Harris contre les Alouettes

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C'est Trevor Harris qui entreprendra le match de jeudi contre les Alouettes de Montréal.

Jason Franson, La Presse Canadienne

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Trevor Harris ne s'attendait certainement pas à hériter, aussi rapidement, du poste de quart-arrière numéro un à Ottawa.

« Quand je me suis entendu avec le Rouge et Noir, je me suis vite rendu à l'évidence. Je devenais la doublure d'Iron Man. Je devenais le quart-arrière numéro deux dans une formation où le quart-arrière numéro titulaire ne se blesse jamais. »

Harris s'est vite rendu à l'évidence. Les super héros invulnérables, ça n'existe pas. Henry « Iron Man » Burris a déjà déclaré forfait pour le match numéro deux de la saison 2016. Il est officiellement blessé à l'auriculaire de la main droite.

C'est donc lui qui dirigera l'attaque, jeudi, quand les Bûcherons se rendront au stade Percival-Molson pour y affronter les Alouettes.

« Si je suis excité ? Qu'en pensez-vous ? Un journaliste est-il excité alors qu'il s'apprête à écrire son tout premier article ? », a-t-il demandé au petit groupe de scribes qui couvrent le football dans la capitale.

La comparaison de Harris était peut-être boiteuse.

D'un autre côté, les collègues n'avaient pas vraiment besoin de lui demander s'il était emballé à l'idée de sauter sur le terrain.

La passion de Harris était bien évidente, samedi dernier, quand il est sauté sur le terrain pour compléter le match inaugural contre les Eskimos d'Edmonton. En complétant 17 de ses 19 passes pour des gains de 292 verges, il a prouvé qu'il était de ceux qui apprennent rapidement.

L'ancien de l'Université d'Edinboro - division II - a démontré de belles aptitudes lorsqu'on lui a confié l'attaque des Argonauts de Toronto en 2015.

Ses performances jusqu'à maintenant nous laissent croire qu'il pourrait faire bien mieux, encore, en travaillant avec le groupe de receveurs étoiles d'Ottawa.

« La dynamique des deux groupes est complètement différente, argue-t-il. Là-bas, à Toronto, les Argos ont assemblé un groupe de gars très robustes, très athlétiques. Ici, nous misons à la base sur un joueur qui peut réussir de grands jeux à haute vitesse. Les autres membres du groupe sont des joueurs d'expérience. Des joueurs qui comprennent le football. »

Harris ne sait pas combien de temps durera son stage à titre de quart numéro un.

Burris a été placé sur la liste des blessés de courte durée. Pour l'instant, on lui prédit une absence d'une seule semaine. « Nous ne pensons pas que sa blessure est bien sérieuse », disait l'entraîneur-chef Rick Campbell, lundi.

Sauf que Campbell ne peut pas vraiment savoir. Son vétéran a rendez-vous chez un médecin spécialiste mardi.

Lundi, Burris était à la Place TD. La blessure ne changera rien. Il compte quand même demeurer dans le giron de l'équipe. « Je serai présent pour accompagner Trevor, Danny O'Brien et Brock Jensen. Je vais les soutenir de la même façon qu'ils me soutiennent quand je saute sur le terrain. »

Le joueur par excellence de la LCF en 2015 craint malgré tout qu'il aura « du mal à gérer son anxiété » une fois rendu à Montréal.

Il a perdu l'habitude de regarder des matches entiers sur les lignes de côté, lui qui n'a pas été blessé une seule fois depuis 2007.

« C'était une séparation de l'épaule. Les médecins croyaient alors que je serais absent pendant six semaines. Je suis revenu au jeu bien plus rapidement. J'espère que le scénario se répétera, neuf ans plus tard. »

De l'aide pour Milo

Quatre nouveaux joueurs ont fait leur apparition lors de la séance d'entraînement de lundi à la Place TD. Parmi eux, il y avait un botteur. Le botteur en question pourrait être appelé à jouer très rapidement.

Il se nomme Zack Medeiros. Il a fait ses classes à l'Université de Western Ontario. Il a obtenu une chance de se faire voir, le printemps dernier, chez les Argonauts de Toronto. Il pourrait se charger des bottés de dégagement contre les Alouettes.

«Chris Milo s'est fort bien débrouillé samedi dernier, mais il faut agir de façon intelligente. En lui offrant un peu de soutien, il pourra davantage se concentrer sur les bottés de précision», commente le directeur général du Rouge et Noir, Marcel Desjardins.

Parmi les petits nouveaux, on compte aussi un Québécois. Jean-Philippe Bolduc, un ancien de l'Université Laval, se greffera à l'équipe de réserve.

«Il jouait à la position de maraudeur à Laval. Chez nous, si tout se passe bien, il pourra se faire une place dans les unités spéciales», commente Desjardins.

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