Munoz aime le Rouge et Noir «3.0»

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Le secondeur Damaso Munoz estime que le Rouge et Noir se trouve en bonne position pour se retrouver en finale de la Coupe Grey.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Ses cheveux ne dépassent plus ses épaules. Damaso Munoz a beau avoir adopté une nouvelle image après une visite chez le barbier, il demeure toujours aussi optimiste.

Le vétéran secondeur a été un des premiers joueurs du Rouge et Noir à prédire une participation au match de la coupe Grey en 2015. Mardi au moment où le mini-camp de l'An Trois prenait fin à la Place TD, il estimait que l'équipe s'avère en bonne position pour répéter son exploit.

«Ce ne fut pas un coup de chance ce qui s'est produit l'an dernier. Les autres clubs savent que nous avons une attaque redoutable et une défensive solide», a soutenu Munoz, 29 ans, qui avait été nommé joueur défensif par excellence à Ottawa.

Le volubile athlète floridien s'avère un des rares agents libres de l'unité défensive qui a opté de rester dans la capitale. Les Capicciotti, Shologan, Lemon et Johnson se sont joints à des rivaux tandis que le demi défensif Brandyn Thompson contemple la retraite.

«Je ne suis pas inquiet. L'organisation a toujours effectué du bon boulot pour dénicher des joueurs capables d'aider cette équipe à gagner, a-t-il dit. 

«J'ai vu de nouveaux joueurs très prometteurs ces derniers jours qui sauront prendre la relève. Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas connaître autant de succès.»

Munoz a accepté un pacte de deux ans en janvier. Il a réussi 68 plaqués, quatre sacs, une interception et un touché la saison dernière.

«J'avais tellement hâte d'enfiler l'uniforme ces derniers jours. J'ai encore un goût amer de la façon dont les choses se sont terminées l'automne passé.»

«C'est pourquoi je voulais demeurer à Ottawa. Nous étions passés si près de gagner un championnat. J'aime la direction prise par l'organisation. Il y a une belle stabilité chez les entraîneurs. Je crois que nous reprendrons où nous avions laissé.»

Munoz promet d'être «meilleur que l'an passé». Il s'est aussi donné une autre mission.

Celle de convaincre ses coéquipiers Sir Vincent Rogers et Abdul Kanneh de passer les ciseaux dans leur longue chevelure respective.

«D'ici la fin de la saison, ce sera coupé», a-t-il promis.

Un qui ne subira aucune pression du joueur vedette, c'est l'instructeur-chef Rick Campbell. Ça fait un bout de temps que ses cheveux ne poussent plus. Un peu à l'image de certains journalistes qui le questionnaient, mardi, à la conclusion du mini-camp!

Le coach s'est pointé avec le coco recouvert d'une tuque.

«J'espérais tellement qu'il neige afin de voir certains joueurs américains paniquer», a-t-il lancé à la blague.

Sur un ton plus sérieux, Campbell a aimé l'intensité démontrée par les quelque 80 recrues et vétérans à la Place TD. Sans fournir de noms, il a soutenu que certains nouveaux joueurs ont capté son attention.

«Ça augure bien pour notre équipe. Il y a des joueurs qui pourront nous aider. Il faudra regarder à nouveau la bande vidéo de l'entraînement et relire nos notes dans les prochaines heures. Des décisions importantes nous attendent.»

À pareille date l'an dernier, le Rouge et Noir avait libéré 12 joueurs au lendemain de son mini-camp afin de respecter les règles de la LCF. Chaque club doit réduire son alignement à 75 noms d'ici le 1er mai.

L'«autre» Marc Anthony obtient sa chance à Ottawa

Le demi défensif Marc Anthony... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 3.0

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Le demi défensif Marc Anthony

Patrick Woodbury, LeDroit

Marc Anthony s'est pointé en inconnu à la Place TD il y a trois jours. Il est reparti vers l'Arizona, mardi en fin d'après-midi, avec un sobriquet.

Les entraîneurs et les joueurs du Rouge et Noir n'ont pas cessé de le surnommer «J-LO» durant le mini-camp. Parfois pour le taquiner, tantôt afin de le distraire. Ce fut aussi un clin d'oeil à Jennifer Lopez, cette chanteuse et actrice américaine

Le lien avec Anthony?

Le joueur de football partage le même nom que le conjoint de Jennifer Lopez, l'artiste Marc Anthony.

«Mais moi, je n'ai rien d'un chanteur», a-t-il lancé en riant.

Le Rouge et Noir tente depuis un an et demi de le convaincre de se pointer à Ottawa. Et ce n'est pas pour ses cordes vocales, mais plutôt son brio en défensive.

«L'équipe a toujours gardé contact avec mon agent, mais je voulais épuiser toutes mes options dans la NFL, a raconté Anthony, qui a notamment effectué un passage chez les Eagles de Philadelphie. Puis à la fin de l'hiver, j'ai décidé que j'étais prêt à tenter ma chance au Canada.»

Reste à voir si on le reverra dans un mois au camp d'entraînement. Ils étaient 16 demis défensifs au mini-camp du Rouge et Noir.

«Je vais être honnête. Je pense que j'aurais pu faire mieux», a dit Marc Anthony, qui a perdu quelques batailles un contre un face à des receveurs.

Dans les prochains jours, il attendra l'appel du Rouge et Noir afin d'être fixé sur son sort. L'homme de 26 ans en profitera aussi pour retourner au travail. Son beau-père l'a embauché au sein de son entreprise d'électriciens.

«J'ai subi ma part de décharges électriques», a avoué Anthony, qui portait le numéro 27 au mini-camp.

Celui qui a hérité du dossard 28 fut le demi-offensif Venric Emeka-Wococha Mark, qui a connu une brillante carrière collégiale à West Texas A&M en tant que spécialiste des retours de botté. Né d'une mère américaine et d'un père nigérien, il a vu un de ses frères, un cousin et de ses meilleurs amis perdre la vie dans une fusillade, peu de temps avant ses débuts dans la NCAA. 

À 1,73 m (5' 8"), il a été le deuxième plus petit joueur convoqué par le Rouge et Noir au mini-camp. Il dépasse Jamill Smith de deux pouces.

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