Gott a hâte de reprendre le travail

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Pendant l'hiver et une partie du printemps, Jon Gott a travaillé en tant que préposé à l'entretien au parc Lansdowne.

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Jon Gott délaissera le tracteur pour des épaulettes et un casque lors des six prochains mois.

À l'image d'une soixantaine de vétérans, le centre âgé de 30 ans se rapportera au Rouge et Noir, samedi matin, en vue de tests médicaux. Si tout va bien, il foulera le terrain pour une première séance d'entraînement, le lendemain, à la Place TD.

Une journée qui marquera le lancement officiel du troisième camp d'entraînement de l'histoire de la jeune concession, qui a participé au match de la Coupe Grey en 2015. La victoire lui avait échappé dans les dernières minutes de cette finale contre les Eskimos d'Edmonton.

«Je me sens comme un gamin la veille de Noël. J'ai aimé mon emploi durant la saison morte, mais jouer au football, c'est mon véritable gagne-pain, souligne Gott.

«Nous devons terminer ce que nous avons entamé l'an dernier. Nous avons un travail inachevé qui nous attend.»

Le colosse de 1,91 m (6' 3") et 134 kg (295 livres) a empoché des dollars supplémentaires durant l'hiver et une partie du printemps en travaillant en tant que préposé à l'entretien au parc Lansdowne. Tantôt, il traçait des lignes blanches sur le terrain de la Place TD.

«Un autre jour, je pouvais être affecté à des travaux à l'intérieur de l'aréna, m'occuper de la qualité de glace», souligne-t-il.

A-t-il eu l'occasion d'être au volant d'une zamboni? On l'a vu ces dernières semaines sur un tracteur à racler la surface synthétique de football. «Non. Peut-être que ce sera pour l'an prochain», lance Gott avec un large sourire.

La discussion a bifurqué vers le Rouge et Noir. L'équipe a connu un long et inattendu parcours qui l'a mené jusqu'en finale la saison dernière.

«J'ai eu besoin de tout l'hiver pour guérir mon corps. Mais là, tout est beau. Je suis prêt à encaisser des coups.»

Gott se réjouit à l'idée que le camp se déroulera à la Place TD. Lors des deux premières années de la franchise, les joueurs avaient été convoqués à l'Université Carleton.

En 2014, les travaux de remise à neuf du stade n'avaient pas encore été terminés. Puis en 2015, la FIFA avait chassé l'équipe de son domicile en raison de la Coupe du monde féminine.

«Ça va faire une grosse différence. Tout sera centralisé. Nos entraînements sont ici. Notre bouffe aussi. Nos séances vidéos aussi. Ça va faire du bien», a soutenu Jon Gott.

Il n'est pas le seul à se frotter les mains.

Les proprios aussi. Ils vont épargner beaucoup d'argent.

Le directeur général Marcel Desjardins sera à nouveau un spectateur attentif lors des prochaines semaines. Quelques points d'interrogation planent sur son alignement.

«Il y a des questions à savoir qui seront nos sept partants canadiens. Il y a des questions aussi suite aux départs de certains demis défensifs et de joueurs de ligne défensive», a-t-il avoué.

Un joueur qu'il a hâte de voir en action? L'ailier défensif Aston Whiteside.

«Comment va-t-il revenir de sa blessure», a dit Desjardins du joueur qui avait réussi sept sacs en cinq matches avant de se démolir le genou gauche.

Chaque année, il y a des surprises ici et là à travers de la LCF. Des vétérans écopent.

«S'il y a des joueurs qui sont meilleurs que ceux que nous avions l'an passé, nous n'hésiterons pas à faire un changement. Il ne faut pas avoir peur de faire jouer les jeunes. Ce que nous avons fait l'an dernier, mais surtout lors de notre première saison», a rappelé Marcel Desjardins.

Puis il y a toujours une blessure majeure ou deux qui peuvent venir mêler les cartes.

«Ça va arriver durant le camp, nous le savons. Mais nous sommes à l'aise avec la profondeur que nous avons à chaque position.»

Le fils d'un ancien quart-arrière des Riders de retour à Ottawa

Son père a enfilé l'uniforme des défunts Rough Riders d'Ottawa pendant six parties, dont une à titre de partant. Shawn Moore avait été un des six quarts utilisés par l'équipe en 1995.

Deux décennies plus tard, voilà au tour de fiston Mike de tenter sa chance avec une franchise de la LCF à Ottawa. Sa spécialité, c'est ne pas de lancer le ballon. C'est de frapper.

«De faire mal aux quarts adversaires», a précisé l'ailier défensif de 1,93 m (6' 4") et 120 kg (265 livres), vendredi, à la conclusion du camp des recrues du Rouge et Noir. Il a réussi 40 plaqués et 10 sacs lors des deux dernières saisons dans les rangs collégiaux américains.

Les équipes de la NFL l'ont snobé lors du repêchage. Le Rouge et Noir s'est empressé de lui faire signe. Ses dirigeants l'ont remarqué en épiant son coéquipier et joueur de ligne défensive canadien chez les Cavaliers de l'Université de Virginie, Trent Corney.

Moore n'a pas eu besoin de se faire tordre le bras. «J'ai accepté tout de suite», dit-il.

Ce dernier était âgé de deux ans lorsque son papa a joué dans la capitale nationale. Il n'a pas fréquenté les parcs de jeu du coin, se trouvant plutôt aux côtés de sa mère aux États-Unis.

«C'est spécial d'être ici à mon tour», avoue-t-il. Le premier appel placé après avoir dit oui au Rouge et Noir fut à son paternel.

«Il n'avait que de bonnes choses à me dire de la ville. Il avait apprécié son séjour ici.»

Puis Mike Moore a démontré qu'il avait du goût et un bon sens de l'humour. Il a été question des uniformes portés en 1995 par les défunts Riders.

C'était l'année du tristement célèbre logo aux allures de Capitaine Crunch.

Nous avons nettement des uniformes plus cool», lance-t-il au sujet du Rouge et Noir.

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