Une carrière qui a pris fin à la Place TD

Jonathan Hefney, effrondré au sol, à la suite... (Sean Kilpatrick, Archives PC)

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Jonathan Hefney, effrondré au sol, à la suite de sa violente collision avec le centre-arrière Patrick Lavoie, en octobre dernier

Sean Kilpatrick, Archives PC

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Un violent plaqué survenu à la Place TD en octobre dernier aura coûté la carrière d'un joueur des Alouettes de Montréal.

Le demi de coin Jonathan Hefney a annoncé sa retraite mardi après avoir accepté un contrat d'une journée chez les Blue Bombers de Winnipeg, le club qui lui avait donné sa première chance dans la Ligue canadienne de football (LCF). Il ne s'est toujours pas remis complètement d'une sévère blessure au cou.

Des nerfs ont été sérieusement amochés et trois vertèbres ont été fracturées à la suite d'une collision casque contre casque avec le centre-arrière du Rouge et Noir, Patrick Lavoie. Si le joueur québécois est resté debout, Hefney s'est affaissé au sol comme un arbre qui venait d'être abattu.

Le match entre Ottawa et Montréal a dû être stoppé pendant une dizaine de minutes.

Hefney s'était évanoui pendant quelques secondes. Il a quitté le terrain sur une civière après avoir reçu des traitements.

«Ce fut une horrible blessure», a raconté le principal intéressé au site web bluebombers.com. L'athlète âgé de 31 ans a dû être opéré à quelques reprises dans les derniers mois.

Aujourd'hui, son bras droit lui cause encore des problèmes. Il doit se servir de sa main gauche pour lancer le ballon à son neveu. «Je peux bouger mon bras un peu, effectuer certains mouvements. Mais ma main et le bout de mes doigts demeurent engourdis», a-t-il relaté, confiant que les séances de réhabilitation pourront lui permettre de retrouver une vie normale.

Cela dit, Hefney n'en veut pas à Lavoie.

«J'accepte que des blessures surviennent en jouant au football. J'ai pu en éviter plusieurs durant ma carrière en plaquant fort et en me faisant frapper fort. Je suis heureux que j'aie pu jouer depuis l'âge de huit ans sans me blesser jusqu'à récemment.»

Quant à Lavoie, il avait eu vent que le joueur américain allait remiser ses épaulettes.

«C'est triste. Tu ne veux jamais qu'une carrière finisse en raison d'une blessure... Tu ne veux jamais être la cause non plus», a-t-il dit au Droit.

Le capitaine des unités spéciales du Rouge et Noir a eu l'occasion de revoir les images du plaqué. «Je ne vois pas comment j'aurais pu l'éviter. Sur le plaqué, j'essayais de me protéger», a relaté Lavoie, reconnu comme un des gentilshommes dans la LCF.

«C'est très très dommage que sa carrière prenne fin comme ça...»

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