Whyte se voyait à Ottawa

Le hasard fait souvent bien les choses. Sean... (Bernard Brault, Archives La Presse)

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Le hasard fait souvent bien les choses. Sean Whyte, qui se voyait aboutir avec le Rouge et Noir, se retrouvera dans le camp adverse au match de la Coupe Grey.

Bernard Brault, Archives La Presse

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(WINNIPEG) Sean Whyte croyait bien aboutir à Ottawa, et non chez les Eskimos d'Edmonton au milieu de l'été.

Les Alouettes de Montréal venaient de le congédier, lui préférant la recrue Boris Bede. «Tout le monde me disait que le Rouge et Noir allait m'appeler, qu'il avait besoin d'aide. J'ai attendu deux semaines. Je n'ai jamais eu l'appel souhaité. Je croyais ma carrière terminée», a relaté le botteur âgé de 29 ans.

Le sort veut qu'il se retrouve maintenant chez les Eskimos. Qu'il affronte Ottawa au match de la Coupe Grey. Une occasion de hanter un club qui a levé le nez sur lui.

«C'est une motivation supplémentaire. Beaucoup de gens m'ont sous-estimé. Pourtant, j'ai toujours conservé un pourcentage de réussite élevé durant ma carrière», a reconnu Whyte.

Le Rouge et Noir a finalement opté pour Chris Milo après avoir congédié Delbert Alvarado. Ce dernier a réussi 31 de 34 tentatives de placement depuis son arrivée.

«Je connais Chris. Un bon gars. Un petit botteur comme moi», a soutenu White du haut de ses 5' 9" et 175 livres.

«Je lui ai parlé cette semaine. Nous étions d'accord sur un point. Nos histoires se ressemblent. Nous avons vécu une saison digne de montagnes russes. Beaucoup d'émotions. Nous avons commencé la saison ailleurs. On ne voulait plus de nous et nous étions sans emploi. Et voilà que nous nous retrouvons au match de la coupe Grey au sein de deux organisations qui nous apprécient, qui nous traitent bien.»

Ça se sent très bien dans sa voix. Sean Whyte n'a pas encore digéré son divorce avec les Alouettes.

«J'ai eu quatre belles années à Montréal. J'ai tout fait ce qu'on m'a demandé pour conserver mon poste. J'ai connu le meilleur camp d'entraînement de ma carrière, a-t-il dit.

«Je n'ai pas perdu mon poste au camp. Je l'ai perdu avant. Visiblement, la décision de la direction était arrêtée depuis longtemps. On filmait des commerciaux de Boris avant le camp.»

Whyte n'avait pas fini sa critique.

«Je méritais mieux que ça. Toutes les choses qu'on m'a dit durant le camp n'étaient pas vraies. J'aurais aimé qu'on soit plus honnête avec moi.»

Les Eskimos, eux, l'aiment bien. Leur nouveau botteur a réussi 24 de ses 26 tentatives de placement. Son plus long? 53 verges. «Pourtant, on a souvent dit que je n'ai pas une jambe forte...»

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