Le Rouge et Noir, de négligé à favori

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«Les Tiger-Cats ont participé à la coupe Grey lors des deux années précédentes», a rappelé le quart-arrière Henry Burris, mercredi, après l'entraînement des siens.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Fini le rôle de négligé pour le Rouge et Noir, qui était jadis une proie facile pour les huit autres clubs de la LCF.

Pour la première fois de sa jeune histoire, l'équipe de la capitale nationale portera l'étiquette de favorite lors de la finale de l'Est contre les Tiger-Cats de Hamilton, dimanche après-midi, à la Place TD. C'est le prix à payer pour avoir gagné le titre de sa division en saison régulière.

Une étiquette que les joueurs rejettent par contre du revers de la main.

«Les Tiger-Cats ont participé à la coupe Grey lors des deux années précédentes», a rappelé le quart-arrière Henry Burris, mercredi, après l'entraînement des siens.

«Nous sommes encore les négligés, a ajouté le botteur québécois Christopher Milo. Personne ne parle de nous. Personne n'a parlé de nous à travers la ligue durant la saison même si nous gagnions plusieurs matches de suite. Pour être honnête avec vous, j'aime ça comme ça. Nous nous contentons de mettre notre casque cette semaine et travailler encore plus fort.»

Visiblement, le Rouge et Noir a l'intention de jouer à fond cette carte de la formation peu respectée. De l'équipe que tout le monde s'attendait à voir s'écrouler dans le dernier mois de la saison.

«Il y a peu de gens qui pensaient nous voir encore ici cette semaine, a enchaîné Milo. Notre objectif est de jouer encore la semaine prochaine...»

Ce qui signifierait une première présence d'un club d'Ottawa de la LCF à un match de la coupe Grey depuis 1981.

Les joueurs souriaient et s'amusaient mercredi à leur retour sur le terrain. Mais ils ont tous répété que ce fut à l'image de chaque semaine depuis le camp d'entraînement en juin.

Le botteur Christopher Milo... (Darryl Dyck, Archives PC) - image 2.0

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Le botteur Christopher Milo

Darryl Dyck, Archives PC

«Il n'y a pas de risque que l'équipe soit trop confiante», a assuré le vétéran Milo.

Un commentaire répété par Marcel Desjardins.

«Je ne peux pas voir comment nous pourrions avoir un excès de confiance. Nous n'avons rien prouvé encore comme équipe. Oui, nous avons terminé au premier rang de notre division, mais cela nous accorde seulement le droit de jouer la finale de l'Est», a soutenu le directeur général du Rouge et Noir.

«Gagner ce match nous permettrait de prouver beaucoup de choses, a poursuivi Desjardins. Les joueurs comprennent ça. Ils savent aussi que nous allons affronter un bon club. Une équipe qui joue du très bon football. Ça serait ridicule de notre part d'être trop confiant.»

Une équipe expérimentée

Puis le dg ne craint pas que la pression écrase sa jeune formation. Il y a longtemps qu'Ottawa n'a pas été aussi gaga envers une équipe de football.

Il ne reste plus de billets en vue de la finale de l'Est. Le drapeau du Rouge et Noir a été hissé devant l'hôtel de ville.

«Il n'y a pas de risque que ça se produise. Notre quart-arrière est habitué à ce genre de situation», a rappelé Marcel Desjardins en parlant de Burris, qui complète sa 16e saison dans la LCF.

Et il n'est pas le seul. Il y a les Milo, Jovon Johnson, Brad Sinopoli, Jon Gott, Keith Shologan et Zack Evans qui possèdent aussi beaucoup d'expérience.

«Même si la franchise est jeune, nous misons sur plusieurs vétérans qui ont participé à des finales de l'Est ou de l'Ouest, qui ont même participé au match de la coupe Grey. Nous savons ce que ça prend», a assuré Milo, qui a gagné les grands honneurs en 2013 dans l'uniforme des Roughriders de la Saskatchewan.

Logo et chasse aux espions

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La Place TD avait un look différent, mercredi, lors du retour à l'entraînement du Rouge et Noir. Le logo du commanditaire principal du stade a laissé place à celui de l'équipe au milieu du terrain en vue de la finale de l'Est de la LCF.

Un changement qui a capté l'attention de plusieurs joueurs qui admiraient le gros «R» au milieu d'une scie circulaire. Le plaqueur Zack Evans a même pris une photo pour l'afficher sur les réseaux sociaux.

Autre truc qui n'est pas passé inaperçu? Le Rouge et Noir avait un employé qui se promenait aux quatre coins du stade, s'assurant qu'il n'y avait pas d'espions filmant leur entraînement.

Quoi d'autre?

Trois joueurs ont effectué un retour sur le terrain. Le demi défensif Jerrell Gavins et le maraudeur Forrest Hightower pourraient affronter les Tiger-Cats. Le porteur de ballon Jeremiah Johnson a aussi participé à l'entraînement, lui qui avait marqué neuf touchés au sol avant de se blesser, le mois dernier.

Pas d'appels de clubs adverses

Le téléphone au bureau de Marcel Desjardins n'a pas encore sonné.

Le dg du Rouge et Noir a affirmé au Droit ne pas avoir reçu d'appels des autres formations de la ligue qui sont à la recherche d'entraîneurs. Le nom du coordonnateur à l'attaque Jason Maas a été soulevé dans les médias de Winnipeg pour un poste similaire qui s'avère vacant chez les Blue Bombers.

Desjardins a rappelé la philosophie de l'équipe. Elle ne s'opposera pas à ce qu'un de ses employés se joigne à une équipe rivale afin d'occuper un poste plus important. Mais pas question de laisser partir un instructeur sous contrat pour un même rôle ailleurs.

On dit que les Bombers pourraient offrir à leur futur coordonnateur offensif le titre également d'adjoint à l'entraîneur-chef.

Les noms de Jacques Chapdelaine et Paul LaPolice ont aussi été mentionnés jusqu'ici afin de succéder à Marcel Bellefeuille, congédié à la fin de la saison régulière.

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