Le Rouge et Noir en attente d'un adversaire

La pluie a déjà causé des maux de... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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La pluie a déjà causé des maux de tête au Rouge et Noir, tant lors de pratiques que lors de matches.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Jovon Johnson adore prendre des photos dans le parc de la Gatineau. Mais pas question pour le vétéran du Rouge et Noir de consacrer son prochain dimanche à savourer les derniers moments du coloris automnal.

Cette journée de congé sera passée devant le petit écran. Le demi de coin étoile suivra le match entre les Argonauts de Toronto et les Tiger-Cats de Hamilton.

Le club gagnant affrontera Johnson et ses coéquipiers en finale de l'Est, le 22 novembre, à la Place TD.

«Nous pourrons voir ce qui nous attend le week-end prochain. Surtout, nous pourrons regarder deux équipes se frapper et se faire mal pendant que nous nous reposons», a fait remarquer Johnson, sourire en coin.

Le numéro 2 du Rouge et Noir s'est déjà retrouvé dans pareille position en 2011. Il était alors membre des Blue Bombers de Winnipeg.

«Comme nous ici, nous avions gagné le titre de la division en saison régulière. Nous avions passé une semaine à nous entraîner dans la pluie comme nous ici lors des trois derniers jours», a relaté Jovon Johnson

En finale de l'Est contre Hamilton, les Bombers avaient gagné.

«Les conditions n'étaient pas idéales. Il a plu et même neigé. Puisque nous avions pratiqué là-dedans auparavant, nous étions prêts.»

C'est pourquoi il ne se plaignait pas d'être détrempé, vendredi après-midi, après l'entraînement du Rouge et Noir à la Place TD. Même chose pour le centre Jon Gott.

«Je ne vais jamais me plaindre d'avoir une semaine sans jouer un match. Ça permet de soigner de petits bobos», a lancé le barbu de l'équipe.

Un peu plus loin, l'entraîneur-chef Rick Campbell vantait l'attitude de ses joueurs. Ils auraient pu lever le pied sur le terrain lors des trois derniers jours.

«Au contraire, l'intensité était au rendez-vous, même s'il pleuvait beaucoup hier et aujourd'hui.»

Un autre qui a aimé ça? L'ancien centre devenu entraîneur de la ligne offensive, Bryan Chiu.

«Durant mes années en tant que joueur à Montréal, nous n'avions jamais d'entraînement dans la pluie. Quand il ne faisait pas beau, nous nous retrouvions toujours à l'intérieur d'un complexe au chaud et à l'abri de tout. Je me suis ennuyé de ces moments sur un terrain lors d'intempéries!»

À l'image des joueurs, Chiu et les autres entraîneurs regarderont la partie Argos contre Ti-Cats à la télé.

«Dès la fin de cette partie, nous allons nous mettre immédiatement au travail afin de concevoir notre plan de match pour la finale de l'Est», a indiqué son patron Rick Campbell.

Toujours privé de leur «Conan le Barbare»

Connor Williams... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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Connor Williams

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Ses coéquipiers l'ont surnommé «Conan le Barbare».

Un sobriquet que Connor Williams aime bien. Le plaqueur du Rouge et Noir a des allures du populaire personnage de fiction incarné par Arnold Schwarzenegger durant les années 1980. Autant pour ses biceps et pectoraux bien développés que ses longs cheveux.

«Ça me va bien», lance Williams en riant.

Ce qui va moins bien? Sa santé. L'ancien choix de deuxième ronde n'a pas disputé un match en raison de maux de dos.

Il doit se contenter d'un rôle de spectateurs sur les lignes de côté durant les parties. Depuis quelques semaines, on le voit sur le terrain à aider ses coéquipiers pendant les entraînements.

«Je me sens un peu mieux. J'essaie de contribuer à l'équipe du mieux que je peux, dit-il du haut de ses 6' 3" et 278 livres.

«Mais j'avoue que j'ai les émotions partagées ces jours-ci. Je suis très content pour mes coéquipiers, les entraîneurs et le personnel de soutien de cette équipe qui vivent des moments excitants. Mais de mon bord, je trouve ça très difficile de ne pas être en mesure de jouer.»

Williams, 24 ans, s'est blessé à la fin du camp d'entraînement. Depuis quelques semaines, il fait la tournée de spécialistes afin de trouver des solutions.

«Au début, j'avais de la misère à sortir du lit à la maison et embarquer dans ma voiture. Les choses simples étaient rendues difficiles. Aujourd'hui, je peux accomplir ces tâches, mais je suis loin d'être en mesure de jouer.»

C'est pourquoi il contemple une opération au dos.

«Si ça peut me permettre de revenir au jeu l'an prochain», plaide Williams, malchanceux depuis son passage chez les pros.

«L'an dernier au camp d'entraînement, j'ai dû combattre une vilaine infection. J'ai pu me remettre sur pied et jouer 14-15 parties avant de subir une commotion cérébrale.»

A-t-il songé à couper ses longs cheveux pour chasser le mauvais sort?

«Je ne suis pas superstitieux, assure l'athlète originaire d'Ottawa. Puis pas question de toucher ça. J'ai laissé pousser mes cheveux afin de rendre hommage à un oncle qui jouait jadis au football, qui est aujourd'hui décédé. Il portait de longs cheveux comme moi.»

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