Le dilemme de Pruneau: la NFL ou Ottawa?

Antoine Pruneau n'ose pas faire de prédiction sur... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Antoine Pruneau n'ose pas faire de prédiction sur la fiche du Rouge et Noir pour la prochaine saison, mais il assure que l'équipe s'est améliorée.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Antoine Pruneau se montrera patient avant de signer un nouveau contrat chez le Rouge et Noir. Très patient. La raison? La NFL.

Le secondeur québécois du Rouge et Noir garde espoir d'attirer l'attention d'une des 32 formations au sud de la frontière. «Mon but, c'est d'être de retour l'an prochain à Ottawa, a-t-il commencé par dire au Droit. Mais pour l'instant, je veux garder les portes ouvertes. Je rêve encore de jouer un jour dans la NFL.»

Son agent Darren Gill et la direction ont tout de même déjà entamé les discussions au sujet d'un nouveau pacte. Pruneau, qui fait partie de l'alignement partant depuis son arrivée dans la LCF en 2014, écoule la dernière année de son contrat de recrue. Il sera un joueur convoité s'il devient agent libre durant l'hiver.

L'athlète âgé de 26 ans a répété qu'il se plaît à Ottawa. Qu'il a l'impression que les deux parties s'entendront.

«Mais disons que je connais une saison de rêve, que nous participons au match de la Coupe Grey, que nous gagnons et que je suis un joueur d'impact. Je reçois une offre d'une équipe de la NFL, mais je suis obligé de dire non car j'ai déjà accepté un contrat ici...»

«C'est un des facteurs (qui me poussent à être patient). Ça n'empêche pas de négocier avec le Rouge et Noir et avoir une petite idée où les choses s'en vont.»

Pruneau, qui fait 1,83 m (6') et 91 kg (200 livres), a passé les trois derniers jours avec de la glace contre son coude droit après les séances d'entraînement. Il soigne une tendinite. «J'ai poussé peut-être trop à l'entraînement avant le camp. Ça n'a pas été payant», a-t-il lancé.

«Ça ne paraît pas, mais je vieillis! Les bobos sortent plus vite. Les gars ici prennent par contre très bien soin de moi. Ça fait mal un peu, mais ça devrait disparaître d'ici les premières parties pré-saison.»

Du leadership dans le vestiaire

Le Rouge et Noir a besoin de lui en santé. Pour l'instant, il s'avère un des deux partants canadiens en défensive en compagnie du plaqueur Zack Evans.

En 2015, il a réussi 52 plaqués, 18 autres au sein des unités spéciales, de même que deux interceptions. Il n'a raté aucun match à ses deux premières saisons chez les pros.

Puis l'équipe mise sur lui afin d'assumer un plus grand rôle de leader avec les départs des vétérans Johnson, Shologan et Capicciotti. Ça n'effraie pas Antoine Pruneau, qui apporte toutefois une précision. «Je ne serai pas le gars qui va livrer de grands discours. Vous savez comment je parle en anglais», a-t-il fait remarquer en riant.

L'entrevue ne serait pas complète sans un clin d'oeil à l'an dernier.

Le numéro 6 s'était trouvé des talents de Nostradamus en prédisant une fiche de 12-6 au Rouge et Noir. Une déclaration qui avait été effectuée avant le début de la saison régulière.

Quelle est sa prédiction en vue de 2016? «Je n'ose plus faire ça. Marcel (Desjardins) m'a tapé sur les doigts la dernière fois», a rappelé Pruneau en parlant du directeur général de l'équipe.

«Tout ce que je sais et que je vais dire, c'est que nous avons une équipe améliorée par rapport à l'an dernier. Donc, je te laisse déduire le reste!»

Le jeu que Sermons a revu tout l'hiver

Au total, en 2015, le Rouge et Noir... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit) - image 3.0

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Au total, en 2015, le Rouge et Noir a fait appel à Brandon Sermons lors de sept parties.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

À tort ou à raison, il a été un des boucs émissaires de la défaite du Rouge et Noir au match de la Coupe Grey.

Six mois plus tard, Brandon Sermons n'a pas encore effacé ce jeu controversé de sa mémoire. «J'ai regardé la bande vidéo de cette partie à plusieurs reprises durant l'hiver», avoue le demi de coin américain.

Le jeu en question?

Sermons a écopé d'une pénalité pour obstruction sur le receveur des Eskimos d'Edmonton, Derel Walker. Une infraction qui a coûté 37 verges, mettant la table au touché victorieux de l'équipe albertaine avec moins de quatre minutes à écouler à la finale.

Initialement, les officiels n'avaient pas lancé de mouchoir sur le jeu. Mais l'entraîneur adverse Chris Jones a demandé à ce que la séquence soit revue par le juge vidéo, obtenant gain de cause.

«Quand tu perds de cette façon, ça fait mal. Tu as alors deux choix. Est-ce que tu restes amer ou tu te sers de ça pour te motiver à travailler encore plus fort?»

Ce dernier a refusé de s'apitoyer sur son sort.

«J'ai passé l'hiver à m'entraîner chez moi à Los Angeles. J'ai mis l'accent sur les batailles un contre un, à mieux repérer le ballon.»

Des opportunités à Ottawa

La porte s'avère grande ouverte pour lui à Ottawa.

Le Rouge et Noir a perdu deux demis en défensive. Jovon Johnson a changé de nid, passant chez les Alouettes de Montréal. Quant à Brandyn Thompson, il a décidé d'arrêter de jouer au football malgré ses 26 ans.

Sermons s'était retrouvé au sein de l'alignement partant au match de la Coupe Grey en raison d'une blessure à Jerrell Gavins. Il avait aussi participé à la finale de l'Est contre Hamilton, réussissant quatre plaqués et un sac.

Au total, le Rouge et Noir avait fait appel à lui dans sept parties à sa saison recrue en 2015.

L'entraîneur-chef Rick Campbell l'a placé au sein de la première unité défensive lors des deux premiers jours du camp d'entraînement. Mais selon lui, il est trop pour tirer des conclusions.

«Sermons a entamé notre dernier match la saison dernière. Mais il sera impliqué dans une forte compétition. Certains demis défensifs ont été très impressionnants durant notre camp des recrues», a soutenu Campbell.

«Nous allons aligner le meilleur groupe possible.»

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