Burris jouera à Ottawa en 2017

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«Je veux jouer en 2017 en espérant que le match de la Coupe Grey se déroulera à Ottawa», explique Henry Burris.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Henry Burris a mis une chose au clair dès le premier jour du camp d'entraînement du Rouge et Noir. Il a beau célébrer ses 41 ans dans les prochains jours, la retraite ne l'attend pas à la fin de la saison.

Même que le vétéran quart-arrière compte jouer en 2017. Et ce sera à Ottawa.

Burris a confié dimanche qu'il a renégocié son contrat, l'hiver dernier. Une année additionnelle a été ajoutée au pacte qu'il a signé, il y a deux ans, à son arrivée dans la capitale nationale.

«Il y a un nouveau contrat en place en vue de la saison prochaine. La seule chose que j'ai besoin de dire, c'est: je serai de retour», a-t-il ajouté en imitant la voix du Terminator incarné par Arnold Schwarzenegger.

«Je veux jouer en 2017 en espérant que le match de la coupe Grey se déroulera à Ottawa. C'est le meilleur endroit où tenir cet événement. Les meilleurs partisans de la Ligue canadienne de football (LCF) se trouvent ici.»

Le chat est sorti du sac lorsque le journaliste du Droit lui a demandé si la saison qui s'amorce dans un mois serait sa dernière. Plus tôt durant une petite mêlée de presse, il a affirmé être excité de fouler à nouveau le terrain, lui dont les débuts remontent en 1997 à Calgary.

«Vous parlez tous de mon âge, mais je me sens très bien. Cette première journée au camp, ça me fait sentir comme un enfant qui se retrouve devant un comptoir à bonbons.»

Burris a connu une des meilleures saisons de sa carrière en 2015, complétant 481 passes pour 5693 verges et 26 touchés. Il a été nommé joueur par excellence du circuit.

Ce titre n'a pas empêché le Rouge et Noir de dépasser de gros sous afin de mettre sous contrat Trevor Harris sur le marché des joueurs autonomes. La direction avait annoncé à l'époque que le nouveau venu prendrait la relève en tant que quart-arrière numéro un en 2017.

Ce plan demeure inchangé.

Dimanche, l'entraîneur-chef Rick Campbell a répété que Burris demeure son homme de confiance en vue de l'été qui se pointe. «Il ne montre aucun signe de ralentissement», a-t-il dit.

«Certains joueurs quand ils vieillissent, tu les verras plus souvent traîner de la patte ou passer plus de temps dans une baignoire à remous. Ce n'est pas le cas chez Henry. Mais encore plus important, il s'amuse encore.»

«Il demeure notre partant en vue du début de saison. Il sait par contre qu'il y a compétition à chaque position. Tu te bats toujours pour conserver ton poste, peu importe où tu joues.»

Burris a dû accepter une baisse de salaire afin d'obtenir une année additionnelle à son contrat, a-t-on appris. C'est lui qui a approché l'organisation avec l'idée de prolonger le pacte actuel.

«Si nous gagnons la Coupe Grey, voudra-t-il jouer par contre une autre année? Ça sera à lui de décider, a lancé le directeur général Marcel Desjardins. Mais on lui doit ça. Il a été le leader de notre équipe. Ça va éviter aussi les questions qui auraient pu survenir durant toute la saison au sujet de son avenir.»

Le genou de Whiteside retient l'attention

Aston Whiteside, allongé sur le gazon, avait connu un... (Justin Tang, Archives PC) - image 3.0

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Aston Whiteside, allongé sur le gazon, avait connu un départ canon à Ottawa en 2015, mais une blessure sérieuse à un genou avait mis un terme prématuré à sa saison.

Justin Tang, Archives PC

Il n'a joué que cinq matches la saison dernière, mais Aston Whiteside était devenu rapidement le pire cauchemar des quarts adverses. Il a réussi sept sacs avant de se blesser.

Son genou gauche a été amoché. À quel point? «Tout a déchiré dedans», a soutenu l'ailier défensif américain, dimanche, après avoir participé à un premier entraînement depuis le mois de septembre.

«Je me sens très bien. Je me considère chanceux d'être de retour sur le terrain aux côtés de mes coéquipiers. Je joue au football depuis ma troisième année à l'école et je n'avais jamais subi de blessures majeures auparavant.»

Whiteside, 27 ans, sait que son état de santé préoccupe autant la direction du Rouge et Noir que les amateurs. On mise beaucoup sur lui suite aux départs de Shawn Lemon et Justin Capicciotti afin de mettre de la pression sur les offensives adverses.

«Je ne porte pas d'orthèse à mon genou», a-t-il souligné.

Ce dernier a participé à certains exercices en ce premier jour du camp du Rouge et Noir. Mais il n'a pris part à aucune répétition de la défensive.

«Les entraîneurs et les soigneurs ont conçu un plan pour moi. J'ai confiance en eux. Ils ne veulent pas précipiter mon retour. Je me sens prêt à jouer, mais ils veulent que j'effectue un pas à la fois. Puis ça leur permet d'évaluer les autres joueurs.»

Pour l'instant, le Rouge et Noir n'a pas décidé s'il fera appel aux services de Whiteside lors des deux matches hors concours prévus le 13 juin contre Winnipeg puis quatre jours plus tard à Hamilton. «Il n'y a aucune complication médicale dans son cas. Nous voulons simplement être prudents», a confirmé l'entraîneur-chef Rick Campbell.

Marlon Smith est celui qui a remplacé Whiteside au sein de la première unité dimanche. Arnaud Gascon-Nadon, qui a été mis sous contrat durant la saison morte, s'avérait l'autre ailier défensif régulier utilisé par le coordonnateur Mark Nelson.

Hinds change d'idée et se retire

Quoi d'autre a-t-on appris en lever de rideau du camp d'entraînement? Deux joueurs ont opté pour la retraite.

Un d'eux avait été arraché aux Eskimos d'Edmonton en février sur le marché des agents libres. Mais quatre mois plus tard, Ryan Hinds a décidé de ne pas se pointer à Ottawa.

«J'ai reçu un courriel de son agent il y a deux jours me disant que son client pliait bagage, qu'il n'a plus la tête au football, qu'il ne jouera plus», a expliqué le dg Marcel Desjardins.

«C'est une nouvelle très décevante. Nous misions sur lui en tant que joueur canadien, mais également en tant que vétéran pour nous dépanner à plusieurs positions en défensive. Il faudra s'ajuster car tu ne peux pas dénicher un autre joueur de la sorte à ce moment-ci de l'année.»

Hinds, 29 ans, a disputé six saisons dans la LCF, d'abord à Hamilton puis à Edmonton. Il a gagné la coupe Grey en novembre dernier chez les Eskimos.

Le Rouge et Noir a placé un autre nom sur la liste des nouveaux retraités. Celui du receveur américain Casey Martin, qui avait brillé lors du camp des recrues.

Quant à l'ancien premier choix de la NFL, Amobi Okoye, il semble qu'on ne le verra pas dans la capitale nationale. Cet ailier défensif, qui a dû combattre une maladie rare et dangereuse du cerveau, était en négociations avec l'équipe.

«Ce n'est pas un dossier qui risque d'aboutir», a avoué Desjardins, qui attend toujours de recevoir certains dossiers médicaux du joueur âgé de 28 ans.

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