Un quart gatinois au Texas

Morand a réussi 223 de 308 passes pour... (Courtoisie RSEQ)

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Morand a réussi 223 de 308 passes pour 3500 verges, 43 touchés et six interceptions en neuf parties en 2015 avec les Géants de St-Jean-sur-Richelieu.

Courtoisie RSEQ

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Pas question pour Dimitri Morand d'effacer ce courriel reçu de la part de Football Canada.

Un message qui a changé ses plans en janvier. Les entraîneurs de l'équipe nationale des moins de 19 ans ont choisi ce quart-arrière originaire d'Aylmer en vue de l'International Bowl. Un événement opposant le Canada aux États-Unis qui aura lieu à la fin du mois à Arlington, au Texas.

«Quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas. J'ai été surpris quand j'ai reçu cette lettre. Depuis ce jour, chaque fois que je pense à ce courriel, j'ai des frissons. Je suis très excité de participer à ça.»

À quel point Morand a-t-il hâte? «Je fais déjà de visualisation», indique le jeune homme de 6' et 195 livres.

«Je suis fier de représenter non seulement mon pays, mais aussi la région de Gatineau et mon équipe des Géants de St-Jean-sur-Richelieu. Je veux aussi montrer aux gens là-bas qu'il se joue du bon football au nord.»

L'International Bowl se veut une belle vitrine pour ces espoirs, dont certains évoluent dans les rangs collégiaux québécois. C'est le cas de Morand, qui a fêté ses 19 ans le 3 janvier. Des dépisteurs des rangs universitaires canadiens, mais également américains seront sur les lignes de côté et dans les estrades.

«Ça va nous aider côté recrutement. C'est une opportunité pour moi de faire bonne impression.»

Surtout que son nom figure déjà sur le radar de certaines équipes au pays.

Il lui reste toutefois une saison à disputer chez les Géants, lui qui a complété 223 de 308 passes pour 3500 verges, 43 touchés et six interceptions en... neuf parties en 2015. Un rendement qui lui a valu le titre de joueur offensif par excellence lors de la dernière saison en deuxième division au Québec.

Morand pratique le football depuis une décennie. Il souligne fièrement avoir effectué ses débuts au sein du programme civil des Vikings de Gatineau.

«Un excellent programme, tient-il à mentionner. J'ai eu la chance de côtoyer de très bons entraîneurs, dont Gawain Harding et Barry Rodger. J'ai appris la base de ce sport. J'ai pu grandir comme joueur sans jamais qu'on me pousse.»

S'il n'a jamais oublié les Vikings, l'inverse est vrai aussi. Son alma mater est très fière de lui.

«Les Vikings m'aident à financer mon voyage au Texas. J'en suis très reconnaissant. Je suis très fier de les représenter», affirme Dimitri Morand, qui a aussi disputé deux saisons chez les Cyclones de Grande-Rivière dans la Ligue de football scolaire de l'Outaouais.

«J'ai pu jouer avec des amis d'enfance. Nous avons réussi à vivre de bons moments ensemble même si les résultats n'étaient pas favorables.»

Une dernière question lui a été posée. Une qui trottait dans la tête du journaliste depuis le début de l'entrevue. Elle concerne l'origine de son prénom.

Morand l'attendait celle-là.

«Je me fais poser cette question souvent. Ça me fait rire. Souvent, les gens assument que je suis Russe parce que je m'appelle Dimitri...»

Ce n'est pas le cas.

«Je suis né au Québec. Mes parents voulaient simplement un prénom fancy», lance-t-il.

Une question qui risque de lui être posée encore dans une quinzaine de jours au Texas.

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