Harris à Ottawa «pour apprendre» de Burris

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Acquis sur le marché des agents libres, Trevor Harris touchera 400000$ en 2017.

Martin Roy, LeDroit

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Pour la première fois depuis leur dramatique victoire en finale de l'Est contre Hamilton, des joueurs du Rouge et Noir ont foulé le terrain de la Place TD dimanche.

Alors que sept partants des finalistes de la Coupe Grey sont partis sous d'autres cieux - en plus notamment du coordonnateur à l'attaque Jason Maas, qui dirige maintenant les Eskimos d'Edmonton -, l'attention en cette première journée d'un mini-camp de trois jours était tournée vers la principale acquisition du dg Marcel Desjardins pendant la saison morte: le quart Trevor Harris.

Acquis à gros prix (on parle d'un salaire de 400 000$ en 2017) sur le marché des agents libres de février, l'ancien des Argonauts de Toronto s'amène dans la capitale «pour apprendre» du vétéran Henry Burris, qui écoulera à 40 ans la dernière année de son contrat avec le Rouge et Noir.

«Je suis toujours en paix avec mon choix de venir ici, je n'ai jamais douté de ma décision ou pensé: "Qu'est-ce que j'ai fait là?" J'ai hâte de saisir l'opportunité qui est devant moi», a raconté le quart américain de 29 ans.

Harris réalise très bien qu'à moins d'une blessure, il sera surtout relégué aux lignes de côté lors de la saison 2016.

Le substitut de Ricky Ray, qui a disputé 17 parties l'an dernier alors que le vétéran a subi une blessure sérieuse, n'a pas de problème avec ça.

«Je n'ai pas encore eu la chance de lui parler beaucoup, mais tout ce que j'entends à son sujet est tellement positif. J'ai demandé à Brock Jensen (un autre quart au camp) s'il était un bon gars ce matin et il m'a répondu: "Un bon gars? Il est un gars fantastique!" J'ai hâte d'apprendre à le connaître un peu plus, et d'apprendre à son contact pendant la saison. Je vais être ses yeux sur les lignes de côté et je vais l'aider du mieux que je le peux, quoiqu'il est bien plus intelligent et a plus d'expérience que moi. Le gars s'en va directement au Temple de la renommée à la fin de sa carrière, il a lancé pour 60 000 verges de gain. Il comprend que je suis ici pour être un compétiteur, moi aussi», mentionne-t-il.

Six mois plus tard, Harris n'en revenait toujours pas du jeu de Burris sur la passe de touché victorieuse à Brad Sinopoli lors de la finale contre les Tiger-Cats.

«J'ai entendu parler qu'il y a eu un gros attrapé à la fin de la partie et que ça a causé beaucoup de bruit ici, a-t-il commencé par dire en riant. En fait, je regardais ça dans mon salon et je me suis mis les mains dans la face en me demandant: "Qu'est-ce qui vient d'arriver?" Ça montre à quel point cette ligue est excellente, qu'un club n'est jamais sorti du match... Je regardais la couverture, donc je n'ai pas vu que la remise (du centre) est passée trois pieds au-dessus de la tête de Henry. Le gars réalise des jeux incroyables, je trouvais toujours du temps pour regarder ses matches à la télévision. Il est de la must-see TV pour moi.»

L'adaptation à un nouveau système de jeu ne devrait pas être trop difficile, puisque le nouveau coordonnateur à l'attaque Jamie Elizondo s'occupait des receveurs des Argonauts l'an passé. «La terminologie est différente un peu, mais le système est le même. Le football est le football, quand tu joues depuis assez longtemps, tout se ressemble. Mais Jason Maas et Jamie voient les choses sensiblement de la même manière, ils croient ce qu'ils croient et c'est à nous, les joueurs, d'y croire», souligne Harris.

«Nous avons plusieurs bons quarts au camp et on va tous leur donner un nombre égal de répétitions parce que nous avons des évaluations à faire dans leurs cas», a indiqué l'entraîneur-chef Rick Campbell.

Aussi dans le portrait

Le substitut de Burris l'an dernier, Danny O'Brien, est aussi dans le portrait, tout comme Jensen, un ancien de North Dakota State, et Steven Bench, un ancien de Penn State et South Florida qui a été mis sous contrat en fin de semaine, après l'essai libre de samedi (aucun autre participant à cette journée n'a été retenu).

D'Honolulu à Ottawa

Beau Yap est arrivé directement d'Hawaï, samedi.... (Martin Roy, LeDroit) - image 3.0

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Beau Yap est arrivé directement d'Hawaï, samedi.

Martin Roy, LeDroit

C'est le dernier nom sur la liste en ordre alphabétique des 85 joueurs au mini-camp du Rouge et Noir. C'est aussi le nom le plus exotique: Beau Yap.

Il est débarqué dans une capitale ensoleillée, mais quand même fraîche le matin, en arrivant directement de Honolulu, Hawaï, via Chicago.

«Je suis parti de chez moi à 16h vendredi et je suis débarqué à Chicago à 5h du matin samedi, puis je suis arrivé ici vers 9h30... Il faisait 80 degrés (Fahrenheit) à Honolulu, alors qu'il devait faire environ 30 ici - ne me demandez pas c'était combien en Celsius. C'était froid pour moi. Mais j'ai déjà joué dans des températures de zéro, quand on allait au Wyoming», a raconté l'ancien des Rainbow Warriors de l'université d'Hawaï.

Ayant terminé sa carrière avec cette formation en 2014, le colosse de 1,88 m (6' 2") et 118 kg (260 livres) avait obtenu un bref essai dans la NFL avec les Bengals de Cincinnati, qui ont tenté de le convertir en centre-arrière. Il ne pensait plus trop à jouer au football quand son téléphone a sonné il y a quelques mois.

«C'est sorti de nulle part, cette invitation. Je n'ai pas joué au football depuis un an, mais j'ai reçu un message alors que j'étais au travail. [Les dirigeants du Rouge et Noir] voulaient voir mes vidéos, donc je les ai envoyés. C'est parti de là, à la fin de décembre dernier», a relaté Yap, qui faisait des livraisons pour la compagnie de pièces d'auto de son oncle.

«Je ne connais pas grand-chose de la LCF. J'ai appris très vite que le terrain est pas mal plus grand. Pour un joueur de ligne défensive, la plus grosse différence est la verge (entre les lignes offensives et défensives). Je m'en viens ici avec beaucoup de nervosité et très excité, prêt à aider n'importe où sur la ligne défensive», a ajouté l'Hawaïen de 24 ans. 

Whiteside absent

Il ne manque que cinq joueurs sur l'alignement de 85 du Rouge et Noir à ce mini-camp volontaire, incluant l'ailier défensif Aston Whiteside, qui se remet d'une grave blessure au genou subie en septembre dernier. «Ça regarde bien pour lui, il progresse. On ne voulait pas le mettre dans des exercices de football tout de suite, mais sa réhabilitation va bien et le plan est qu'il soit prêt pour le camp d'entraînement dans un mois», a indiqué l'entraîneur-chef Rick Campbell.

L'état de santé de Whiteside est particulièrement important après les départs des joueurs de ligne défensive Jason Capicciotti, Keith Shologan et Shawn Lemon.

Les autres absents au mini-camp sont les secondeurs Jonathan Beaulieu-Richard et Tanner Doll, le demi défensif Ryan Hinds et le spécialiste des retours de botté Reggie Dunn.

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