Ron Omara se souvient de ses débuts

Ron Omara (à droite) et ses coéquipiers des... (Martin Roy, archives LeDroit)

Agrandir

Ron Omara (à droite) et ses coéquipiers des Tiger-Cats s'attendent à recevoir un accueil hostile de la part des partisans du Rouge et Noir, en vue de la finale de la division Est de la LCF.

Martin Roy, archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Ron Omara ne reconnaît plus sa région natale qu'il croyait timide et réservée.

Le secondeur recrue des Tiger-Cats de Hamilton, qui a grandi non loin de l'école Vieux Vergers, à Aylmer, s'apprête à disputer un deuxième match en carrière à la Place TD, dimanche, lors de la finale de l'Est. Il avait eu droit à son baptême, il y a deux semaines, dans un revers de 44-28 contre le Rouge et Noir.

«Un environnement hostile nous attend à Ottawa», a soutenu Omara au bout du fil.

Oui, on parle de la même ville d'Ottawa, longtemps considérée comme ennuyante et peu bruyante à des rencontres sportives.

«Une ville que j'ai toujours perçue comme conservatrice, a avoué Omara.

«Je suis heureux de voir cette transformation. De voir toute cette énergie au stade. J'ai été émerveillé par le nombre de partisans qui étaient maquillés et costumés lors de notre dernière visite.

«Quand le Rouge et Noir effectue un jeu, la foule s'enflamme. En plus, les amateurs font leurs devoirs. Ils fouillent le Web pour trouver des trucs au sujet de nos joueurs. Ils s'en servaient pour nous narguer. Ça rend un match encore plus intéressant!»

Tous les billets ont trouvé preneurs en vue de ce troisième et dernier affrontement entre les Tiger-Cats et le Rouge et Noir. Le gagnant accédera au match de la coupe Grey, le 29 novembre, à Winnipeg.

«Je suis très heureux de voir Ottawa qui connaît du succès. Mais j'espère bien qu'on sorte victorieux de cette partie», lance Omara, qui a évolué dans la Ligue de football scolaire de l'Outaouais pendant son adolescence.

L'athlète âgé de 24 ans a porté les couleurs des Gee Gees de D'Arcy-McGee, disputant ensuite quatre saisons universitaires dans les Maritimes. Il a obtenu un essai dans la NFL, plus précisément chez les Giants de New York en mai.

Quelques jours plus tard, Hamilton l'a sélectionné en quatrième ronde au dernier repêchage de la LCF.

Omara, qui fait 6' 2" et 240 livres, a disputé 14 parties, étant utilisé uniquement au sein des unités spéciales. Il a réussi quatre plaqués, dont un contre le Rouge et Noir.

«J'ai beaucoup appris à ma première saison. J'ai la chance d'être dirigé par de bons entraîneurs», a-t-il souligné.

Il y a l'ancien joueur étoile Orlondo Steinauer, qui s'occupe de la défensive. Et surtout, on retrouve Jeff Reinebold, le gourou des unités spéciales.

«Il est prêt à tout pour gagner. Et il trouve toujours le moyen de vendre son plan à tous les joueurs. Il m'a montré aussi comment mieux bloquer.»

Le Rouge et Noir préférerait jouer la finale de l'Est dans la neige

«Jouer dans la neige, ça ne me dérange... (Archives, La Presse Canadienne) - image 3.0

Agrandir

«Jouer dans la neige, ça ne me dérange pas. J'ai eu pire», déclare le receveur éloigné Ernest Jackson.

Archives, La Presse Canadienne

Il pleuvait jeudi à la Place TD. Trois jours plus tard, il pourrait neiger lorsque le Rouge et Noir disputera la finale de l'Est chez lui.

Les plus récentes prévisions prévoient des averses dimanche, à Ottawa. Reste à savoir si ce sera de la pluie ou des flocons.

Peu importe ce qui tombera du ciel, ça ne dérangera pas le receveur Ernest Jackson, qui a disputé son football universitaire à Buffalo. «Notre coach à l'époque nous avait obligés de nous entraîner durant un blizzard. En plus, il y avait une panne d'électricité, a-t-il souligné.

«Donc jouer dans la neige, ça ne me dérange pas. J'ai eu pire.»

Un peu plus loin sur le terrain, le centre-arrière Patrick Lavoie tenait un discours similaire. Il ne passera pas son temps libre à zieuter le site web d'Environnement Canada.

«Si je dois choisir, je préfère la neige. S'il pleut et il fait froid, tu as l'impression que tes mains gèlent plus rapidement, a raconté Lavoie.

«Puis quand je jouais chez le Rouge et Or de l'université Laval, nous avions déjà disputé un match dans la neige. Il neigeait tellement qu'on avait de la misère à voir les joueurs à la télé.»

À travers ses 16 saisons dans la LCF, Henry Burris a tout vu. Le quart-arrière est prêt pour tout, dit-il.

«Mais honnêtement, ça ne serait pas un match éliminatoire de la ligue canadienne s'il ne neige pas, a-t-il lancé en riant.

«Tu n'es pas dans la bonne ligue si tu n'es pas prêt à jouer dans n'importe quoi (...), a ajouté l'entraîneur Rick Campbell. Je me souviens d'une partie durant mes années en tant qu'adjoint à Calgary. Le mercure devait indiquer moins 20 degrés Celsius. Il faisait tellement froid.»

Neige ou pas, les pelles sont quand même sorties à la Place TD. Juste au cas où.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer