Une bousculade éclipse la victoire

Le receveur des Alouettes Duron Carter a été... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Le receveur des Alouettes Duron Carter a été mis à l'amende par son équipe pour avoir bousculé l'entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell.

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Personne ou presque ne parlait de l'autre performance exceptionnelle de Trevor Harris en relève à Henry Burris. Ou d'un autre touché électrisant de Chris Williams.

Tout ça dans une deuxième victoire de suite du Rouge et Noir sur la route pour entamer la saison régulière, jeudi soir, à Montréal.

Le seul sujet qui revenait sur les lèvres un peu partout dans la Ligue canadienne de football (LCF) au lendemain de ce gain de 28-13 contre les Alouettes? Le contact dont a été victime l'entraîneur-chef des finalistes de la coupe Grey, Rick Campbell.

Ce dernier a chuté au sol après avoir encaissé un coup d'épaule du receveur des Alouettes, Duron Carter. Le joueur américain s'est dirigé vers les lignes de côté du Rouge et Noir après avoir inscrit un touché réduisant l'écart à 14-12.

Campbell était sur son chemin et Carter n'a effectué aucun effort pour l'esquiver. Le demi défensif Jerrell Gavins a voulu venger son patron, frappant l'adversaire.

Les arbitres ont expulsé les deux joueurs.

La vidéo de cette bousculade a fait le tour de l'Amérique du Nord. ESPN en a parlé durant ses bulletins. Le Washington Post a dédié un texte.

Et plusieurs joueurs ont pris d'assaut les médias sociaux. 

«Je ne suis pas surpris», a affirmé via sa page Twitter le demi défensif des Tiger-Cats de Hamilton, Dominique Ellis, un ancien coéquipier de Carter chez les Alouettes.

Même les coéquipiers actuels du fautif n'ont pas apprécié le geste.

«C'est ridicule... Ça ne se fait pas... Peu importe c'est qui», a soutenu le joueur de ligne offensive Jeff Perrett sur les ondes de TSN 690, à Montréal.

Sans surprise, Carter s'est défendu après le match. «Pour être franc, je ne savais pas trop ce qui venait de se produire. Je ne savais pas que je l'avais envoyé au sol, a-t-il dit devant un groupe de journalistes.

«C'est un sport émotif. J'étais heureux. Je venais d'être frappé. J'ai deux coupures au visage qui le prouvent.»

Le joueur des Alouettes a pris le soin de s'expliquer à Rick Campbell après le match. Reste à voir si ce sera suffisant pour lui éviter une suspension de la LCF.

Déjà, ses patrons l'ont réprimandé. Les Alouettes ont annoncé vendredi l'avoir mis à l'amende, sans toutefois dévoiler le montant.

L'entraîneur du Rouge et Noir, lui, préférait jaser du résultat final.

«Je suis OK, a affirmé Campbell à TSN 1200. Les bancs des deux équipes se trouvent sur le même côté du terrain. Il y a donc plusieurs choses qui se disent lorsque les joueurs passent devant... J'ai été bousculé, mais vous savez quoi, ce fut une belle victoire... Ce sont deux victoires importantes sur la route pour nous.»

Ses joueurs, eux, étaient plus jaseux au sujet de cet incident.

Williams, qui a capté sept passes pour 187 verges, espère que le jeune joueur des Alouettes apprendra sa leçon, qu'il y a des règles à respecter. «Il venait de réussir un gros jeu et il était excité (...) J'espère simplement qu'il réalise qu'il a franchi la ligne, qu'il ne répétera pas le même geste», a-t-il dit.

Quant au directeur général Marcel Desjardins, il a été un témoin privilégié. Il se trouvait à quelques pas de Campbell lors de l'incident.

«J'ai essayé d'attirer l'attention des officiels. Tu le voyais venir à 20 verges. C'était évident ce qu'il (Carter) voulait faire, a-t-il raconté au Droit.

«Si je ne me trompe pas, il a déjà fait la même chose auparavant après avoir marqué. Il était entré au banc d'une autre équipe... Ce n'est pas la première fois.»

Trois nouveaux patients à l'infirmerie

Le secondeur recrue Olivier Goulet-Veilleux a subi une... (Paul Chiasson, La Presse Canadienne) - image 3.0

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Le secondeur recrue Olivier Goulet-Veilleux a subi une fracture du tibia et du fibula jeudi, si bien qu'il sera à l'écart du jeu pour au moins six mois.

Paul Chiasson, La Presse Canadienne

Couché au sol et entouré d'une dizaine de préposés médicaux, Olivier Goulet-Veilleux criait de douleur sur le terrain. Sa jambe gauche venait de plier comme elle ne devrait pas.

Quelques heures plus tard, le secondeur québécois du Rouge et Noir s'est retrouvé sur une table d'opération dans un hôpital de Montréal. Le diagnostic des médecins ? Fracture du tibia de même que du fibula.

« Je me sens très mal pour lui. La vie n'est pas juste », a soutenu le directeur général Marcel Desjardins, vendredi matin, au lendemain de la victoire des siens contre les Alouettes.

Goulet-Veilleux ratera au moins de « six à huit mois ». Il s'est blessé au deuxième quart sur un retour de botté de dégagement.

Un joueur des Alouettes, Martin Bédard, est tombé contre sa jambe.

« On nous a dit rapidement de ne pas l'approcher tellement ce n'était pas beau à voir, a relaté le quart Trevor Harris, qui a tout de même tenu à consoler la recrue.

«J'ai prié pour lui afin que Dieu le guérisse rapidement», a-t-il ajouté.

Il s'agissait d'un deuxième match en carrière pour Goulet-Veilleux dans la LCF. Sa mère et des amis assistaient à cette joute contre les Alouettes.

«Quand je l'ai vu en douleur sur le terrain, j'ai revu en tête les deux dernières années qu'il a vécues», a confié son agent Fred Weinrauch, qui se trouvait ces dernières heures au chevet de l'ancien joueur du Vert et Or de Sherbrooke.

Goulet-Veilleux a été snobé au repêchage de la LCF en 2015. Il a donc disputé une dernière année dans les rangs universitaires. Puis il a participé à des essais avec quelques clubs en avril, sans toutefois obtenir de contrat.

Il a fallu plusieurs blessures à des joueurs canadiens pour que le Rouge et Noir lui fasse signe lors de la dernière semaine du camp d'entraînement. Il a participé à une pratique et un match hors-concours. 

Ce fut suffisant pour lui valoir une place dans l'alignement régulier au sein des unités spéciales.

«Il jouait très bien», a tenu à souligner Desjardins.

D'autres cas

Ce ne fut pas le seul éclopé de cette visite à Montréal.

Le porteur de ballon Travon Van ratera «plus qu'une semaine», a indiqué le dg du Rouge et Noir. Il n'a pas terminé la première demie, lui qui avait déjà accumulé 86 verges au sol.

Van remplaçait le demi-offensif William Powell, qui s'est déchiré le talon d'Achille lors du camp d'entraînement.

Ce n'est pas tout. Le petit Jamill Smith n'a effectué qu'un retour de botté avant de prendre la direction de l'infirmerie. «Ça n'aide pas de devoir jouer deux matches en quatre à cinq jours. Les  gars sont plus fatigués et ça contribue à des blessures», a déploré Desjardins.

Ottawa avait affronté les Eskimos d'Edmonton, le 25 juin. Un match dans lequel il avait perdu les services du vétéran quart Henry Burris, qui ratera les cinq prochains matches en raison d'un problème à un doigt.

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