De l'expérience pour les retours de botté

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Avant son arrivée dans la capitale nationale cette semaine, l'Américain Tristan Jackson a joué entre autre pour les Roughriders de la Saskatchewan.

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Tristan Jackson connaît déjà bien la jeune histoire du Rouge et Noir. Il sait très bien qu'aucun joueur n'a inscrit un touché sur un retour de botté.

« Mes nouveaux coéquipiers m'en ont parlé souvent depuis mon arrivée. J'espère bien être celui qui inscrit mon nom dans le livre des records », a soutenu le demi défensif américain, mercredi, après l'entraînement de l'équipe à la Place TD.

Le vétéran de huit saisons dans la Ligue canadienne de football (LCF) s'est joint au Rouge et Noir en début de semaine. Il prendra la relève du petit Jamill Smith, qui doit soigner une fracture aux côtes.

Jackson a excellé au fil des ans sur les retours de botté. « J'ai marqué quelques touchés de la sorte depuis que je joue au football », a-t-il avoué.

Un de ses plus mémorables ? Le 2 août 2014 contre... le Rouge et Noir à... la Place TD.

Alors membre des Roughriders de la Saskatchewan, Jackson a profité d'une tentative de placement ratée de Brett Maher pour inscrire un touché de 112 verges.

Un majeur qui donnait une avance de 32-0 aux visiteurs.

Tristan Jackson avait aussi réussi une de ses quatre interceptions de la saison lors de cette soirée.

« Un long retour de botté pour un touché, ça fait toujours mal à une équipe adverse. L'effet ressemble à un coup de poing à l'estomac », a imagé Chris Williams, qui excellait dans cet aspect du jeu.

Mais depuis son arrivée à Ottawa, il n'a jamais été capable de répéter l'exploit.

Est-ce que Jackson pourra réussir là où Williams a échoué ? On verra bien.

Retrouvailles

Chez le Rouge et Noir, le joureur originaire de Beaumont, au Mississippi, retrouve deux anciens coéquipiers avec lesquels il a gagné la coupe Grey en 2013. Zack Evans et Chris Milo portaient à l'époque les couleurs des Riders.

Aussi sur les lignes de côté, on retrouvait Bob Dyce, qui est maintenant coordonnateur des unités spéciales chez le Rouge et Noir. Il est un des entraîneurs qui a moussé le nom de Tristan Jackson auprès la direction. Même chose pour Rick Campbell, qui l'a déjà dirigé chez les Eskimos d'Edmonton en 2008.

Un autre vétéran qui pourrait effectuer ses débuts à Ottawa s'avère Nic Grigsby. Le porteur de ballon a pris son lot de répétitions au sein de la première unité à l'attaque à la place de Mossis Madu.

« C'est une possibilité.... Il y a quelques décisions qui nous attendent au sujet de nos nouveaux joueurs. Nous opterons pour les joueurs qui sont les mieux préparés », a affirmé Campbell.

Grigsby est arrivé à Ottawa en début de semaine, en même temps que Jackson. Dans son cas, il vendait des voitures en Floride quand l'équipe lui a lancé un SOS.

« Je travaillais pour le concessionnaire KIA numéro 1 en Amérique du Nord », a-t-il pris le soin de noter, sourire en coin.

Sans surprise, il se disait heureux de renouer avec la LCF après des séjours à Edmonton, Hamilton et Winnipeg. Un de ses meilleurs matches en carrière est survenu lui aussi contre Ottawa en 2014.

Nic Grigsby avait marqué trois touchés dans la première partie régulière de l'histoire du Rouge et Noir. Il était le meneur du circuit pour les touchés lorsque les Blue Bombers l'ont libéré quelques mois plus tard.

« Je préfère ne pas en parler. Ça s'est produit et il faut apprendre à tourner la page et passer à autre chose dans la vie », a-t-il dit.

Bolduc n'en veut pas aux Stampeders

Le maraudeur Jean- Philippe Bolduc a été embauché... (Martin Roy, archives LeDroit) - image 3.0

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Le maraudeur Jean- Philippe Bolduc a été embauché par le Rouge et Noir avant tout pour donner un coup de main aux unités spéciales. 

Martin Roy, archives LeDroit

Jean-Philippe Bolduc connaît bien son nouveau domicile.

« J'ai de la famille qui a longtemps habité à Gatineau. Nous avons eu plusieurs partys de Noël chez mes oncles et mes tantes », souligne le nouveau joueur du Rouge et Noir.

Le maraudeur originaire de Montréal s'est pointé à Ottawa la semaine dernière, une dizaine de jours après avoir été retranché par les Stampeders de Calgary. Le sort veut que cette équipe soit justement le prochain adversaire de son nouveau club, vendredi, à la Place TD.

Reste à voir si Bolduc, 25 ans, disputera un premier match. On l'a embauché avant tout comme police d'assurance au sein des unités spéciales, durement éprouvées par les blessures à des joueurs canadiens.

« Je n'ai rien à dire contre Calgary, qui m'a repêché en cinquième ronde. Mais je me plais vraiment ici. En deux semaines, tout le monde dans l'organisation, des entraîneurs au personnel médical, a été A1 avec moi », a dit la recrue du Rouge et Noir.

PLUS DE PLACE POUR LUI

Ottawa a bien failli le sélectionner en mai. Le club l'avait mis à l'essai en avril.

Mais les Stampeders ont appelé son nom plus tôt que prévu à l'encan de la LCF.

« Je pensais bien être repêché par le Rouge et Noir, avoue Bolduc, qui a eu l'occasion de disputer deux matches hors-concours chez les Stampeders. La formation albertaine l'a utilisé autant en défensive qu'au sein des unités spéciales.

«Quand ils m'ont appelé, je savais ce qui s'en venait. J'ai dit merci à l'équipe de m'avoir fait jouer autant. Ils m'ont répondu que c'était normal. Ils m'avaient repêché et voulait me donner une occasion de me prouver. Je n'avais pas mal fait, mais les Stampeders n'avaient tout simplement pas de place pour moi.»

De son propre aveu, Bolduc s'est promené un peu partout durant son adolescence. Il a fréquenté l'école secondaire à Rigaud. Puis le cégep à Lennoxville et l'université Laval à Québec où il s'est avéré un joueur efficace chez le Rouge et Or.

Dans la vieille capitale, il a eu l'occasion de jouer aux côtés de Jason Lauzon-Séguin, le premier choix du Rouge et Noir au dernier repêchage.

Aussi, il pourra renouer avec une famille qu'il connaît bien. Celle de son ancien coéquipier universitaire Danny Groulx, dont le père et le frère habitent Gatineau.

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