L'heure des retrouvailles

Jon Gott et ses coéquipiers du Rouge et... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Jon Gott et ses coéquipiers du Rouge et Noir veulent prouver à leurs partisans que les résultats de l'an dernier n'étaient pas qu'un coup de chance.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Il est un des favoris de la foule. Un peu en raison de sa longue barbe. Mais aussi beaucoup pour son efficacité sur le terrain.

Le centre Jon Gott s'avère fébrile ces jours-ci. Ses coéquipiers et lui disputeront un premier match du calendrier régulier à domicile, vendredi soir.

Tous les billets ont été vendus en vue de la visite des Stampeders de Calgary à la Place TD. Visiblement, la lune de miel se poursuit entre les amateurs et la jeune franchise, qui dispute une troisième saison dans la Ligue canadienne de football (LCF).

« Il y a un buzz en ville. Les gens nous parlent de cette partie. Ils ont hâte de nous revoir. Chaque entraînement, nous pouvons apercevoir des gens qui jettent un coup d'oeil sur nous à travers la clôture, souligne Gott. «Surtout, ces gens veulent une chose. Ils veulent nous voir gagner la coupe Grey !»

Dire qu'en 2014, lors de l'an Un, les spectateurs ne demandaient qu'une chose... Une petite victoire.

Puis la saison dernière, les plus optimistes se croisaient les doigts. Que si tout allait bien, leur équipe pourrait peut-être se faufiler en éliminatoires.

On connaît le reste.

Le Rouge et Noir a terminé premier, gagné la finale de l'Est avant de s'incliner au match de la coupe Grey.

«L'an dernier, ce n'était pas un accident de parcours. Nous sommes compétitifs et les autres équipes nous prennent au sérieux. On l'a remarqué déjà à nos premières parties cette saison. Les joutes sont plus difficiles», affirme Jon Gott.

Elles étaient peut-être plus ardues, mais le Rouge et Noir a réussi à les gagner.

Ce qui fait en sorte que l'équipe ne porte plus l'étiquette de négligé. Elle est maintenant la favorite. «Nous sommes rendus à un autre niveau cette année, fait remarquer le secondeur Antoine Pruneau.

«L'an dernier, nous avions été chanceux. Nous n'avions pas eu de blessures.»

Tout le contraire depuis trois semaines. Douze joueurs du Rouge et Noir se retrouvent à l'infirmerie. «Nous n'aurions pas connu autant de succès la saison passée avec autant de blessés, ajoute Pruneau. Ça démontre la profondeur que nous avons maintenant  ici.»

Ottawa misera sur neuf joueurs canadiens au sein de son alignement partant, deux de plus que le minimum requis. Aucun autre club ne peut dire la même chose jusqu'ici en 2016. «Ça me fait penser aux Roughriders de la Saskatchewan quand ils ont gagné la coupe Grey, il y a trois ans. Ils misaient sur autant de joueurs canadiens», a fait remarquer le centre-arrière Patrick Lavoie.

Le mot de la fin revient au quart-arrière Trevor Harris, nommé une des étoiles de la LCF lors des deux dernières semaines. Il s'agira de son premier match régulier local.

«Je n'en reviens pas de l'appui offert par les partisans. Ils étaient nombreux et bruyants la semaine dernière lors de notre partie à Montréal, a soutenu le remplaçant du vétéran Henry Burris. «Quand j'ai réussi une de mes passes de touché, c'était tellement bruyant que je croyais avoir été victime plutôt d'une interception, a ajouté Harris. J'ai pris le soin d'aller remercier nos amateurs après le match.»

La pédale n'est pas encore au plancher

Le Rouge et Noir a beau avoir accumulé 535 et 569 verges à l'attaque lors de chacun de ses deux premiers matches, un de ses entraîneurs estime que l'équipe peut faire mieux, qu'elle ne roule pas à son plein potentiel.

«Nous connaissons un bon départ, mais ça reste un départ. Nous avons réussi de belles choses, mais il y a d'autres trucs que nous devons améliorer si nous voulons continuer à collectionner des victoires», a soutenu le coordonnateur à l'attaque, Jaime Elizondo, jeudi, à la veille du face-à-face avec les Stampeders de Calgary.

Qu'est-ce qui le chicote ?

La ligne offensive a été parfois débordée. «Mais il faut reconnaître que nous avons affronté deux excellents fronts défensifs à Edmonton et Montréal, a concédé le coach.

«Il faut aussi réduire le nombre de revirements. Nous devons mieux courir les tracés et je dois aussi faire un meilleur travail dans le choix des jeux.»

Il reste que le Rouge et Noir fait peur. Surtout le duo Harris-Williams. Mais les Stampeders représentent un test très intéressant. Ils possèdent quatre redoutables demis défensifs.

«Calgary aligne une des défensives les plus sous-estimées de cette ligue», a avancé Elizondo.

Ce dernier aura un autre défi de taille devant lui. Il va diriger un troisième porteur de ballon différent en autant de semaines.

Cette fois-ci, c'est le vétéran Nic Grigsby qui entamera le match en tant que demi offensif. Il y a six jours, il vendait des voitures en Floride...

«Oui, ce sera un défi pour nous. La chimie est tellement importante entre un porteur de ballon, le quart-arrière et la ligne offensive. Mais bon. Les blessures font partie du jeu et nous n'avons pas le choix de nous adapter», a affirmé Elizondo.

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