Les Eskimos, une bête noire

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Lors de leur dernier affrontement avec le Rouge et Noir, les Eskimos avaient gagné sans leur quart vedette Mike Reilly.

Jonathan Hayward, PC

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(WINNIPEG) Une seule équipe dans la Ligue canadienne de football (LCF) l'a toujours battue depuis deux ans. Et le sort veut que cette équipe soit son adversaire en grande finale.

Le Rouge et Noir a perdu ses deux parties contre les Eskimos d'Edmonton en 2015. Même chose la saison précédente.

«Ça ne veut rien dire», répète depuis deux jours l'entraîneur-chef Rick Campbell.

Son club s'était incliné 46-17 à Edmonton le 9 juillet. La semaine suivante, il avait encaissé un revers de 23-12.

«Nous menions au dernier quart lors du second match lorsque les Eskimos ont réussi un long jeu pour un touché», rappelle Campbell.

«Ces deux parties étaient au début du calendrier régulier. Les deux équipes ont bien changé depuis ce temps.»

Edmonton avait gagné sans son quart vedette Mike Reilly. Chez le Rouge et Noir, l'attaque tournait au ralenti. Receveurs et quart vedette s'apprivoisaient.

Puis Chevon Walker était le porteur de ballon, Delbert Alvardo le botteur. William Powell et Jeremiah Johnson ont pris la relève au poste de demi tandis que Chris Milo s'avère une horloge grand-père pour les placements.

Le Rouge et Noir a terminé le calendrier régulier avec quatre receveurs ayant franchi la barre des 1000 verges, une première dans la LCF depuis 2005.

«Nous avons beaucoup grandi depuis la dernière fois que nous avons affronté les Eskimos», insiste le coordonnateur offensif, Jason Maas.

«C'est pourquoi j'ai confiance que nous pourrons réussir plus de jeux à l'attaque et nous donner une véritable chance de gagner. Mais en même temps, il faut reconnaître que nos adversaires se sont beaucoup améliorés aussi.»

Maas aura la semaine pour trouver des failles chez les Eskimos. Leur entraîneur-chef Chris Jones s'avère un gourou de la défensive. Il a pu stopper l'attaque des champions en titre, les Stampeders de Calgary, en finale de l'Ouest.

Ces derniers possédaient pourtant le meilleur porteur de ballon et le meilleur receveur du circuit.

«[Jones] fait ses devoirs. Il connaît toutes les tendances des équipes et de leurs coordonnateurs. Il se rappelle ce que certains entraîneurs ont utilisé comme jeux, il y a plusieurs années de ça. Il est prêt à tout.

«Ce qui pourrait jouer en notre faveur, c'est que notre feuille de route n'est pas si longue que ça.»

Les Eskimos, eux, ont répété un peu les mêmes choses. «Le Rouge et Noir n'est pas le même club que nous avons vaincu au début de l'été, a averti Reilly, mardi, à son arrivée à Winnipeg.

«Ce n'est pas un accident de parcours s'il a abouti ici», a-t-il ajouté un peu plus tard durant une mêlée de presse.

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