Le mystère plane autour de Burris

Henry Burris a été frappé au genou gauche... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Henry Burris a été frappé au genou gauche samedi dernier à Winnipeg.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Un gros point d'interrogation flotte ces jours-ci au-dessus de la Place TD.

Qui sera le quart-arrière du Rouge et Noir, dimanche après-midi, à Hamilton pour le premier de deux matches cruciaux en deux semaines contre les Tiger-Cats? Des joutes qui détermineront si Ottawa (10-6) terminera premier, deuxième ou même troisième de la division Est.

Henry Burris, qui a été frappé au genou gauche lors de la dernière partie, répète depuis le début de la semaine qu'il sera à son poste. Qu'il ne ratera pas un premier match en raison d'une blessure depuis... 2007.

Jeudi, son patron a dit qu'il était «très très confiant» que son joueur étoile entame la rencontre. Son refrain a changé vendredi après l'entraînement.

Jouera-t-il ou ne jouera-t-il pas?

«Honnêtement, je ne sais pas», a laissé tomber Rick Campbell, qui n'a pas l'habitude de lancer des journalistes sur une fausse piste.

L'entraîneur-chef du Rouge et Noir venait de voir Thomas DeMarco diriger l'attaque de l'équipe pour une troisième journée de suite. Tout ça pendant que Burris lançait quelques ballons en plus d'effectuer des exercices d'agilité et de rapidité.

En principe, ça signifierait que DeMarco obtiendrait le départ face aux Ti-Cats. Sauf que...

«Je ne serais pas surpris que Henry me dise qu'il se sent prêt et joue. Même s'il n'a pas pris part aux exercices collectifs durant la semaine, il connaît bien notre cahier de jeux. Puis je l'ai déjà vu - à l'époque qu'il était Calgary - rater une semaine d'entraînement. J'étais au sein de l'équipe adverse et nous pensions qu'il ne jouerait pas. Mais il avait fini par nous affronter.»

«Je me sens bien. Je courais aujourd'hui sur le terrain. J'ai démontré que je pouvais jouer. Maintenant, il faudra s'asseoir avec d'autres gens et en jaser.»

Henry Burris
quart-arrière du Rouge et Noir

Le coach a laissé entendre que la décision reviendrait à Burris. Le joueur, lui, a suggéré que la direction aura le dernier mot...

«Je me sens bien. Je courais aujourd'hui sur le terrain. J'ai démontré que je pouvais jouer. Maintenant, il faudra s'asseoir avec d'autres gens et en jaser», a affirmé le quart-étoile qui domine la LCF avec des gains de 5148 verges par la passe en 16 parties.

Burris a confirmé qu'il devra porter une orthèse quand il reviendra au jeu. Une pièce d'équipement qu'il n'avait jamais enfilé durant ses 18 ans dans le football professionnel, que ce soit au Canada ou dans la NFL à Chicago et Green Bay.

«Je vais devoir porter ça pour le reste de ma carrière. Je comprends mieux pourquoi les gars portent ça. Ça te protège mieux contre des coups comme celui que j'ai encaissé.»

Son agresseur, l'ailier défensif Jamaal Westerman, des Blue Bombers de Winnipeg, a été mis à l'amende pour le maximum permis par la convention collective. Il s'agit de l'équivalent de la moitié d'un chèque de paie.

«C'est désolant de voir un gars donner un coup de la sorte, a dit Burris, qui a été plaqué à la hauteur des genoux en complétant une passe de touché. Nous devrions tous nous respecter dans la ligue. Nous jouons tous pour la même raison: faire vivre nos familles.»

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