Le Rouge et Noir en voiture avec Van

Travon Van a impressionné tout le monde lors... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Travon Van a impressionné tout le monde lors de son unique présence en match hors-concours avec le Rouge et Noir.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Il aime courir. Il adore aussi rouler et sauter sur un motocross. Et surtout, il s'avère un verbomoteur.

Faites la connaissance de Travon Van, le nouveau porteur de ballon du Rouge et Noir. C'est lui le joueur qui remplacera William Powell, qui doit être opéré à un genou.

Son premier test l'attend samedi à Edmonton. Les Eskimos ont aligné une des meilleures défensives de la LCF en 2015.

« Je suis à la fois très excité de relever ce défi, mais aussi un brin déçu de la façon dont j'obtiens cette occasion », a avoué le demi-offensif américain, mercredi, après l'entraînement des siens à la Place TD.

Powell était un de ses bons amis depuis son arrivée à Ottawa, l'automne dernier.

« Nous devions former un duo explosif cette saison », a-t-il ajouté.

Van, 24 ans, a brillé durant son unique présence en match hors-concours. Il a même été privé d'un touché spectaculaire par les officiels, qui ont commis une bourde sur la séquence.

« Les gens l'ont vu. C'est un type explosif, rapide, qui pourrait même esquiver un plaqué dans une cabine téléphonique, a imagé l'entraîneur-chef Rick Campbell.

«Il a le potentiel de réaliser un gros jeu chaque fois qu'il touche le ballon. Puis il a travaillé fort ces derniers jours à l'entraînement afin de devenir un demi plus complet, capable de capter le ballon et bloquer.»

Une chose que Van ne fera pas dans les prochains mois par contre ? Enfourcher une moto.

Ado, ce natif de San Diego était un des pilotes de motocross les plus prometteurs de son état. «Même durant l'hiver, je vais rouler après m'être entraîné au gym. Sauf que maintenant, je ne fais plus les sauts risqués, a-t-il précisé.

«Il y a de belles pistes chez nous. Mais j'ai entendu dire qu'il y a un beau complexe en terre battue près d'Ottawa. J'ai bien hâte de le visiter.»

Du même souffle, Travon Van apporte un bémol.

«Pas question que je m'embarque sur une moto. Les dirigeants ici perdraient leur calme. On me ferait de gros yeux. Je ne veux pas ça, a-t-il lancé en riant.

«Je vais seulement observer.»

Van dit qu'il aime aussi passer ses temps libres à réparer des bécanes. Il en possède plusieurs chez lui.

L'autre truc qu'il possède en grande quantité ?

Des tatouages.

«J'en ai plusieurs sur le cou, le dos, la poitrine, les bras et les jambes. J'ai passé à travers une période dans les rangs collégiaux où j'adorais ça. Mais ça fait quelques années que je n'ai pas eu un nouveau tatouage. Ça fait trop mal !»

Sourire aux lèvres, il était fier de parler d'un de ses coloris. Un hommage à son artiste préféré durant son enfance, Michael Jackson.

Et drôle de coïncidence, un des succès de l'ancien roi de la pop jouait à fond de caisse durant l'entraînement du Rouge et Noir. Pendant quelques secondes, Van s'est laissé emporter sous les paroles de «Don't Stop 'Til You Get Enough», y allant de quelques pirouettes. «Je n'écoutais que ça lorsque j'étais plus jeune», a-t-il confié.

Plus tard durant l'entrevue, l'athlète de 5'11'' et 205 livres a expliqué pourquoi il a opté pour le no 3.

«Afin de rendre hommage à Stedman Bailey, un joueur des Rams de Los Angeles qui a été atteint d'un coup de feu à la tête en novembre dernier. Maintenant, il ne peut plus jouer au football.»

Bailey portait le no 3 dans les rangs collégiaux avant d'accéder à la NFL.

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