Le «lion» Munoz a faim

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Sans faire trop de bruit, Damaso Munoz occupe présentement le troisième rang de la LCF avec 19 plaqués en trois parties.

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Damaso Munoz n'avait jamais frappé autant d'adversaires dans un match en six saisons dans la Ligue canadienne de football (LCF).

Le vétéran secondeur du Rouge et Noir a réussi 10 plaqués, vendredi soir, contre les Stampeders de Calgary à la Place TD. C'est presque un quart des plaqués (44) de son équipe dans ce verdict nul de 26-26.

« Ma femme est en ville et elle a assisté à la partie. Ça doit être en raison de ça », a lancé en riant Munoz, âgé de 30 ans.

« Tu sais quand tu joues devant de la famille... », a-t-il ajouté.

Ce qui a ouvert la porte à une question très importante.

Est-ce que Madame fera le voyage à Toronto en vue de la prochaine partie, mercredi, au Stade BMO ? Le Rouge et Noir pourrait bien utiliser un porte-bonheur, lui qui a perdu trois fois contre les Argonauts en 2015.

« Non, elle va rester ici à Ottawa. Mais j'espère que l'effet va se poursuivre ! »

Sans faire trop de bruit, Munoz occupe le troisième rang de la LCF avec 19 plaqués en trois parties. Seuls Ian Wild (22) et Adam Bighill (21), respectivement des Blue Bombers de Winnipeg et des Lions de la Colombie-Britannique, le devancent.

« C'est une saison longue. Je veux juste m'améliorer chaque semaine dans tout ce que je fais sur le terrain. Oui, j'ai bien joué lors du dernier match, mais je veux être encore meilleur dans quelques jours à Toronto. »

Tous ces plaqués viennent confirmer pourquoi il est surnommé le « Lion » depuis les rangs collégiaux. Il a toujours chassé le porteur du ballon.

À Ottawa, il est le roi de la défensive. C'est pourquoi la direction tenait à retenir ses services, prolongeant son contrat de deux autres saisons l'hiver dernier.

Un hiver que Munoz a passé dans son patelin à Miami, donnant un coup de main à son ancienne école secondaire. Non seulement à diriger de jeunes joueurs de football, mais également des lutteurs.

Un sport dans lequel il excellait en tant qu'ado. Une année, il a même atteint la finale de sa catégorie de poids dans l'état de la Floride.

Soif de victoire

Partout où il est passé, Munoz a gagné. Dans les rangs collégiaux, son équipe a participé à cinq joutes de championnat. L'an dernier à sa première saison complète à Ottawa, le Rouge et Noir a atteint la finale.

« Il y a deux ans, à notre première saison dans cette ligue, nous n'aurions pas été déçus ni frustrés d'avoir dû nous contenter d'un verdict nul comme l'autre soir. Mais maintenant, c'est tout le contraire. Nous n'acceptons pas ça », a souligné le numéro 45.

« Nous savons que nous ne pouvons pas gaspiller des opportunités d'intercepter l'adversaire. Il est important de prendre conscience de nos erreurs et ne pas les répéter. »

Damaso Munoz et ses coéquipiers s'entraîneront une dernière fois mardi avant de prendre le train vers Toronto.

Hightower restera cloué au sol

Forrest Hightower... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 3.0

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Forrest Hightower

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Il a été un des quatre joueurs du Rouge et Noir avec Antoine Pruneau, Jonathan Rose et Jermaine Robinson à rabattre une passe lors de la dernière partie. 

Mais trois jours plus tard, Forrest Hightower se retrouve à son tour cloué au sol.

Le demi défensif américain n'affrontera pas les Argonauts de Toronto. « Il a été sonné et nous allons nous montrer prudents dans son cas », a soutenu l'entraîneur-chef Rick Campbell.

Hightower a été blessé à la tête.

L'expression « commotion cérébrale » n'a jamais été prononcée.

Brandon Sermons le remplacera au sein de la tertiaire.

Un journaliste a rappelé à Campbell que tout semblait beau la veille. Que le Rouge et Noir croyait avoir évité le pire pour une première fois en 2016.

L'entraîneur a souri.

« On commence à voir de la lumière au bout du tunnel. Quelques-uns de nos blessés reviendront au jeu dans les prochaines semaines », a-t-il répété.

Gillanders de retour?

Blessé à un genou, le centre-arrière Brendan Gillanders a couru beaucoup lundi sur les lignes de côté. Il serait le joueur le plus prêt à quitter l'infirmerie. Le plaqueur Moton Hopkins ne semble pas trop loin derrière lui.

Quant à Henry Burris, il soigne encore son auriculaire. Ce qui a déçu deux jeunes partisanes et leur grand-père qui s'étaient déplacés pour voir le vétéran quart-arrière en action.

« Il va revenir quand Hank ? » a demandé l'homme au journaliste du Droit. La réponse ? « Bonne question Monsieur. »

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