Quand Montréal courtisait Harris

Trevor Harris... (Archives La Presse Canadienne)

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Trevor Harris

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Trevor Harris affrontera dans les prochaines heures l'équipe à laquelle il a dit non à la mi-février.

Les Alouettes de Montréal tenaient à embaucher le quart-arrière américain, qui a finalement préféré se joindre au Rouge et Noir. Et ce même s'il devait jouer le rôle de substitut à Henry Burris cette saison en attendant de prendre sa relève en 2017.

« Une décision qui a été difficile à prendre, a avoué Harris, mercredi, à la veille du face-à-face entre les deux équipes au stade Percival-Molson.

«Les Alouettes m'intéressaient. Leur nouveau coordonnateur à l'attaque a été le meilleur quart à jouer dans cette ligue. Et cette équipe possède une défensive digne d'une formation championne. Je n'ai entendu que de bonnes choses au sujet de la ville. Mais en fin de compte, j'estimais que le Rouge et Noir me convenait mieux. Je ne regrette pas mon choix pour une minute.»

Montréal avait mal digéré ce dénouement.

«À mon avis, c'est avec notre équipe qu'il aurait eu les meilleures chances d'être un quart partant en 2016», avait dit à l'époque le directeur général Jim Popp à La Presse.

Il reste que le Rouge et Noir a offert plus d'argent que les Alouettes. Puis il misait sur une carte cachée dans son jeu. Son nom ? Jaime Elizondo, qui avait été nommé coordonnateur à l'attaque quelques semaines auparavant.

Harris et Elizondo se sont connus chez les Argonauts de Toronto, la saison précédente.

«J'aimais la façon dont on comptait m'utiliser ici à long terme, la direction dans laquelle l'organisation s'est engagée (...) Je n'avais rien contre les Alouettes. Je me sentais aussi à l'aise avec Jaime.»

Le quart âgé de 30 ans a toujours répété qu'il accepterait d'attendre son tour derrière Burris, nommé joueur par excellence de la LCF en 2015. Le sort a voulu qu'il soit lancé dans la mêlée plus tôt que prévu.

Burris s'est blessé le week-end dernier, ouvrant la porte à Harris, qui a complété 17 de 19 passes pour 292 verges et trois touchés. Une performance qui lui a valu une des trois étoiles de la semaine dans la Ligue canadienne de football.

Et voilà maintenant qu'il sera confronté aux Alouettes. «Une défensive qui va représenter tout un défi pour nous», a soutenu le numéro 7 du Rouge et Noir.

De qui se méfie-t-il ?

Prenez un crayon. La liste est longue.

«John Bowman excelle et s'amuse à mettre de la pression sur les quarts adverses. Même chose pour Alan-Michael Cash. Puis tu as Winston Venable et Chip Cox chez les secondeurs. Derrière eux, tu as Marco Brouillette qui court partout et effectue toujours des jeux. Et tout le monde connaît Jovon.»

Jovon, c'est Jovon Johnson. L'ancien demi de coin étoile du Rouge et Noir, dont le contrat n'a pas été renouvelé durant l'hiver.

Le vétéran âgé de 32 ans ne voulait pas accepter une baisse de salaire estimée à 25 000 $. Il assure avoir tourné la page.

«Je ne suis pas amer, a-t-il assuré en entrevue téléphonique. Le Rouge et Noir m'a offert l'occasion de poursuive ma carrière pendant deux autres saisons. Je n'ai rien à lui reprocher, rien à dire de négatif à son sujet.»

Johnson a connu de bons débuts chez les Alouettes, réussissant cinq plaqués et un sac, la semaine dernière, contre les Blue Bombers de Winnipeg. Il avait réussi cinq interceptions l'an dernier à Ottawa.

Son numéro 2 n'est pas resté vacant longtemps chez le Rouge et Noir. Le maraudeur Jermaine Robinson l'a réclamé lors du mini-camp en avril.

«J'ai vu ça... Il ne pourra pas jouer comme moi, a lancé Jovon Johnson en riant. Il a pris le soin de préciser que c'était une blague.

«C'est un bon joueur Jermaine. Comme tous les jeunes, ça prend un certain temps pour apprendre dans cette ligue. Je suis heureux d'avoir participé à son développement.»

Puis avant de mettre fin à la discussion, Johnson a offert une prédiction au journaliste du Droit.

«Les Alouettes gagneront, c'est sûr !»

On a volé le ballon du Rouge et Noir

Greg Ellingson a conservé un secret dans les six derniers mois. Il a fini par se confier. Le receveur du Rouge et Noir ne possède plus la pièce de collection la plus prisée dans la jeune histoire de la franchise.

Il est question ici du ballon de son touché en finale de l'Est. Cette longue passe sur un deuxième essai et 25 verges à gagner qu'il a captée en fin de partie. Un jeu qui a permis aux siens d'accéder au match de la coupe Grey.

«Je me suis fait voler le ballon à Miami», a raconté Ellingson, mercredi, après l'entraînement des siens. Il en a parlé pour la première fois, la veille, lors d'une soirée rencontre avec les partisans de l'équipe dans un restaurant d'Ottawa.

L'incident s'est produit en décembre, quelques jours avant Noël.

«Le ballon se trouvait dans le coffre arrière d'un ami qui ramenait mes effets personnels à la maison. C'est une des nombreuses choses qui ont été volées. On m'a piqué un ordi, des vêtements et de beaux souliers.

«Oui, c'est désolant. J'aurais bien aimé réserver une place spéciale à ce ballon dans ma salle de gars à la maison. Mais ce n'est pas la fin du monde. Personne ne pourra me voler le souvenir du jeu. Puis, il y a plusieurs vidéos en ligne pour me rappeler ce touché.»

Ellingson ne semble pas trop ébranlé par ce triste épisode. Il a capté cinq passes pour 96 verges lors du premier match à Edmonton.

«Gagner des matches s'avère plus important à mes yeux qu'un ballon volé», a-t-il dit.

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