Nouvel honneur pour Trevor Harris

Le remplaçant d'Henry Burris, Trevor Harris, continue d'impressionner.... (Mark Blinch, Archives PC)

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Le remplaçant d'Henry Burris, Trevor Harris, continue d'impressionner.

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En attendant de savoir s'il va perdre ou conserver son poste au retour du vétéran Henry Burris, le quart du Rouge et Noir d'Ottawa Trevor Harris continue de faire le plein d'honneurs individuels.

La Ligue canadienne de football l'a choisi mardi parmi ses trois joueurs par excellence de la dernière semaine d'activité, une troisième fois en quatre occasions.

La LCF soulignait ainsi sa performance étincelante à Toronto, mercredi dernier, alors qu'il avait complété 90,3% de ses passes (28 en 31) pour un total de 392 verges dans un gain de 30-20 contre les Argonauts. Ce taux d'efficacité représentait un nouveau record du circuit pour un quart ayant effectué plus de 30 passes dans un match.

«C'est bon pour lui, a dit l'entraîneur-chef Rick Campbell à ce sujet. Quand tu complètes 90% de tes passes, des choses comme ça te reviennent. On ne met pas d'attention là-dessus, les honneurs individuels sont bien beaux, mais le but est de gagner des matches. Trevor va vous dire la même chose, il ne s'intéresse pas à ses statistiques ou quoi que ce soit d'autre, il veut juste continuer à gagner.»

Honoré au même titre qu'Adrian Tracy, des Tiger-Cats de Hamilton, et Jonathon Jennings, des Lions de la Colombie-Britannique, Harris ne s'emballait effectivement pas trop avec toutes ces accolades. Il demeure bien modeste même s'il est à la barre du club de l'heure dans la LCF avec une fiche sans défaite de 3-0-1.

«Comme je l'ai dit souvent à beaucoup de monde, tout est une affaire d'équipe. Quand les choses vont bien, j'obtiens un peu trop de crédit, comme tous les quarts à travers cette ligue d'ailleurs. Nous ne sommes qu'un produit de tout ce qui nous entoure, un piston dans le moteur. Je suis juste content de faire partie d'un si bon groupe de gars et d'avoir de si bons entraîneurs qui nous aident», a-t-il commenté après l'entraînement quotidien des siens en préparation pour leur prochain match, vendredi en Saskatchewan.

Rythme dur à maintenir

Depuis qu'il s'est amené en relève à Burris, blessé à un doigt lors du premier match à Edmonton, Harris domine largement la LCF avec ses 1475 verges de gain (sur 104 passes complétées en 126 tentatives), ayant décoché neuf passes de touché contre une seule interception. Il fait paraître le DG Marcel Desjardins pour un génie d'avoir mis sous contrat cet ancien des Argonauts de Toronto l'hiver dernier pour appuyer le quarantenaire Burris et éventuellement prendre sa relève.

Harris ne sait pas s'il sera en mesure de continuer à compléter plus de 80% de ses passes comme il le fait depuis le début de la campagne, un rythme difficile à maintenir. Mais il ne se préoccupe pas de ça.

«Je cherche juste à garder le même rythme pour la prochaine semaine. Mon beau-frère m'a envoyé un texto l'autre jour en me disant: "Man, tu as plus de 80% de moyenne." Je lui ai répondu que l'important, c'est d'avoir une fiche de 1-0 chaque semaine. Les verges et les points amassés auparavant ne veulent rien dire en sautant sur le terrain cette semaine, je me concentre donc là-dessus uniquement», note-t-il.

C'est la même chose quand il est question de Burris, qui se rapproche lentement mais sûrement d'un retour au jeu. 

«On comprend la situation. Il est Henry Burris, on va traverser ce pont quand on va y arriver. Il a été le joueur par excellence de la ligue l'an passé, et il n'a pas changé du tout, il a l'air d'un gars de 30 ans. Quand il va être prêt, on va l'accueillir à bras ouverts», affirme le quart originaire de l'Ohio.

Celui-ci n'est pas vraiment surpris d'avoir rapidement établi une bonne chimie avec les flanqueurs et demis insérés du Rouge et Noir.

«Pour avoir vu ces receveurs au camp, je ne suis pas surpris que ça aille si bien. Ils sont talentueux, ils sont disciplinés quand ils courent leurs tracés et en plus, ils pratiquent avec beaucoup d'ardeur. Surtout, ils sont bons et rapides, ils utilisent leurs atouts pour tirer avantage de ce qui leur est donné. C'est donc assez facile pour un quart de jouer avec ce groupe», conclut-il.

Il y a deux ans, une première victoire

L'entraîneur Rick Campbell avait fait les frais de... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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L'entraîneur Rick Campbell avait fait les frais de la toute première victoire de la franchise rouge et noir, il y a maintenant deux ans.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Le Rouge et Noir n'a pas fait grand cas d'un anniversaire pourtant important cette semaine.

Le 18 juillet 2014, il remportait son match inaugural à domicile, 18-17 contre les Argonauts de Toronto grâce à un placement de dernière seconde de Brett Maher, botteur américain qui est maintenant avec les Tiger-Cats de Hamilton.

Ce fut un rare fait saillant d'une saison difficile où le club d'expansion a remporté une seule autre petite victoire, finissant la campagne avec un dossier de 2-16.

Depuis la fin de cette première saison au retour du football de la LCF au parc Lansdowne, le vent a tourné de façon dramatique le long du canal Rideau, le Rouge et Noir présentant une fiche cumulative en saison régulière de 15-6-1.

Il reste moins d'une dizaine de joueurs de cette première saison pour se rappeler de ces temps durs, les Henry Burris, Jon Gott, Patrick Lavoie et Moton Hopkins en tête.

Mais qui de mieux que le secondeur Antoine Pruneau pour témoigner de tout le chemin parcouru par le club de la capitale, lui qui était une verte recrue lors de cette première victoire obtenue à l'arraché.

«L'équipe est pas mal différente que la première journée où je suis arrivé ici, mais ce qui est le fun, c'est que la philosophie derrière l'équipe n'a jamais changé, dans les situations plus difficiles comme quand on a du succès. Ce n'est pas une équipe qui s'enfle la tête avec les victoires», racontait-il mardi.

Pruneau, premier choix du club au repêchage des joueurs canadiens universitaires en 2014, ne se souvient pas d'avoir effectué de jeu important lors du premier gain enregistré à la Place TD. En fait, il commençait à peine à faire se place dans le club.

«Ça avait été une bonne délivrance de gagner le premier match devant nos fans. Mais on n'a pas sorti grand-chose de positif de cette première année-là, à part le support des amateurs... Moi, je n'étais pas partant pour ce match, je jouais surtout sur les unités spéciales. Mais je commençais à m'établir, à ouvrir les yeux pour éventuellement avoir un poste de partant (qu'il occupe maintenant)», souligne-t-il.

Finaliste de la Coupe Grey l'an dernier, le Rouge et Noir fait maintenant flèche de tout bois, étant le favori des preneurs aux livres de Las Vegas pour remporter le championnat en novembre prochain.

«C'est sur que tout baigne présentement, ça va bien, mais on ne peut rien tenir pour acquis. On ne peut surtout pas s'asseoir là-dessus alors qu'on va affronter un club (les Roughriders de la Saskatchewan) vendredi qui n'a pas encore connu la victoire. Ce que j'ai appris en deux ans dans cette ligue, c'est que chaque match est une bataille et il n'y a aucune victoire qui va être facile», ajoute Antoine Pruneau.

Le retour de Van approche

Le demi offensif Trevon Van a été vu dans les gradins de la Place TD mardi, montant et descendant les marches du stade en portant un ballon sous son bras.

«Je ne suis pas un docteur, donc je ne suis pas certain. Mais tout semble bien aller avec lui s'il sautille dans les escaliers comme ça. J'imagine qu'il en a encore pour une ou deux semaines. Plus tôt que tard, disons», a dit l'entraîneur-chef Rick Campbell.

Son demi partant connaissait un très bon début de saison avant d'être blessé au genou.

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