Tapis... blanc pour le Rouge et Noir

L'entraîneur-chef du Rouge et Noir Rick Campbell et... (Jonathan Hayward, PC)

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L'entraîneur-chef du Rouge et Noir Rick Campbell et son équipe ont atterri à Winnipeg mardi soir en vue de la finale de la Coupe Grey qui aura lieu dimanche.

Jonathan Hayward, PC

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(WINNIPEG) Un joueur de ligne offensive portait un chapeau de trappeur. Un de ses coéquipiers en défensive avait enfilé une chemise de chasse carreautée pour le long vol. L'entraîneur-chef, lui, affichait un foulard aux couleurs de l'équipe autour du cou.

Le Rouge et Noir a débarqué à Winnipeg, mardi sur l'heure du souper, à cinq jours du match de la coupe Grey. Il faisait froid. Très froid.

Le mercure indiquait moins neuf degrés Celsius lorsque l'avion nolisé des champions de l'Est s'est pointé dans la capitale manitobaine. Il devrait chuter plus bas mercredi et jeudi, deux jours d'entraînement au Investors Group Field où se déroulera la finale dimanche sur le coup de 18h.

Et il y avait un tapis... blanc pour accueillir le Rouge et Noir. C'est le résultat d'une tempête qui a soufflé sur la ville la semaine dernière.

«Va-t-il neiger encore demain?» a demandé Rick Campbell, sourire en coin aux journalistes qui l'attendaient à l'aéroport.

La réponse? Oui...

La réaction de son vis-à-vis chez les Eskimos d'Edmonton, qui affronteront Ottawa en finale?

«C'est ma deuxième participation à un match de la coupe Grey à Winnipeg. La dernière fois, il a fait moins 30 degrés», a lancé Chris Jones.

Cela dit, les joueurs ne passeront pas la semaine à jaser de météo, à se plaindre du froid.

«J'ai dit aux gars de s'amuser», a confié le quart-arrière Henry Burris. Mais pas trop, a-t-il avoué plus tard.

Le vétéran de 16 saisons dans la LCF en sait quelque chose. Il a gagné la coupe Grey en 1998 chez les Stampeders de Calgary.

«L'année suivante, notre équipe avait décidé de faire la fête contre Hamilton, à Vancouver. Le couvre-feu avait pris le bord assez vite. Nous avions perdu, a soutenu Burris. Il faut se rappeler que nous sommes ici pour une raison.»

Le Rouge et Noir veut graver le nom d'Ottawa sur la coupe Grey pour la première fois depuis 1976.

Campbell a décidé de fixer le couvre-feu à 23 h. Mais il a tenu à apporter une précision.

«Je ne veux pas que les gars s'embarrent dans leur chambre. Je veux qu'ils profitent de la semaine tout en se rappelant pourquoi nous sommes ici», a dit le coach.

Le capitaine des unités spéciales, Patrick Lavoie, n'est pas inquiet. Selon lui, la jeune équipe sera sage.

«Nous avons eu du plaisir sur l'avion, comme c'est toujours le cas. Mais pour nous, ça reste un voyage d'affaires, a affirmé le centre-arrière québécois.

«Pas question de changer notre recette gagnante. Nous essayons toujours de nous amuser tout en restant sérieux. Ce qui est dangereux en ce moment, c'est de se prendre trop au sérieux trop rapidement. Nous sommes seulement mardi. Il ne faut pas trop capoter. Le match est seulement dimanche.»

Et Lavoie a assuré qu'il ne fera pas la fête au centre-ville de Winnipeg.

«Le couvre-feu, ça ne me dérange pas. J'aime revenir à ma chambre tôt. Je ne me couche jamais trop tard.»

Deux gros gars soulagés de l'avoir échappé belle

La remise trop haute de Jon Gott aurait... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 3.0

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La remise trop haute de Jon Gott aurait pu compliquer la tâche du Rouge et Noir, dimanche.

Patrick Woodbury, LeDroit

Jon Gott sait qu'il l'a échappé belle. J'Michael Deane aussi.

Le centre et le garde s'avèrent deux des joueurs les plus imposants du Rouge et Noir. Ils auraient été les deux boucs émissaires si l'équipe avait perdu au lieu de gagner, dimanche, en finale de l'Est contre les Tiger-Cats.

Gott a remis le ballon trop haut au quart Henry Burris, qui a réussi à l'attraper au-dessus de sa tête avant d'effectuer la longue passe de touché victorieux à Greg Ellingson en fin de match. Un ballon qui aurait pu facilement se retrouver dans la zone des buts d'Ottawa.

«J'ignorais ce qui venait de se produire. J'ai entendu la foule dire «Oh» après la remise. Puis quand je me suis tourné vers Henry, je l'ai vu lancer le ballon. C'est quand j'ai aperçu la reprise au tableau indicateur que j'ai réalisé à quel point notre quart a réalisé tout un jeu.»

Gott a éprouvé des problèmes pendant toute la partie. Il avait bousillé deux reprises plus tôt.

«Plus le match progressait, plus le ballon était glissant. J'ai donc décidé d'en mettre un peu plus à la fin. Ç'a donné ce missile au-dessus de la tête de Henry!»

Le barbu de 6' 3'' et 297 livres préférait en rire mardi en revenant sur ces pépins.

«Moi aussi j'ai laissé partir un soupir de soulagement quand Greg a marqué, a ajouté Deane, du haut de ses 6' 5'' et 312 livres. J'ai commis une gaffe sur le jeu précédant qui aurait pu nous coûter cher.»

Son erreur? Frapper un joueur des Ti-Cats à la hauteur des genoux. Le geste a mené à une pénalité de 15 verges qui a reculé le Rouge et Noir près de sa ligne des buts.

«Les arbitres ont vu un geste qu'il jugeait illégal. Ils ont fait leur travail. Je suis heureux que personne n'ait été blessé. Je ne suis pas ce genre de joueur qui cherche à faire mal.»

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