Le Rouge et Noir fin prêt pour le grand match

Patrick Lavoie assure que l'équipe ottavienne donnera tout... (Ryan Remiorz, PC)

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Patrick Lavoie assure que l'équipe ottavienne donnera tout comme lors du match de la finale d'association pour remporter la première coupe Grey de leur courte histoire.

Ryan Remiorz, PC

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Ils sont affamés, insultés et surtout sous-estimés.

Le Rouge et Noir se disait prêt, vendredi, à 48 heures du match de la coupe Grey. L'équipe vieille de deux ans tentera de donner un premier championnat de la Ligue canadienne de football (LCF) à la ville d'Ottawa depuis la conquête des Rough Riders en 1976.

La seule chose qui se dresse devant elle? Les Eskimos d'Edmonton, qui seront leurs adversaires dimanche soir devant plus de plus de 36 000 personnes au Investors Group Field.

Les champions de l'Ouest, qui ont gagné neuf matches de suite, sont fortement favorisés par les parieurs pour lever le trophée centenaire à cette 103e finale.

On dit que les grands receveurs des Eskimos donneront du fil à retordre au Rouge et Noir. Que l'équipe de la capitale est chanceuse de se retrouver à Winnipeg.

«Nous sommes habitués. C'est comme ça depuis le début de la saison, a pesté le secondeur Damaso Munoz.

«Personne ne nous accorde la moindre chance de gagner. Nous allons prouver le contraire à nouveau.»

Un peu tout le monde voyait le Rouge et Noir terminer dernier au classement avant le début du calendrier régulier. Pourtant, il est encore en vie.

«Nous savons que nous en aurons plein les bras. Et c'est normal. En finale, tu affrontes habituellement les meilleurs d'une ligue, a rappelé le plaqueur Keith Shologan.

«Oui, les Eskimos possèdent une bonne attaque. Mais, nous possédons une défensive redoutable.»

Une unité défensive qui a dominé le circuit avec 26 interceptions et 62 sacs. Pourtant, aucun de ses joueurs n'a été nommé, jeudi soir, au sein de l'équipe d'étoiles de l'Association des joueurs de la LCF.

«Une très mauvaise blague, a soutenu le vétéran demi de coin, Jovon Johnson. Nous avons terminé premiers dans plusieurs catégories de statistiques. Je m'attendais à voir quelques-uns de nos joueurs être récompensés... Mais bon, c'est ça qui est ça. Les gens verront dimanche à quel point nous avons une défensive qui réussit de gros jeux.»

Un peu plus loin, son coéquipier Shawn Lemon jurait que le Rouge et Noir sera dans le coup. Qu'il ne stoppera pas seulement le quart-arrière des Eskimos, Mike Rielly.

«Nous allons le frapper. Il va me voir souvent de très près, a dit l'ailier qui a gagné la coupe Grey en 2014 en tant que membre des Stampeders de Calgary.

«L'an dernier, j'ai souvent plaqué les quarts des Eskimos. Et je n'ai jamais perdu un match contre eux. Je veux que ça se poursuive.»

Le «Lemonator» n'était pas le seul à tenir des commentaires colorés. Les langues étaient bien déliées chez le Rouge et Noir.

«Nous allons jouer comme lors de notre dernier match. Nous allons frapper et bloquer comme si nous devons donner notre corps à la science», a soutenu le centre-arrière Patrick Lavoie.

Le seul qui était peu loquace en ce vendredi? Henry Burris. Le joueur étoile avait une bonne raison. La LCF avait donné congé d'entrevues aux quarts des deux équipes.

L'entraîneur-chef Rick Campbell sait déjà le message qu'il livrera à Burris et ses coéquipiers dans les minutes précédant la finale. «Même si la scène est différente, qu'elle est plus grande, qu'il y a plus de gens et de caméras, la recette pour gagner ne change pas par rapport aux semaines précédentes», a-t-il dit.

Cagoule et brique

Le froid s'est mis de la partie lors... (Darryl Dyck, PC) - image 3.0

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Le froid s'est mis de la partie lors du dernier entraînement du Rouge et Noir avant le match ultime comme le démontre la barbe de Jeremiah Johnson.

Darryl Dyck, PC

David Hinds portait une cagoule. Il n'était pas le seul non plus. Une vingtaine de ses coéquipiers avaient adopté le même look.

Des allures de gars qui avaient froid.

«Je n'ai jamais gelé de la sorte, avouait le secondeur du Rouge et Noir, originaire de la Floride.

«C'est une bonne chose que j'ai décidée de m'acheter un premier manteau d'hiver avant de partir d'Ottawa. Je suis habitué au chaud.»

La température ressentie était moins 16 degrés Celsius, vendredi midi, lorsque l'équipe venait de terminer sa séance d'entraînement.

À quel point ça grelottait?

Les téléphones intelligents de deux journalistes ont rendu l'âme durant des entrevues sur le terrain.

La bonne nouvelle  est que ça doit se réchauffer à Winnipeg durant le week-end. Mais il y a un bémol. «Le match débute à 18h», faisait remarquer le dg Marcel Desjardins. Le mercure va plonger.

Ça risque de rendre le travail des botteurs difficiles.

«Le ballon devient dur comme une brique plus le match avance dans une telle température», notait Chris Milo.

Autre signe qu'il fait froid? Des employés des Blue Bombers de Winnipeg, l'équipe qui présente cette partie entre Ottawa et Edmonton, ont passé l'après-midi à déglacer les nombreuses marches du stade.

Une seule personne ne semblait pas avoir de frissons. Le bloqueur SirVincent Rogers avait opté pour une paire de shorts et des manches courtes.

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