Toronto veut imiter Ottawa

Les gradins sont bien souvent trop vides au... (Andrew Wallace, Archives La Presse Canadienne)

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Les gradins sont bien souvent trop vides au BMO Field de Toronto.

Andrew Wallace, Archives La Presse Canadienne

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Michael Copeland ne le cache pas. Les Argonauts veulent s'inspirer du Rouge et Noir, qui affichent complet match après match.

L'équipe torontoise a élu domicile cet été au stade BMO après 27 saisons au centre Rogers où elle disputait toutes ses parties, ou presque, avec le toit fermé. Même qu'en 2015, elle a été chassée de l'endroit à quelques reprises en raison de divers événements, devant jouer même une joute « locale » à la Place TD.

« Ce qui a été réussi à Ottawa, c'est le plan à suivre pour le reste de la ligue. L'organisation là-bas a réussi à créer un environnement festif avant et pendant les parties en plus d'attirer une jeune clientèle », a souligné Copeland, qui a été embauché à la présidence des Argos à pareille date l'an dernier.

Un de ses premiers gestes à son arrivée en poste ?

« J'ai assisté à quelques parties à la Place TD. Et j'ai hâte d'y retourner. C'est une des parties sur la route que j'ai encerclée sur mon calendrier. Le Rouge et Noir a réussi à offrir une expérience incroyable le jour des matches à leurs partisans. »

Le centre Rogers pouvait accueillir 52 000 amateurs pour le football. C'était beaucoup trop gros. La dernière fois qu'il était bondé, c'était en 2012 lors du match de la coupe Grey.

Les Argos ont attiré en moyenne 12 431 spectateurs l'an dernier. En 2014, ils étaient 17 791 amateurs.

Ces gens se plaignaient d'être trop éloignés du jeu. Tout le contraire au stade BMO.

« L'endroit est fantastique. C'est un concept à air ouvert. C'est situé près du lac Ontario. Tu as une belle vue d'ensemble, peu importe où tu es assis. Et surtout, tu veux regarder des matches à l'extérieur durant l'été et l'automne. »

Plus de 25 000 personnes ont assisté à la première partie de l'équipe, le mois dernier. De ce nombre, environ 5000 se sont rassemblés au « Shipyard », une place où se côtoient amuseurs publics et vendeurs de frites, hot dogs et bières quelques heures avant le premier botté.

Plus loin, un autre endroit a été réservé pour les fameux tailgate partys. « Les gens peuvent amener leur barbecue, leurs drapeaux et leurs tentes. Tu as une belle atmosphère de carnaval », a ajouté Copeland, qui reconnaît qu'il reste encore beaucoup de travail.

Ça commence par un meilleur horaire. Présenter un match un mercredi soir n'est pas l'idée du siècle. Surtout lorsque l'accès au stade est compliqué par l'aménagement de la piste temporaire en vue de la course Indy du week-end.

Résultat, seulement 12 373 personnes assistaient au choc entre le Rouge et Noir et les Argos.

Un coach francophile

Son cochambreur dans les rangs collégiaux en Californie était un joueur francophone de Montréal. Ses trois enfants ont étudié en français à Winnipeg, puis Régina. Six joueurs qu'il dirige en ce moment proviennent du Québec.

Tout ça fait dire une chose à Bob Dyce. «Je vais devoir travailler sur mon français», lance en riant le nouveau coordonnateur des unités spéciales du Rouge et Noir.

«Je suis choyé. J'ai la chance de travailler avec d'excellents joueurs qui ont été bien formés. Je pense notamment aux Beaulieu-Richard et Patrick Lavoie.»

Le quinquagénaire Dyce a été embauché en décembre afin de remplacer Don Yanowsky dont le séjour de deux ans a été ardu.

Les unités spéciales ont été le talon d'Achille de la jeune concession. Cette dernière a égalé un record de médiocrité de la LCF lors de l'an Un en accordant six touchés sur des retours de botté. Ajoutez à cela que l'équipe était toujours à la recherche de son premier touché de son histoire sur un retour de botté jusqu'à ce que Tristan Jackson réussisse l'exploit mercredi soir.

«Je le sais. Nous avons abordé la question dès notre première du camp d'entraînement, indique Dyce. J'ai expliqué que ce n'est pas uniquement l'affaire du gars qui capte le ballon, mais aussi des 11 gars devant lui qui doivent jouer intelligemment.

«Avec un peu de chance, je n'aurai plus à répondre à cette question sur ce fameux premier touché !»

Dyce se plaît dans sa nouvelle d'adoption. «Une très belle ville dans laquelle j'adore courir le long du canal Rideau. Ça sent tellement bon avec toutes ces fleurs, dont les lilas», précise-t-il.

Le natif du Manitoba a bien failli aboutir à Ottawa un an plus tôt. Son nom avait été soulevé dans les discussions lorsque le Rouge et Noir cherchait un nouveau coordonnateur à l'attaque après la saison 2014.

Finalement, Jason Maas avait été retenu. Dyce, lui, était demeuré chez les Roughriders de la Saskatchewan pour une troisième saison de suite à titre de coordonnateur des unités spéciales. Il a été promu entraîneur-chef au milieu de l'été, conservant une fiche de 3-6.

«Si j'obtiens à nouveau une pareille opportunité dans l'avenir, tant mieux. Mais je me considère chanceux d'enseigner encore le football», affirme Dyce, un ancien joueur étoile au basket-ball à l'école secondaire.

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