Repêchage de la LCF: Deux anciens Jaguars impatients

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«Je m'attends à sortir en deuxième ou troisième ronde», a déclaré Mikaël Charland.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Un brille comme demi défensif, l'autre à titre de secondeur. Ensemble, ils ont aidé les Jaguars de L'Érablière à participer au match du Bol d'Or en 2007.

Neuf ans plus tard, Mikaël Charland et Marc-Antoine Laurin se réuniront l'instant d'une soirée. Flanqués de parents et amis, ils suivront mardi le repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF), attendant qu'une des neuf équipes appelle leur nom.

« Nous serons une quinzaine de personnes dans un resto de Gatineau. Ça va être cool. Marc-Antoine et moi, nous avons joué aux mêmes places et durant les mêmes années à l'école secondaire puis au Cégep de l'Outaouais », a souligné Charland, qui a disputé ensuite quatre saisons chez les Stingers de Concordia.

Les deux amis ont pris des chemins différents vers l'université. Laurin a opté pour les Gee Gees d'Ottawa. « Marc-Antoine voulait rester à la maison. Moi j'avais le goût de sortir de la région », a indiqué Charland, qui a participé à un camp d'évaluation de la NFL en février, à Baltimore.

En mars, ce fut au tour des clubs de la LCF de le zieuter. Certains voient en lui un demi défensif, d'autres un maraudeur, demi de coin et même un secondeur.

Ça ne semble pas déranger le polyvalent athlète âgé de 24 ans, qui fait 6'4'' et 215 livres.

« Tant que j'ai du temps de jeu », précise-t-il.

En 2015, il a notamment réussi trois interceptions... dans un match.

« Je suis très excité en vue du repêchage. Ça fait un mois que j'attends de voir où je m'en vais, avoue Charland.

«J'ai travaillé très fort. J'ai toujours été parmi les meilleurs. C'est sûr que j'ai des attentes, dit-il. Je m'attends à sortir en deuxième ou troisième ronde.»

Est-ce que ce sera à Ottawa? Ou même à Montréal? Les Argonauts de Toronto l'aiment bien, paraît-il.

Quant à Laurin, 24 ans, il s'est retrouvé dans la mire de certaines équipes lors du camp d'évaluation de la LCF, il y a huit semaines. Trois clubs, dont le Rouge et Noir, ont tenu à le passer en entrevue.

«Des équipes ne m'avaient jamais vu avant ça. Je n'avais pas eu la chance de jouer beaucoup l'an dernier en raison d'une blessure à Ottawa. J'avais donc passé un peu sous le radar, a expliqué le jeune homme originaire de Cantley.

«Ça sera une journée importante pour moi, a-t-il dit au sujet du repêchage. Ce sera le début d'une nouvelle aventure.»

L'an dernier, deux anciens produits de la Ligue de football scolaire de l'Outaouais avaient trouvé preneur. Le secondeur Ron Omara avait abouti à Hamilton tandis que le centre-arrière William Langlais avait pris le chemin de Calgary.

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Le directeur général du Rouge et Noir, Marcel Desjardins

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Le Rouge et Noir s'intéressait au premier choix

Le Rouge et Noir a tâté le terrain afin d'obtenir le premier choix au repêchage pour une troisième année de suite.

Le directeur général Marcel Desjardins a confirmé au Droit que son club a tenté d'améliorer son rang de sélection en vue de la séance de mardi soir. En ce moment, les finalistes de la coupe Grey occupent le septième rang.

Les Roughriders de la Saskatchewan choisiront premiers. Du moins, pour l'instant.

«Nous avons contacté Saskatchewan pour voir ce que ça prendrait pour obtenir le tout premier choix. Ce qu'ils demandent, c'est beaucoup plus que ce que nous sommes prêts à donner par contre», a soutenu Desjardins.

Bref, un DG s'essaie.

«On se doit de faire cet appel», a-t-il souligné.

Ottawa n'est pas revenu à la charge et semble résigné au statu quo.

L'an dernier, le Rouge et Noir avait choisi le garde Alex Mateas au tout premier rang. En 2014, il avait échangé la première sélection du repêchage en retour des services du centre Jon Gott.

À moins d'une surprise, l'équipe se tournera à nouveau vers un joueur de ligne offensive.

Ça tombe bien. Trois produits du Rouge et Or de l'université Laval sont étiquetés comme de beaux espoirs en première ronde. Charles Vaillancourt, Philippe Gagnon et Jamie Lauzon-Séguin pourraient même percer le top 5.

«C'est le programme universitaire le plus près d'une équipe professionnelle. Les gars ont l'avantage d'être bien entourés là-bas avec Carl Brennan, qui s'occupe de la ligne offensive. Il a déjà été entraîneur dans notre ligue, a rappelé Desjardins. Les gars sont toujours prêts à jouer, à contribuer à différents degrés dès leur arrivée.»

Reste à voir si un de ces trois joueurs sera encore disponible lorsque le Rouge et Noir choisira. Reste à voir s'il se trouve sur la liste de souhaits de l'équipe.

Car Desjardins n'a pas dévoilé son jeu. Le contraire aurait été surprenant.

Le directeur général franco-ontarien a soutenu que «trois à quatre joueurs que nous visons» devraient être encore disponibles au septième rang. «Mais on ne sait jamais», a-t-il rappelé.

Ses adjoints et lui passeront la journée au téléphone. Tout ça afin d'éviter de mauvaises surprises.

«Faire des appels pour s'assurer que certains joueurs n'ont pas subi de blessures», a précisé Desjardins.

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