Un casse-tête attend Bryan Chiu

L'entraîneur de la ligne offensive du Rouge et... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

L'entraîneur de la ligne offensive du Rouge et Noir, Bryan Chiu, doit trouver une nouvelle combinaison gagnante sur le terrain, un défi qu'il qualifie de «plaisant».

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Enfant, Bryan Chiu détestait assembler des casse-tête. Une chance que les goûts changent dans la vie.

L'ancien centre vedette de la LCF se retrouve devant ce qu'il qualifie d'un «puzzle intéressant» à Ottawa. Ce dernier doit trouver une nouvelle combinaison gagnante au sein de la ligne offensive qu'il dirige chez le Rouge et Noir.

«Un heureux problème», lance-t-il en riant.

Le bloqueur à droite Colin Kelly a pris la direction de la NFL durant l'hiver. Quatre joueurs sont en lice pour le remplacer.

Il y a Nolan MacMillan, qui a joué toutes les parties en tant que garde en 2015. La compétition proviendra du premier choix de l'équipe au dernier repêchage, Jason Lauzon-Séguin, de même que deux produits américains, Jake Silas et Tommie Draheim.

C'est sans compter que si MacMillan devait changer de position, un poste de garde deviendrait disponible. Alex Mateas, sélectionné au tout premier rang de l'encan l'an dernier, attend son tour. Et il gagne beaucoup de sous.

«Nous nous retrouvons avec plusieurs morceaux de qualité. C'est plaisant d'avoir un casse-tête de la sorte. Nous ne serons pas obligés d'utiliser un joueur simplement car il s'avère la seule option disponible», a dit Chiu, qui entreprend sa deuxième saison dans la capitale nationale.

«Nous misons dorénavant sur plus que seulement cinq joueurs de ligne offensive capables d'être membres d'un alignement partant dans la LCF, a-t-il ajouté. Nos dépisteurs ont effectué de l'excellent travail.»

Éloges pour Lauzon-Séguin

Chiu a fait déborder la discussion sur Lauzon-Séguin. Ce produit de l'Université Laval, qui a grandi à St-Eugène, dans l'Est ontarien.

Le Rouge et Noir a été surpris de pouvoir le réclamer au septième rang, le mois dernier.

«Tu vois immédiatement qu'il a été bien entraîné dans les rangs universitaires. Il s'est pointé ici prêt. Il est capable de suivre le rythme imposé par les vétérans. Parfois, les recrues ont besoin de temps pour s'adapter. Elles s'avèrent intimidées.»

La direction ne prendra aucune décision sur un coup de tête. Elle compte se servir de chaque entraînement, de ses deux parties simulées et des deux matches hors-concours à l'horaire afin d'arrêter son choix sur son futur bloqueur à droite.

L'an dernier, Ottawa a aligné une des lignes offensives les plus fiables en deuxième moitié de saison. Il était de plus en plus difficile de frapper le quart-arrière Henry Burris derrière la ligne de mêlée.

«Notre personnel se rencontre chaque jour. Nous regardons chaque répétition sur bande vidéo. Chacune des répétitions est évaluée. Nous prenons cette décision au sérieux, soutient Bryan Chiu.

«La sélection finale ne sera pas basée sur la feuille de route du joueur, ce qu'il a fait dans le passé. La personne qui aura connu la progression la plus intéressante au fil du camp d'entraînement sera celle qui jouera.»

Le ton monte à l'entraînement

Ça s'est échangé de longs regards accusateurs. Des injures ont été lancées. Il y a eu quelques bousculades ici et là. Mais aucun coup de poing n'a été porté.

Ce fut de loin la journée la plus mouvementée du camp d'entraînement du Rouge et Noir, mercredi. Une séance qui se déroulait exceptionnellement à l'Université Carleton.

Le petit receveur Jamill Smith a eu une altercation avec le grand maraudeur Jermaine Robinson. Un fait 1,68 m (5' 6") et 70 kg (155 livres); l'autre mesure 1,90 m (6' 3") et pèse 93 kg (205 livres).

Plus tôt en matinée, le gros joueur de ligne offensive Matt Albright a malmené le secondeur recrue Manny Rodriguez.

«Les gars font preuve de beaucoup de fougue. Et c'est bien de voir de l'intensité, tant et aussi longtemps que personne ne se blesse, a soutenu l'entraîneur-chef Rick Campbell. Jusqu'ici, les joueurs travaillent très fort. C'est un bon signe.»

Une compétition amicale entre la défensive et l'offensive s'est déroulée durant ce quatrième jour du camp. Ce qui a rendu certains joueurs plus émotifs que d'autres.

L'unité perdante devait se taper 20 pompes au sol.

«Nous avons eu droit à une compétition très animée», a reconnu Campbell.

Du côté des recrues 

Quoi d'autre retient-on de la séance?

Que la recrue gatinoise Mikaël Charland a obtenu son tour régulier au sein du premier groupe des unités spéciales. En revanche, ses présences en défensive se font rares depuis l'arrivée des vétérans.

«C'est un peu plus difficile pour les recrues. Nous avons encore moins de répétitions. Donc chaque répétition compte», a avoué le choix de deuxième ronde du Rouge et Noir.

Ce dernier s'amuse bien sous les ordres du coordonnateur à la défensive, le quinquagénaire Mark Nelson. Ce type coloré doté d'une voix rauque ne se gêne pas pour noter les mauvaises décisions, mais aussi féliciter les bons coups.

«Il est sérieux, mais il est capable de lancer une blague pour alléger l'atmosphère», a dit Charland alors que Nelson quittait le terrain, torse nu, sur un vélo.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer