Pas de retraite en vue pour Burris

Henry Burris n'a jamais été aussi émotif depuis... (Etienne Ranger, archives LeDroit)

Agrandir

Henry Burris n'a jamais été aussi émotif depuis son arrivée chez le Rouge et Noir.

Etienne Ranger, archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Gagne ou perd, Henry Burris n'accrochera pas ses épaulettes après le match de la coupe Grey. Il veut poursuivre sa carrière en 2016 lorsque son compteur passera à 41 ans.

«Je pense avoir une ou deux autres saisons dans le corps, a indiqué le vétéran quart-arrière du Rouge et Noir, mercredi, après le premier entraînement des siens au Investors Group Field de Winnipeg.

«Je prends un soin jaloux de mon corps, plus que jamais. Par exemple, j'ai commencé à pratiquer la gymnastique l'hiver passé afin d'améliorer ma flexibilité.»

Sans surprise, sa mêlée de presse a été la plus longue parmi tous les joueurs des deux équipes participant au match de la coupe Grey. Elle a duré 27 minutes et six secondes.

L'encre commençait à faire défaut dans certaines plumes à bille...

Ce qu'on a retenu? Burris n'a jamais été aussi émotif depuis son arrivée chez le Rouge et Noir.

«Je suis en beau maudit depuis notre victoire en finale de l'Est. J'ai mal joué. Je vais être en beau maudit toute la semaine», a-t-il dit, lui qui n'a complété que 17 de 32 passes contre les Tiger-Cats de Hamilton.

Une bonne nouvelle aux yeux du receveur Brad Sinopoli. Il a rappelé que son vieux coéquipier livre ses meilleures performances quand il a une crotte sur le coeur.

Et là, il en a une grosse.

«Je joue mieux quand je suis fâché», a avoué Burris.

Ajoutez à cela que des médias l'ont piqué au vif en rappelant que les Stampeders de Calgary et les Tiger-Cats de Hamilton l'ont tour à tour viré en janvier 2012 puis en février 2014. «Ça fait mal d'être congédié quand tu te consacres autant à une équipe sur le terrain et dans la communauté, à être un bon ambassadeur», a expliqué Henry Burris.

Son renvoi chez les Ti-Cats, il ne l'a toujours pas digéré.

«Je venais d'amener l'équipe au match de la coupe Grey, a-t-il commencé par relater. On m'a annoncé que c'était fini au même moment que la nouvelle de l'embauche de Zach Collaros à titre de nouveau quart-arrière était diffusée...»

Burris n'a pas seulement varlopé son ancien club. Il a lancé une flèche au gouvernement canadien, qui tarde à lui accorder sa citoyenneté après une quinzaine d'années au pays.

«Je me lève à 5 h le matin durant la saison morte pour m'entraîner. Mais certains considèrent encore que je pratique un travail à temps partiel...»

Bon hank, mauvais Hank

Les médias ont aussi passé dans son tordeur. Il dit être agacé chaque fois que l'expression «Bon Hank, Mauvais Hank» est utilisée pour le décrire. Quatre mots qui décrivent à quel point Burris est capable du meilleur comme du pire, d'une semaine à l'autre.

Par exemple cette saison, il n'avait récolté que 162 verges contre les Eskimos lors du premier affrontement entre les deux clubs à Edmonton. Huit jours plus tard à Ottawa, il rebondissait en complétant 74% de ses passes.

«Je ne comprends pas quand les gens disent ça et mentionnent par la suite que je suis un futur membre du Temple de la renommée... Ça n'a pas de sens.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer