où il roule à Ottawa.

Tout ça, c'est la faute de son nouveau véhicule. SirVincent Rogers a pris possession d'un Nissan Pathfinder, gracieuseté d'une commandite d'un concessionnaire automobile de la région.

«Mon visage a été peinturé sur chaque côté du bolide. Parfois, je l'oublie et je ne comprends pas pourquoi les gens me klaxonnent. Au début, je crois avoir commis une erreur sur la route, a raconté le bloqueur de 1,93 m (6' 4") et 145 kg (319 livres), jeudi, après l'entraînement des siens à la Place TD.

«Finalement, je réalise que les gens me reconnaissaient. C'est flatteur. C'est plaisant aussi d'avoir une telle interaction avec les partisans.»

Rogers, 30 ans, a été nommé joueur de ligne par excellence dans la Ligue canadienne de football (LCF) en 2015. Il a aussi été élu au sein de l'équipe d'étoiles.

Son coéquipier de la ligne offensive à Ottawa, Jon Gott, a aussi eu droit à une commandite similaire.

«C'est flatteur de voir la ligne offensive recevoir un peu d'amour», a lancé Rogers.

Habituellement, ce sont les quarts, les porteurs de ballon ou les receveurs qui sont sollicités par le secteur privé. Par exemple, la photo du vétéran Henry Burris se retrouve sur des boites de céréales Sugar Crisp depuis quelques semaines à travers le pays.

«SirV et Jon, ce sont deux personnages assez uniques. Ce sont aussi deux excellents ambassadeurs pour cette ville-ci. Je suis heureux pour eux», a souligné l'entraîneur de la ligne offensive, Bryan Chiu.

Ce dernier a longtemps joué à la position de centre. Plus précisément 13 saisons chez les Alouettes de Montréal. Chiu n'a pas eu droit à l'utilisation d'un véhicule gratuit à l'époque. C'était plus tôt la bouffe, qui ne lui coûtait pas un sou. «La compagnie Lesters était un des commanditaires des Alouettes. Nous avions droit à des hot-dogs. Et aussi à beaucoup de smoked meat», s'est rappelée l'ancienne vedette en riant.

Sur un ton plus sérieux, il a été question du travail de ses joueurs.

La ligne offensive a alloué 14 sacs en cinq parties en 2016. Seulement deux équipes, Toronto et Saskatchewan, ont offert une pire protection à leur quart.

«Quand j'ai commencé ma carrière de coach, je consacrais trop d'importance parfois à certaines statistiques. À la fin de la journée, ce qui compte, c'est si tu gagnes ou non», a dit Chiu, faisant référence à la fiche de 3-1-1 du Rouge et Noir.

«Il reste que je suis un peu déçu. Nos quarts ont été blessés. La protection d'un quart, ça me tient à coeur. [...] Nous avons plusieurs petites choses à améliorer. J'estime que nous avons la meilleure ligne offensive de cette ligue. Il reste à jouer comme la meilleure ligne offensive...»

Chiu aimerait une meilleure protection aussi afin d'améliorer le jeu au sol. Le Rouge et Noir a gagné en moyenne 4,8 verges par course.

«Je l'ai écrit ce chiffre sur mes notes. Ce n'est pas assez.»

Ottawa a dû négocier avec deux changements au sein de sa ligne offensive par rapport à la saison dernière. Jake Silas a remplacé Colin Kelly en tant que bloqueur tandis que Alex Mateas a pris la relève du garde Nolan MacMillan, blessé. «Nous avons deux nouveaux joueurs du côté droit. Jake est une recrue et Alex, c'est tout comme, puisqu'il a peu joué la saison dernière

«Ça prend un certain temps afin de développer une complicité. L'an dernier, le groupe a progressé énormément au fil que la saison avançait. Je m'attends à la même chose cette année.»

Marshall sort de l'ombre

L'ailier défensif Andrew Marshall... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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L'ailier défensif Andrew Marshall

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

L'ailier défensif Andrew Marshall fait partie d'un club de plus en plus sélect.

Seulement six joueurs issus du repêchage d'expansion portent toujours les couleurs du Rouge et Noir. Patrick Lavoie, Zack Evans, J'Michael Deane et Moton Hopkins occupent tous des rôles de partants.

Le joueur de ligne offensive Matthew Albright attend son tour patiemment pour évoluer sur une base régulière. Même chose pour Marshall, qui pourrait enfin obtenir sa chance en raison de la blessure à Arnaud Gascon-Nadon, absent pendant au moins trois semaines.

«J'ai démontré lors des deux premières saisons que je suis un gars fiable au sein des unités spéciales. J'espère démontrer la même chose en défensive», a dit le très discret gaillard âgé de 26 ans.

On sait peu de choses au sujet de Marshall, qui a grandi à Nanoose Bay, située sur la côte est de l'Île de Vancouver. Cette ville est reconnue avant tout pour ses terrains de golf, ses essais de torpilles et la pêche à la palourde. Quoi d'autre?

«J'ai quatre frères et trois soeurs, a-t-il confié.

- Ça doit te coûter cher en cadeaux à Noël, année après année?

- C'est pourquoi je vais passer mon prochain hiver ici à Ottawa», a lancé Marshall à la blague.

Cet ancien joueur de crosse et rugby s'est tourné vers le football en dixième année à l'école secondaire. À sa dernière saison universitaire à Simon Fraser en 2012, il a réussi 52 plaqués et neuf sacs en neuf matches.

Les Lions de la Colombie-Britannique l'ont mis sous contrat avant de le perdre au profit du Rouge et Noir.

Marshall a connu son meilleur match en carrière dans la LCF, vendredi dernier, quand il a été appelé en relève à Gascon-Nadon. Il a réussi un sac en plus de rabattre une passe et provoquer un ballon échappé. «Chaque fois que tu crées un revirement, ça fait du bien», a-t-il dit, lui qui avait un sourire au visage après avoir plaqué le quart Mitchell Gale à Régina.

L'entraîneur-chef Rick Campbell a indiqué que Marshall, tout comme les Américains Mike Moore et Martin Wright, obtiendront l'occasion de se faire valoir en l'absence de Gascon-Nadon.

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