Campbell finaliste au titre d'entraîneur-chef de l'année

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«C'est flatteur d'être en nomination pour ce prix. Mais ce n'est pas un honneur individuel. Ça revient à l'équipe entière», affirme Rick Campbell.

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Son père Hugh a gagné ce trophée en 1979. Trente-six ans plus tard, Rick Campbell pourrait l'imiter.

L'instructeur du Rouge et Noir est l'un des deux finalistes pour le trophée Annis Stukus remis à l'entraîneur-chef de l'année dans la Ligue canadienne de football (LCF). Le commissaire Jeffrey Orridge en a fait l'annonce jeudi matin.

«Je ne me souvenais pas qu'il avait déjà mérité cet honneur. Je suis trop préoccupé à aider notre équipe à se rendre jusqu'au match de la coupe Grey, a avoué fiston Campbell.

«Cela dit, je suis fier de mon père, de ce qu'il a accompli dans cette ligue. Il a connu beaucoup de succès. Nous essayons à notre tour ici de connaître beaucoup de succès.»

Le Rouge et Noir vient de terminer au premier rang de la division Est. Sa fiche de 12-6 constitue l'un des plus importants revirements en un an pour une franchise de la LCF.

Ottawa n'avait gagné que deux fois en 2014 à sa saison inaugurale.

L'embauche de Rick Campbell, 44 ans, à la barre de l'équipe d'expansion en décembre 2013 avait surpris plusieurs amateurs. Ce dernier n'avait jamais été entraîneur-chef auparavant, occupant des postes d'adjoint et de coordonnateur à Edmonton, Winnipeg et Calgary.

Papa Campbell, lui, n'a pas seulement remporté le Annis Stukus en 1979. Son équipe, les Eskimos d'Edmonton, avait aussi mis la main sur la coupe Grey, la deuxième de cinq conquêtes consécutives.

Chris Jones, des Eskimos d'Edmonton, s'avère l'autre finaliste pour cet honneur. Le gagnant sera dévoilé lors du gala annuel de la LCF à la fin novembre à Winnipeg.

«J'ai une photo de ton père devant moi, au-dessus de la télé ici dans mon bureau», a lancé Jones à Rick Campbell pendant une téléconférence organisée par la ligue.

«J'essaie de m'inspirer des entraîneurs qui ont connu une carrière fructueuse», a-t-il enchaîné.

La réaction de Campbell? «Je n'ai pas une photo de lui ici, a soutenu Campbell en riant. Il faudrait peut-être que j'en accroche une au mur.»

George Brancato a été le dernier membre d'une franchise d'Ottawa de la LCF à être nommé entraîneur-chef de l'année, il y a 40 ans, en 1975. Il a succédé à Jack Gotta (1972 et 1973) et Frank Clair (1966 et 1969).

«C'est flatteur d'être en nomination pour ce prix. Mais ce n'est pas un honneur individuel. Ça revient à l'équipe entière. Des autres entraîneurs qui préparent bien les joueurs... à ces joueurs qui se défoncent sur le terrain de même qu'au directeur général Marcel Desjardins et ses adjoints qui ont assemblé cette équipe», a soutenu Rick Campbell.

La modestie de Campbell

Un commentaire qui n'a pas surpris l'ailier défensif étoile Shawn Lemon, qui le connaît depuis son passage à Calgary. «Un gars modeste. Un gars aussi qui traite tous les joueurs, du premier au dernier, de la même façon. Il fait sentir tout le monde très important, a dit le «Lemonator».

«Tu veux te défoncer pour un gars comme ça. [...] En plus, il possède un bon sens de l'humour. Il trouve tout le monde le bon moment pour lancer une blague.»

Campbell ne sera pas le seul membre du Rouge et Noir à participer à ce gala.

La LCF a annoncé que Henry Burris, Brad Sinopoli et SirVincent Rogers sont aussi les finalistes de la division Est respectivement pour les titres de joueur par excellence, joueur canadien par excellence et meilleur joueur de ligne offensive.

Pruneau avait prédit les 12 victoires

Le secondeur du Rouge et Noir, Antoine Pruneau... (Martin Roy, Archives LeDroit) - image 3.0

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Le secondeur du Rouge et Noir, Antoine Pruneau

Martin Roy, Archives LeDroit

Il a des airs de JoJo Savard, ce Antoine Pruneau. Du moins pour le côté devin.

Le secondeur du Rouge et Noir avait prédit... 12 victoires à ses coéquipiers et lui à la fin du camp d'entraînement, en juin dernier. Une déclaration dans la presse anglophone qui lui avait valu d'être tapé sur les doigts par ses patrons.

Aujourd'hui, il passe pour un génie.

«Je suis heureux que la saison se finisse comme ça», a lancé Pruneau, sourire en coin.

«Le journaliste m'avait un peu mis dans la bouche une fiche de 12-6, a-t-il ajouté. Mais oui, je prédis les saisons de football!»

Sur un ton plus sérieux, Pruneau soutient que ce n'était pas si fou que ça de prévoir de belles choses pour le Rouge et Noir après une saison de 2-16 en 2014.

«Tu voyais que le talent était supérieur à l'édition de l'an dernier. En plus, nous avions perdu plusieurs matches serrés qui auraient pu facilement être des victoires, a-t-il dit.

«C'était facile pour moi de nous imaginer avec une fiche positive. Tant qu'à ça, pourquoi ne pas finir premier? En fait, je pense que nous aurions même pu aller chercher une ou deux victoires de plus cette saison.»

Pruneau n'a pas tort. L'équipe a laissé filer deux fois des avances au quatrième quart contre les Argonauts de Toronto cet automne.

Chacun sa part

Ce qu'il a aimé à sa deuxième saison chez le Rouge et Noir?

«Tout le monde a fait sa part», note le joueur par excellence de l'équipe au sein des unités spéciales.

Par exemple en défensive, ils sont cinq joueurs à avoir réussi deux interceptions ou plus. L'attaque compte quatre receveurs ayant récolté plus de 1000 verges. «Ça explique pourquoi nous avons un nombre élevé (9) de joueurs sur l'équipe d'étoiles de l'Est», dit-il.

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