Un match à forte saveur québécoise

Jonathan Beaulieu-Richard n'avait même pas d'emploi au début... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Jonathan Beaulieu-Richard n'avait même pas d'emploi au début de la saison.

Martin Roy, Archives LeDroit

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(WINNIPEG) Le Québec n'aura jamais été aussi bien représenté à un match de la coupe Grey.

Un total de 11 joueurs nés dans la Belle province pourraient enfiler l'uniforme, dimanche, lors de la 103e finale de la Ligue canadienne de football. Le Rouge et Noir en compte six dans ses rangs, de Patrick Lavoie à Antoine Pruneau en passant par Chris Milo, Jonathan Beaulieu-Richard, Vincent Desloges et Scott Macdonell.

Les Eskimos d'Edmonton, eux, alignent les Mathieu Boulay, Gregory Alexandre, Danny Groulx, Mike Dubuisson et Cory Watson.

Onze joueurs dont les parcours respectifs se sont croisés, à un moment ou l'autre de leur carrière. Onze athlètes qui possèdent des histoires différentes.

«J'ai joué avec Danny à l'université Laval. Je disputais ma dernière saison là-bas, lui sa première», a souligné Lavoie.

Ces anciens coéquipiers seront maintenant des adversaires.

«Nous restons amis. Nous sommes notamment allés souper ensemble à notre arrivée à Winnipeg mardi», a ajouté le capitaine des unités spéciales du Rouge et Noir.

Pruneau, Desloges et Beaulieu-Richard se sont joints au duo.

«Quand on joue un match, les Québécois se rassemblent habituellement la veille pour un repas, a raconté Groulx. Qu'on ait joué contre ou ensemble auparavant, on se rappelle de bons souvenirs.»

La recette n'a pas changé cette semaine. «On s'est félicité pour s'être rendu jusqu'ici», a confié Groulx, né à Gatineau mais qui a vécu son adolescence dans la région de Sherbrooke.

Seulement deux joueurs, Watson et Milo, ont déjà participé au match de la coupe Grey dans le passé.

De la pharmacie à la Coupe Grey

Beaulieu-Richard, lui, a hâte de mettre les pieds sur la surface du Investors Group Field en vue de cette finale. Dire qu'au début de la saison, il se trouvait chez lui sans travail.

Les Alouettes de Montréal avaient retranché le secondeur, qui venait de se remettre d'une importante blessure à un genou. En attendant qu'un autre club lui fasse signe, l'athlète originaire de Trois-Rivières a obtenu un emploi de pharmacien, un domaine dans lequel il avait été étudié.

Le téléphone a finalement sonné lors de la dernière semaine de septembre.

Une semaine après son arrivée à Ottawa, Jonathan Beaulieu-Richard a été inséré dans l'alignement contre Toronto afin de stabiliser les unités spéciales. Depuis, il a disputé six parties consécutives.

Et pas question que le Rouge et Noir le retire de la formation.

«Quand je suis arrivé, on ne m'a rien promis. Mais j'ai eu la chance de bien faire dès le début, a dit l'ancien joueur des Carabins de Montréal.

«J'étais confiant de pouvoir jouer dans cette ligue et contribuer à une équipe. Je l'avais prouvé auparavant.»

De Hawkesbury à Winnipeg

Patrick Bourgon porte fièrement son gilet aux couleurs du Rouge et Noir à Winnipeg. L'équipe qui lui a donné sa première chance dans les rangs pros.

Le jeune homme est originaire de Hawkesbury. Son père est dentiste à Buckingham. Bourgon occupe un poste adjoint aux opérations football depuis janvier. «Je fais un peu de tout, dont du dépistage», raconte-t-il.

Le Rouge et Noir l'avait accueilli à titre de stagiaire, quelques mois avant le repêchage d'expansion. Il avait aidé à décortiquer les bandes vidéos de plusieurs joueurs disponibles. Le dg Marcel Desjardins a tellement aimé son travail qu'il l'a embauché. Bourgon est un ancien maraudeur étoile chez les Redmen de McGill, de 2007 à 2010. Il avait participé au Défi Est-Ouest. «J'avais dû arrêter de jouer au football en raison de problèmes de commotion cérébrale», a relaté le jeune homme âgé de 27 ans.

Comme tous les espoirs, il rêvait de faire carrière dans la LCF. «Quand j'ai commencé à faire du dépistage, j'ai décidé de regarder une vidéo de moi comme joueur. Je me suis rendu compte rapidement que je n'étais pas assez bon pour jouer chez les pros!» Patrick Bourgon ne sera pas de retour chez le Rouge et Noir en 2016. Il va relever un défi en Europe. Un poste de coordonnateur défensif l'attend au sein d'une équipe professionnelle près de Paris, en France.

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