Lavergne se fait lancer un SOS

La blague que l'on entendait dans le vestiaire... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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La blague que l'on entendait dans le vestiaire comme sur le terrain est devenu réalité mercredi quand Pier-Yves Lavergne a enfilé l'uniforme de l'équipe.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Au départ, Pier-Yves Lavergne a cru à une autre blague. Le Rouge et Noir lui a demandé de sortir de la retraite et effectuer un retour au jeu.

Le Gatinois âgé de 26 ans s'est pointé à la Place TD, mercredi, pour ce qu'il croyait être «une journée comme une autre» dans son rôle d'adjoint aux opérations football. Un poste qu'il occupe depuis six mois après avoir fait une croix sur une carrière de joueur.

«Je suis arrivé à 6h30. La première chose qu'on m'a dit en arrivant ici, c'est que ça se passait aujourd'hui... Que des tests médicaux m'attendaient, que j'allais ensuite sur le terrain, a relaté Lavergne après avoir participé à son premier entraînement.

«Depuis que j'ai été embauché en janvier, c'était devenu une blague régulier. Les gens au bureau disaient que si l'équipe manquait de joueurs canadiens, on ferait appel à moi», a ajouté l'ancien secondeur des Gee Gees d'Ottawa et des Carabins de l'Université de Montréal.

Voilà que le Rouge et Noir se retrouve justement dans le pétrin. Quatre joueurs canadiens rateront une partie de la saison. Trois d'entre eux devaient évoluer au sein des unités spéciales.

Le garde Nolan MacMillan manquera huit à dix semaines en raison d'une blessure à un poignet. Le centre-arrière Brendan Gillanders sera aussi absent pour une période similaire afin de régler un problème à un genou.

Quant au maraudeur gatinois Mikaël Charland et l'ailier défensif Nigel Romick, ils rateront trois à quatre mois. Le premier aurait subi une déchirure à l'aine et se déplace en béquilles.

C'est pourquoi le Rouge et Noir a embauché trois nouveaux joueurs canadiens dans les dernières heures, dont Lavergne.

Ce dernier n'a pas eu le temps de développer une bedaine dans les derniers mois. Il a continué à s'entraîner durant l'hiver avant de prendre sa retraite.

En mai 2015, il avait participé à un essai chez les Stampeders de Calgary, mais une blessure à la jambe droite avait bousillé ses plans. Un an auparavant, les Alouettes de Montréal l'avaient convié à leur camp des recrues.

«Avant qu'Ottawa m'offre un emploi aux opérations football, je gardais espoir d'obtenir une invitation à un camp d'entraînement. Jamais je n'aurais pensé que ça arriverait, encore moins ici et de cette façon!»

Même les joueurs qu'il a évalués ces dernières semaines étaient surpris de le voir en uniforme.

«Quand je suis arrivé sur le terrain avec mon casque, les joueurs pensaient que c'étaient une blague. La plupart de ces gars-là, je les ai reconduits de l'aéroport au stade quand ils sont arrivés à Ottawa.»

Ce n'est pas tout.

Le Rouge et Noir va même l'envoyer dans la mêlée lors du dernier match hors-concours, vendredi, à Hamilton. Il sera utilisé au sein des unités spéciales.

Solution temporaire?

«Il va assurer la couverture lors des bottés. On verra comment il se débrouille. La porte s'ouvre pour lui et il aura l'occasion de se faire valoir. S'il fait bien ça, il pourrait s'avérer bien plus qu'une solution à court terme», a dit le directeur général Marcel Desjardins.

Pier-Yves Lavergne sera mis aussi à l'essai en tant que centre-arrière. Une position à laquelle il n'a jamais joué.

Ça ne le dérangeait pas. Ce qui le chicotait par contre? Ce qui l'attendait à son retour au vestiaire. Possiblement une initiation.

«Je pense que les gars vont me demander de chanter», a-t-il lancé.

L'autre truc qui l'attendait?

«Il faudrait bien que j'appelle mes parents. Ils ne savent pas encore que je suis revenu au jeu!»

Powell était trop optimiste

Le porteur de ballon William Powell s'est déchiré... (Martin Roy, archives LeDroit) - image 3.0

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Le porteur de ballon William Powell s'est déchiré le tendon d'Achille, si bien que sa saison est d'ores et déjà terminée.

Martin Roy, archives LeDroit

William Powell assurait qu'il était accroupi sur des béquilles par mesure préventive. Il croyait dur comme fer avoir évité le pire.

Une chance que le porteur de ballon n'est pas médecin. Il s'est trompé dans son diagnostic.

Sa saison est terminée avant même qu'elle ne commence. Powell s'est déchiré le tendon d'Achille gauche, lundi soir, contre les Blue Bombers de Winnipeg.

Le verdict est tombé mercredi lors du retour du Rouge et Noir à l'entraînement.

Le directeur général Marcel Desjardins l'a avoué. Il s'agit d'une lourde perte. Powell, qui ratera six à huit mois, avait joué un rôle important dans les succès de l'équipe en route vers le match de la coupe Grey en 2015.

«Il faudra trouver quelqu'un d'autre», a reconnu le dg.

Cette personne sera pour l'instant Travon Van, qui a porté le ballon sept fois pour des gains de 38 verges en plus de capter deux passes contre les Bombers.

«Il a effectué du bon boulot pour nous quand il a pris la relève lundi. Nous allons toutefois continuer à travailler fort dans nos recherches et essayer de trouver les meilleures options possible pour l'équipe.»

L'équipe en quête d'un remplaçant

Un nom que les amateurs peuvent déjà oublier? Celui du vétéran Kory Sheets, qui avait récolté 1598 verges en seulement 15 parties en 2013 chez les Roughriders de la Saskatchewan. 

Il a toutefois subi une blessure similaire à Powell en 2014 lorsqu'il tentait sa chance dans la NFL. Puis, il a eu des démêlées avec la justice.

Sheets a participé à un essai chez le Rouge et Noir en avril, tout comme chez les Alouettes de Montréal sans toutefois obtenir de contrat.

Quant à Van, 24 ans, il ne savait pas trop comment réagir devant les médias.

«C'est une situation difficile, a soutenu le demi originaire de San Diego. J'ai pensé à William durant la partie. Il était mon cochambreur durant le camp. C'est un ami... un très bon gars. Il a le moral dans les talons, mais il a déjà élaboré un plan. Il sera opéré et attaquera rapidement les séances de réhabilitation afin de revenir au jeu l'an prochain...

«J'ai dû lui dire: tu seras OK. Je serai ici quand tu vas revenir. Il était triste. Il ne voulait pas quitter le terrain. Mais en fin de compte, il doit prendre soin de lui maintenant.»

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