Les Griffons à deux doigts du Bol d'Or

Vincent Plouffe jouait au soccer avant de se... (Martin Roy, LeDroit)

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Vincent Plouffe jouait au soccer avant de se convertir au football. Ces jours-ci, il botte pour les Griffons du Cégep de l'Outaouais.

Martin Roy, LeDroit

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Le sort des Griffons du Cégep de l'Outaouais pourrait se décider dans les prochaines heures sur un coup de pied d'une recrue.

Ça ne semble pas énerver le botteur en question, Vincent Plouffe, parfait depuis trois mois. Il a réussi ses sept tentatives de placement.

«Ma routine ne changera pas pour ce match-ci. Je me prépare de la même façon», lance le jeune homme de 17 ans.

L'entrevue se passait tard jeudi soir. Les Griffons tenaient un dernier entraînement à leur domicile en vue de la demi-finale de la troisième division de la Ligue de football collégial du Québec.

L'équipe gatinoise, qui n'a pas perdu en 2015, est la favorite contre les Pionniers de Rimouski, ses prochains adverses, samedi après-midi, au stade Mont-Bleu. Elle a démoli Saint-Hyacinther au premier tour éliminatoire, gagnant 51-0.

Une autre victoire et les Griffons accéderont au match du Bol d'Or, le 14 novembre, à Saint-Jean-sur-le-Richelieu.

«C'est le fun d'arriver dans un club qui vit une belle saison comme ça», avoue Plouffe, qui a évolué auparavant au sein du Vortex de l'école secondaire Du Versant. Là-bas, il partageait son temps entre le rôle de receveur et botteur.

Un de ses amis a convaincu cet excellent joueur de soccer de tenter sa chance au football. Sa puissante jambe droite qui lui permet d'effectuer des dégagements de plus de 40 verges, il la doit justement à ses années passées au ballon rond.

«Ça fait trois ans que je joue au football. Mais depuis que j'ai quatre ans que je pratique le soccer. J'ai joué au Brésil pendant un mois lors de deux années consécutives à l'âge de 13 et 14 ans.»

Là-bas, le soccer, c'est sérieux. Sur le terrain, l'intensité ne manque pas. La pression non plus.

Plouffe a appris à gérer ses émotions, à maintenir sa concentration lors de moments corsés.

Il n'a rien de différent des autres botteurs, que ce soit dans les rangs collégiaux, universitaires et professionnels. On le voit souvent faire bande à part du reste de l'équipe sur le terrain et les lignes de côté.

«Les gars disent que je suis un peu bizarre», lance en riant Plouffe.

Ça commence par ses souliers qui ne sont pas identiques. La gauche est rouge, jaune et orange et s'avère ornée de motifs artistiques.

La droite? Elle est surtout blanche et porte un dessin de griffes d'un oiseau de proie.

«La gauche est passive, la droite représente la férocité, explique Plouffe.

«Je ne suis pas un joueur normal sur le terrain, ajoutera-t-il plus tard. Mettons que je ne me gêne pas pour m'isoler du groupe afin de rester dans ma bulle ou lorsque ma technique n'est pas parfaite.»

Ce dernier n'excelle pas seulement à botter, mais aussi à frapper l'adversaire. Il compte cinq plaqués à sa fiche au sein des unités spéciales.

«Ce n'est pas par choix, mais par obligation», précise-t-il en riant.

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