Charland retrouvera son terrain de jeu

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Le maraudeur Mikaël Charland se bat pour une place au sein de l'alignement du Rouge et Noir.

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Un retour aux sources attend Mikaël Charland dans les prochaines heures. Le maraudeur de Gatineau foulera un terrain où il a brillé pendant trois ans chez les Griffons du Cégep de l'Outaouais.

Le Rouge et Noir tiendra un match simulé au stade Mont-Bleu samedi, de midi à 13h40. Une dernière répétition pour le club de la LCF avant ses deux parties hors-concours de la semaine prochaine contre Winnipeg, puis Hamilton.

«Je suis excité de jouer sur ce terrain où j'ai vraiment eu du bon temps avec mes amis d'enfance», avoue Charland, qui a porté les couleurs de l'équipe collégiale de 2009 à 2011. Par la suite, il a fait le saut dans les rangs universitaires à Concordia.

Ce dernier a rappelé jeudi qu'il a bien failli ne pas jouer à l'époque chez les Griffons. Il avait accepté une offre des puissants Spartiates du Vieux-Montréal, une formation de première division.

«J'avais participé à leur camp de printemps. Mais lors de la dernière journée de la date limite des transferts, j'avais décidé de revenir à la maison. Je n'étais pas prêt à partir de chez mes parents, à me retrouver en appartement, à préparer ma nourriture, être seul. Je ne regrette pas mon choix.»

Ça va scander son nom samedi dans les estrades. Il le sait très bien.

«En même temps, je ne dois pas oublier pourquoi je suis là... Ce n'est pas le temps d'être nostalgique.»

Charland se bat pour une place au sein de l'alignement du Rouge et Noir, qui entreprendra la saison le 25 juin à Edmonton. L'équipe en a fait son choix de deuxième ronde au dernier repêchage.

On le verra en action lors des deux matches hors-concours la semaine prochaine. D'abord lundi contre les Blue Bombers de Winnipeg puis vendredi à Hamilton contre les Tiger-Cats.

Place à l'examen final

Le directeur général Marcel Desjardins a indiqué que la recrue sera utilisée au sein des unités spéciales.

«Ce sera comme des examens à l'école, a imagé Charland. Tu dois arriver préparé. Je vais étudier et regarder mes jeux et m'assurer que je n'ai pas de questions à poser avant ces parties.» 

Le Rouge et Noir se servira de ces deux joutes de même que du match simulé afin de départager les différents candidats aux quelques postes disponibles ici et là. Ça sera le cas notamment au sein de la ligne offensive et chez les demis défensifs.

«Des joueurs devront commencer à se démarquer des autres. À certaines positions, l'ordre change continuellement. Une journée, un joueur sera en haut ici, l'autre joueur il se trouvera plus bas», a affirmé Desjardins en gesticulant pour bien transmettre son message.

Son organisation devra retrancher huit joueurs d'ici mardi prochain afin de respecter une limite de 65 imposée par la LCF. 

Les choix au repêchage de 2016 peuvent être exemptés du couperet, tout comme le receveur Philip Enchill et le spécialiste des longues remises Tanner Doll qui ont passé la dernière saison dans le circuit universitaire canadien.

Burton, le poète rouge et noir

Articulé et doté d'un bon sens de l'humour,... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit) - image 3.0

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Articulé et doté d'un bon sens de l'humour, le secondeur Burton De Koning pourrait bien devenir un chouchou des médias s'il se taille une place dans l'équipe.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

Sans le savoir, le Rouge et Noir mise sur un poète dans son vestiaire.

Son nom? Burton De Koning, un secondeur de la Californie qui a été mis sous contrat à la mi-mai. Il est le plus récent joueur à obtenir sa chance au sein de la première unité défensive. Ce fut le cas jeudi lors du 12e jour du camp d'entraînement à la Place TD.

«La tête ne va pas m'enfler avec ça. J'aborde chaque répétition comme si elle était ma dernière chance de me faire valoir devant les instructeurs, dit-il.

«J'ai l'impression d'être sur une montagne russe. Je grimpe de jour en jour dans l'organigramme. La seule chose que tu ne veux pas, c'est de redescendre. C'est moins plaisant qu'une montagne russe!»

Il s'agissait de sa première entrevue depuis son arrivée à Ottawa. Articulé et comique, il pourrait devenir un favori des médias et des amateurs s'il se taille un poste.

Plein air, poèmes et baseball

De Koning a parlé d'un peu tout. De son amour pour le plein air, lui qui adore pêcher et pratiquer l'escalade.

«J'aime bien aussi écouter de la musique instrumentale et écrire... rédiger des poèmes. Ça détend. Et c'est important d'avoir un équilibre dans la vie», note-t-il du haut de ses 1,85 m (6' 1") et 107 kg (235 livres).

À l'école secondaire, le numéro 52 participait même à des concours de slam.

Mais une fois à l'université, ses temps libres se faisaient plus rares. En plus de jouer au football, on le retrouvait sur un losange.

De Koning s'avérait un bon joueur de baseball en première division. Il a conservé une des meilleures moyennes au bâton de son équipe en plus d'épingler quelques coureurs sur les sentiers avec son puissant bras droit de voltigeur de centre.

«Frapper une balle de baseball, c'est une des choses les plus difficiles à réussir dans le sport selon moi. Ça demande beaucoup de pratique», affirme-t-il.

Mais frapper un quart-arrière ou intercepter une passe n'a pas de prix à ses yeux.

«Le football demeure mon premier amour», assure la recrue âgée de 23 ans, qui espère établir une liaison à long terme avec le Rouge et Noir.

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