Chris Milo s'intègre parfaitement à Ottawa

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Dans le match inaugural de la saison régulière, dans trois semaines, Chris Milo se chargera des bottés de précision.

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Chris Milo semblait sincèrement heureux lorsqu'il est débarqué à Ottawa, au beau milieu de l'été dernier. Il se trouvait juste assez près de sa famille, qui vit dans la région de Montréal - avec une organisation toute neuve avec laquelle rebondir.

Dix mois plus tard, le botteur de précision remplit fort bien sa promesse de bien s'intégrer dans sa nouvelle ville.

Il était dans les gradins de la Place TD, mercredi, pour assister à l'impressionnante victoire du Fury contre les Whitecaps de Vancouver. 

«C'était mon quatrième ou mon cinquième match de la saison, déjà. Je n'ai pas eu la chance de voir le Fury à l'oeuvre une seule fois l'an dernier, mais je me suis bien repris à date cette année», dit-il.

Dans une de ses «quatre ou cinq  visites, Milo a même été photographié dans les gradins avec son coéquipier Moton Hopkins.

Sur le cliché, ce grand partisan du Canadien devant l'éternel avait une casquette des Sénateurs bien vissée sur la tête.

«Je porterai toujours le Canadien dans mon coeur. Mon père m'emmenait voir des matches au Forum quand j'étais tout petit. J'ai quand même parlé brièvement avec Chris Phillips cet hiver. Jean-Gabriel Pageau m'a invité à visiter le vestiaire. C'est cool d'avoir de bonnes relations avec d'autres athlètes qui représentent la même ville que nous dans d'autres sports.»

Milo s'intègre, qu'on vous disait.

Ne rien prendre pour acquis

Sur le terrain de football, la période d'adaptation fut d'assez courte durée. En 13 parties avec le Rouge et Noir, il a réussi 31 de ses 34 tentatives de placement.

Dans les sept dernières semaines de la saison régulière, dans la poussée vers les séries éliminatoires, il a été quasiment parfait, réussissant 20 bottés de précision sur 21.

Alors que s'achève la première semaine du camp d'entraînement, l'ancien de l'Université Laval refuse de s'asseoir sur ses lauriers. « On travaille chaque jour pour conserver son poste. Il n'y a pas de garanties dans notre sport. Je l'ai appris à mes dépens l'an dernier », dit-il.

Avant d'aboutir à Ottawa, Milo a d'abord été libéré par les Roughriders de la Saskatchewan, l'équipe avec laquelle il a remporté la coupe Grey en 2013.

Le numéro 30 est quand même capable de reconnaître que tout va plutôt bien pour l'instant. Il jouit d'un beau soutien de la part des dirigeants du Rouge et Noir.

Le portrait semble clair en ce qui a trait aux botteurs. Dans le match inaugural de la saison régulière, à Edmonton, Milo se chargera des bottés de précision. Ronnie Pfeffer devrait s'acquitter des dégagements.

«La continuité au niveau des unités spéciales devrait nous aider cette saison, reconnaissait justement l'entraîneur-chef Rick Campbell, vendredi midi. Au début de 2015, nous étions à la recherche de réponses. Nous avons fini par trouver notre vitesse de croisière, mais il se faisait tard. Cette année, il faudra continuer à progresser.»

L'intégration de Milo se fait à différents niveaux, à Ottawa. Il s'implique aussi sur sa rue, en jouant presque chaque jour avec les enfants de son voisin, un certain Henry Burris.

«Si je ne sors pas pour les rencontrer, je suis pratiquement certain qu'ils viendront cogner à ma porte», raconte-t-il.

«C'est beaucoup grâce à Henry si j'ai obtenu ma chance ici. Ce serait bien de l'aider à gagner une dernière coupe à Ottawa.»

Nouvelle bagarre au camp d'entraînement

Une autre bagarre a éclaté au camp du Rouge et Noir, vendredi matin. Elle fut, selon les observateurs qui ont passé la semaine à la Place TD, un peu plus sérieuse que les précédentes.

Il s'est échangé quelques bons coups de poing, durant un exercice qui confrontait les joueurs de ligne à l'attaque à ceux de la ligne primaire défensive.

Elle a surtout retenu l'attention parce qu'elle a impliqué SirVincent Rogers, un homme aussi paisible qu'il est imposant.

À la fin de la séance d'entraînement, Rogers avait retrouvé son sourire.

L'accrochage serait attribuable, entre autres, à la voracité de son adversaire, la recrue Kendall Montgomery.

L'entraîneur-chef Rick Campbell n'en a pas fait grand cas. «Nous ne souhaitons pas nécessairement que nos joueurs en viennent aux coups à tout bout de champ, mais ce genre d'épisodes peuvent pimenter le camp. Nous en sommes au jour 6 ou 7, maintenant. Nous ne voulons pas que la routine affecte l'intensité du groupe. Nous voulons que le niveau d'intensité continue de grimper. Il suffit de procéder de façon intelligente.»

Pour contrer la routine, les entraîneurs du Rouge et Noir préparent déjà un match simulé. Celui-ci sera disputé dimanche, de midi à 14h, à la Place TD. Le public pourra y assister.

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