Bousculade coûteuse pour le Rouge et Noir et les Alouettes

Le receveur des Alouettes Duron Carter sera suspendu... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Le receveur des Alouettes Duron Carter sera suspendu un match après avoir bousculé l'entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell, jeudi dernier.

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La Ligue canadienne de football (LCF) a tranché. Le receveur des Alouettes de Montréal, Duron Carter, devra rater le prochain match de son équipe pour avoir bousculé l'entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell.

La suspension a été annoncée lundi soir par le circuit, qui n'a visiblement pas aimé les échanges physiques et verbaux qui ont éclaté entre les deux équipes, quatre jours auparavant, dans une partie remportée 28-13 par Ottawa. Trois amendes ont aussi été décernées, tous dans le camp des finalistes de la coupe Grey.

Campbell, de même que deux de ses joueurs, Jerrell Gavins et Jermaine Robinson, devront piger dans leurs poches. La LCF juge que le coach du Rouge et Noir «aurait pu en faire plus pour éviter d'entrer en contact avec le joueur».

Gavins écope pour avoir donné un coup de poing à Carter sur les lignes de côté et «pour des gestes inappropriés envers des partisans dans les gradins après son expulsion du match». Quant à Robinson, il a été réprimandé pour un plaqué haut à la tête du joueur des Alouettes lorsque celui-ci a réussi son touché.

Que Carter soit suspendu ne surprendra personne. Même chose pour l'amende à Gavins, qui s'attendait à se faire taper sur les doigts.

«Nous allons nous dire les vraies affaires... Nous ne les aimons pas, a dit le demi défensif américain en parlant des Alouettes, lundi après-midi, après l'entraînement du Rouge et Noir à la Place TD.

«Quelqu'un se devait de mettre son pied à terre (après que Carter eut bousculé Campbell). Est-ce que j'étais la meilleure personne pour ça? Je suis un des plus petits joueurs de l'équipe. Je ne devrais peut-être pas aller frapper un adversaire, mais ça devait être fait (...) Je vais vivre avec les répercussions de mon geste.»

Gavins a dit s'être excusé auprès du receveur des Alouettes de même que la LCF. Duron Carter, lui, en avait fait de même avec Campbell après la rencontre.

Parlons de l'entraîneur du Rouge et Noir. Il jasait lundi comme un type qui ne s'attendait pas à être puni.

«Je n'avais pas un problème où je me trouvais sur le terrain. C'était après un arrêt de jeu. Il y avait transfert de joueurs. J'étais à trois pieds des lignes de côté. C'est très commun dans la LCF», a soutenu Campbell en mêlée de presse.

Ce dernier dit que l'incident était «unique». Qu'il n'avait jamais vu pareille chose en 17 ans dans le circuit. Qu'habituellement, les joueurs se contentent de s'insulter ou narguer un et l'autre après un jeu important.

«Je n'ai jamais vu un joueur courir et de façon intentionnelle vers le banc de l'autre équipe», a-t-il noté en faisant référence à Carter, qui l'a projeté au sol avec un coup d'épaule.

Pourquoi Rick Campbell n'a pu éviter l'enfant terrible des Alouettes? Certains joueurs à travers la ligue ont posé la question ces derniers jours via les medias sociaux.

«Je regardais en direction de l'écran géant du tableau indicateur en compagnie du coordonnateur en défensive, Mark Nelson. Nous cherchions à comprendre pourquoi ils avaient réussi à marquer contre nous. Tu peux le voir sur la reprise vidéo. Je regarde ailleurs.»

Visiblement, la LCF n'a pas acheté son explication.

À quatre reprises lundi, l'entraîneur-chef du Rouge et Noir a répété «que tout le monde veut passer à autre chose». Que son club, qui montre une fiche de 2-0, doit se préparer à affronter les Stampeders de Calgary.

L'équipe albertaine sera en ville vendredi en vue du premier match local à la Place TD en 2016. Tous les billets ont été vendus.

Un petit deux que ce sera aussi salle comble en vue de la visite des Alouettes et Duron Carter, le 19 août prochain.

De père de famille à porteur de ballon

Mossis Madu... (Martin Roy, LeDroit) - image 3.0

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Mossis Madu

Martin Roy, LeDroit

Mossis Madu a troqué spatules, four et balayeuse pour un casque, des épaulettes et un uniforme du Rouge et Noir.

Le nouveau porteur de ballon des finalistes de la coupe Grey, c'est lui. « J'étais un père à temps plein à la maison pendant que ma femme travaillait », a-t-il précisé.

Le demi offensif américain se trouvait à un terrain de basket-ball dans son patelin d'Oklahoma City lorsque l'équipe l'a appelé, il y a une semaine et demie. Elle cherchait un plan... C au cas où Travon Van, qui remplaçait déjà William Powell, devait se blesser à son tour.

« Ma fille participait à un camp de jour et offrait sa meilleure imitation de Stephen Curry. J'ai eu l'appel et j'ai eu cinq heures pour plier mes bagages et prendre l'avion vers Ottawa », a-t-il relaté du haut de ses 6' et 197 livres.

Madu, 28 ans, ne s'est pas fait tordre le bras pour se pointer chez le Rouge et Noir, lui qui a déjà joué 15 parties chez les Tiger-Cats de Hamilton, il y a deux ans. Voilà maintenant qu'il hérite d'un rôle de partant.

Van s'est fait mal au genou gauche contre les Alouettes de Montréal. Il pourrait rater les six prochaines semaines d'action.

Le Rouge et Noir a embauché le vétéran Nic Grigsby en tant que police d'assurance. Ce dernier menait la LCF au chapitre des touchés en 2014 avant d'être libéré par les Blue Bombers de Winnipeg.

Depuis ce temps, il s'est promené un peu partout, obtenant des essais à Hamilton et Edmonton.

« Il est ici juste au cas où que quelque chose arrive à Madu. Il serait notre prochain demi partant », a reconnu le directeur général Marcel Desjardins.

Un autre vétéran, Tristan Jackson, a aussi été mis sous contrat. Il s'occupera des retours de botté puisque Jamill Smith s'est fracturé des côtes contre les Alouettes. Son absence pourrait s'étendre sur deux mois.

« Je regarde notre liste de blessés et je me dis que ça commence à ressembler à une très bonne équipe de football », a lancé l'entraîneur-chef Rick Campbell, sourire en coin.

Ottawa est notamment privé des Burris, MacMillan, Gillanders, Hopkins, Powell et Pfeffer, tous des partants.

Drapeau et roi des hot-dogs

Moton Hopkins... (Martin Roy, LeDroit) - image 5.0

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Moton Hopkins

Martin Roy, LeDroit

Moton Hopkins a passé le week-end à magasiner dans la capitale nationale. Il était à la recherche d'une seule chose.

«Je tenais à me procurer un drapeau américain afin de célébrer le 4 juillet. Cette fête du Jour de l'Indépendance s'avère très importante pour moi», a soutenu le plaqueur originaire de la Floride.

«Mon père a été pilote pour les forces armées aux États-Unis pendant 25 ans», a-t-il ajouté.

Hopkins a amené son drapeau sur le terrain lundi. On l'a vu se recueillir avec des coéquipiers avant l'entraînement et ensuite à la fin.

Le 4 juillet n'est pas seulement synonyme de fête nationale aux États-Unis. Mais elle s'avère aussi la journée du célèbre concours d'ingestion de hot-dogs à New York. Joey Chesnut a repris son titre en avalant 70 chiens chauds... «Moi, je pourrais en manger 30, pas plus que ça», a dit Hopkins en riant. Le vétéran estime que son coéquipier et joueur de ligne offensive Matt Albright, qui 6'5'' et 295 livres, gagnerait un tel concours chez le Rouge et Noir.

«Probablement, a avoué Albright. Je possède déjà un record chez moi après avoir mangé un gros hamburger très épicé (...) Souvent, je gagne des défis dans des restaurants. C'est pourquoi je paie rarement pour manger !»

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