Du déjà-vu pour Burris

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Le vétéran Henry Burris promet de continuer à tout donner malgré l'arrivée du jeune quart-arrière Trevor Harris.

Darryl Dyck, Archives PC

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Henry Burris dit comprendre le Rouge et Noir. Il respecte leur décision. Mais cet athlète fier aimerait bien mêler les cartes.

Le vétéran quart-arrière a réagi pour la première fois, mercredi après-midi, 24 heures après l'embauche surprise de Trevor Harris. Ce dernier a mené la LCF avec 33 passes de touché, la saison dernière, chez les Argonauts de Toronto.

Harris, 29 ans, a été mis sous contrat par les finalistes de la Coupe Grey afin de prendre la relève de Burris, qui écoulera la dernière année de son pacte avec Ottawa. La direction a déjà dit que le nouveau venu serait le partant en 2017, peu importe que le numéro 1 décide de poursuivre sa carrière ou non.

Pour l'instant, l'édition 2016 sera l'équipe de Burris, qui fêtera ses 41 ans au début du camp d'entraînement.

«Je savais que l'organisation s'apprêtait à effectuer pareil geste», a soutenu le principal intéressé en entrevue au Droit.

«Elle a besoin d'un plan pour assurer ma succession, que ce soit dans un an ou deux. Et c'est normal. J'espère pouvoir aider Trevor au même titre que j'ai aidé d'autres quarts un peu partout où je suis passé durant ma carrière.»

Burris a donné l'exemple des Kevin Glenn, Drew Tate et Jeremiah Masoli qu'il a pris sous son aile à leurs débuts dans la LCF. «Je vais faire la même chose ici à Ottawa avec Trevor, mais également Danny O'Brien et Brock Jensen», a-t-il ajouté.

Mais il reste que l'homme a cette triste impression de déjà-vu. Qu'on l'enterre peut-être trop vite. «Je suis habitué à me retrouver dans des situations comme ça», a rappelé Burris, qui a dû laisser sa place à des plus jeunes à Calgary puis à Hamilton.

«Chaque fois, je n'avais fait que mon travail: mener mon équipe au match de la Coupe Grey... C'est à moi de prouver que je suis encore capable de jouer à un haut niveau et forcer la main du club en vue de la saison 2017. Je peux t'assurer que je vais continuer à tout donner chaque fois que j'aurai le ballon entre les mains... Je le ferai jusqu'au moment où je ne suis plus capable de jouer.»

Henry Burris a connu justement une des meilleures saisons de sa longue et fructueuse carrière, l'an dernier. Il a dirigé la meilleure attaque de la LCF à Ottawa, ce qui lui a valu le titre de joueur par excellence du circuit.

Le Rouge et Noir se trouvait à trois minutes d'une conquête de la coupe Grey. Tout ça en partie grâce à lui.

Le prix à payer

Ces succès de l'équipe ont toutefois un prix. Plusieurs joueurs ont mis le cap vers d'autres clubs dans les dernières heures lorsque le marché des agents libres s'est mis en branle.

Jovon Johnson a accepté une offre des Alouettes de Montréal. Keith Shologan et Justin Capicciotti l'ont imité, se joignant respectivement à Winnipeg et la Saskatchewan.

«C'est toujours plate de perdre de bons joueurs et de bons amis. Mais c'est ce qui arrive lorsqu'une équipe gagne. Il reste à espérer que l'organisation trouve de bons remplaçants qui nous permettront de répéter nos exploits de la saison dernière», a dit Burris.

Un nouveau nom familier arrive à la Place TD

Arnaud Gascon-Nadon... (Bernard Brault, Archives La Presse) - image 3.0

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Arnaud Gascon-Nadon

Bernard Brault, Archives La Presse

Il possède une des meilleures biographies de joueur de la LCF sur les réseaux sociaux. Et depuis quelques heures, Arnaud Gascon-Nadon fait partie de la famille québécoise du Rouge et Noir.

L'ailier défensif originaire de Montréal délaisse les Tiger-Cats de Hamilton afin de poursuivre sa carrière à Ottawa. Sa venue pour les deux prochaines saisons a été officialisée mercredi après-midi.

«Je cours et je plaque des gens pour métier pendant six mois. L'autre six mois, je saute sur des boîtes. De hautes boîtes», peut-on lire sur son compte Twitter.

«C'est un vieil ami de moi qui habite à Los Angeles qui m'a dit cette phrase. Ça m'a bien fait rire. Ça résume bien ce que nous faisons comme job, a expliqué Gascon-Nadon au Droit. Quand tu ne sautes pas sur des boîtes pour t'entraîner durant l'hiver, tu déplaces de gros pneus ou tu fesses dedans!»

L'athlète âgé de 27 ans, qui fait 1,90 m (6' 3") et 113 kg (250 livres), prendra une pause de l'entraînement vendredi afin de participer à une conférence de presse de son nouvel employeur. Il pourra renouer avec ses anciens coéquipiers de l'Université Laval, Patrick Lavoie et Christopher Milo, qui évoluent chez le Rouge et Noir.

«J'ai adoré la ville d'Ottawa dès ma première visite ici pour un match. La combinaison anglais-français m'a charmé. Je connais aussi plusieurs gars et je sais que l'équipe se trouve entre de bonnes mains.»

Son nom peut sembler familier aux partisans du Rouge et Noir. C'est lui, le numéro 45, qui a failli gâcher la finale de l'Est à la Place TD. Une passe de Henry Burris en fin de match s'est retrouvée dans ses mains. Le hic? Le vétéran de trois saisons dans la LCF a échappé le ballon, ratant l'interception pour les Ti-Cats.

Sur la séquence suivante, Burris s'est racheté avec une longue passe de touché à l'endroit de Greg Ellingson. Un jeu qui a été surnommé «The Catch 2.0» à Ottawa.

«Ça m'a pris quelques semaines pour m'en remettre, mais j'ai tourné la page sur ce jeu. Ma saison et ma carrière ne se résument pas à un mauvais jeu. Je sais que neuf fois sur 10, je réussis ce jeu. C'est la dernière affaire à laquelle je pense maintenant. J'ai hâte de montrer à ma nouvelle équipe ce que je peux faire.»

Il y a une autre raison que son nom de famille retienne l'attention. Il est le fils de deux comédiens connus: Nathalie Gascon et Guy Nadon.

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