Capicciotti, un bon coup dont on parle encore

L'ailier défensif Justin Capicciotti a reçu le titre... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

Agrandir

L'ailier défensif Justin Capicciotti a reçu le titre de joueur canadien par excellence du Rouge et Noir d'Ottawa l'an dernier. Il avait complété 11 sacs.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le matin du 16 décembre 2013 reste encore bien gravé dans la mémoire de Justin Capicciotti.

C'était un lundi. La Ligue canadienne de football (LCF) tenait son repêchage d'expansion afin de meubler l'alignement de sa nouvelle équipe, le Rouge et Noir d'Ottawa.

Capicciotti venait de compléter, le mois précédent, sa deuxième saison dans les rangs pros chez les Eskimos d'Edmonton. On le considérait un bel espoir dans la cité des champions.

«Ce fut un choc pour moi qu'on ne me protège pas», avoue encore l'ailier défensif de 6' 3" et 235 livres.

Ce fut une surprise aussi pour le Rouge et Noir de voir le nom de Capicciotti sur la liste de joueurs disponibles. Le directeur général Marcel Desjardins s'est empressé de le sélectionner.

Un choix que la jeune franchise ne regrette pas.

Capicciotti occupe le troisième rang de la ligue avec 11 sacs. Il en a réussi trois notamment le week-end dernier à Winnipeg.

L'athlète âgé de 25 ans avait conclu sa première saison à Ottawa avec... 11 sacs. Cela lui avait valu le titre de joueur canadien par excellence de l'équipe.

«Quand nous l'avons sélectionné, nous savions que nous mettions la main sur un bon joueur. Mais il s'est avéré nettement meilleur que nous nous attendions, reconnaît l'entraîneur-chef Rick Campbell.

Ce que le coach aime du joueur natif de Toronto?

«Il est fiable comme une horloge. Il n'est pas un de ces joueurs qui brille lors d'un match et disparaît de la circulation lors du suivant. Justin va continuer à retenir l'attention dans cette ligue.»

Capicciotti affirme ne pas avoir de formule magique.

«Je me prépare de la même façon, d'une semaine à l'autre. Je décortique les bandes vidéos des matches de l'adversaire et je prends un soin jaloux de mon corps», dit-il.

Ce dernier souligne que se retrouver chez le Rouge et Noir aura été la meilleure chose pour sa carrière. D'abord, ça lui a permis de se rapprocher de son patelin.

«Ici, je vois beaucoup plus d'action. Je peux me faire valoir», mentionne-t-il.

Un foyer pour sa famille

Ici, Justin Capicciotti a aussi commencé à fonder une famille. Sa fille Riley, 14 mois, est née à Ottawa.

«J'ai toujours sa binette en tête avant de fouler le terrain. C'est mon porte-bonheur. Elle me met toujours un sourire au visage. Elle a commencé à marcher et parler. Dans peu de temps, je vais commencer à être dans le trouble!»

Papa compte l'initier aux joies de l'hiver dans les prochains mois, dont le pelletage!

«Nous passons la saison morte à Ottawa. J'ai déjà sorti les pelles de la remise. Je compte bien la faire travailler», lance Capicciotti en riant.

Jeremiah, le revenant

Le porteur de ballon Jeremiah Johnson... (Darryl Dyck, Archives PC) - image 3.0

Agrandir

Le porteur de ballon Jeremiah Johnson

Darryl Dyck, Archives PC

Sa saison devait être terminée. Le porteur de ballon Jeremiah Johnson s'était disloqué un os de son pied gauche, il y a trois semaines et demie, contre les Argonauts. Mais le voilà de retour sur le terrain.

On l'a vu courir à gauche et à droite, jeudi, lors de l'entraînement du Rouge et Noir. Est-ce que Johnson, qui a inscrit neuf touchés en 10 parties, pourrait revenir au jeu en 2015? «C'est possible, a laissé tomber l'entraîneur Rick Campbell. Il guérit beaucoup plus vite que prévu. Il ne sera pas prêt en vue du match du week-end, mais par la suite... Qui sait...»

Ottawa s'est quand même procuré une police d'assurance en Hugh Charles. Le vétéran demi-offensif, qui a déjà brillé à Edmonton et Calgary, a été mis sous contrat, son nom étant ajouté à l'équipe de pratique.

Blessés ces dernières semaines, le maraudeur John Boyett et le plaqueur Jonathan Williams pourraient affronter les Tiger-Cats, dimanche, à Hamilton. Une décision sera prise vendredi.

Burris, l'homme bionique

Le quart-arrière du Rouge et Noir d'Ottawa, Henry Burris... (Darryl Dyck, Archives PC) - image 5.0

Agrandir

Le quart-arrière du Rouge et Noir d'Ottawa, Henry Burris

Darryl Dyck, Archives PC

Une autre journée, un autre congé pour le quart-arrière Henry Burris. Et encore une fois, le Rouge et Noir insiste pour dire que son joueur étoile affrontera les Tiger-Cats lors du prochain match. «Je suis très très confiant qu'il jouera», a répété Rick Campbell.

Burris, qui a été blessé au genou gauche le week-end dernier à Winnipeg, n'a participé à aucune répétition avec la principale unité offensive jeudi à la Place TD. Thomas DeMarco était le quart-arrière en service.

Mais le vétéran âgé de 40 ans a quand même lancé quelques ballons en plus de participer à deux exercices de déplacements latéraux. Son jeu de pieds rapide avait de quoi rassurer un peu tout le monde. «Je ne suis pas inquiet pour Henry. C'est notre homme bionique», a lancé à la blague le receveur Chris Williams.

La LCF punit Westerman

Cinq jours plus tard, la LCF a enfin réagi au plaqué douteux à la hauteur des genoux encaissé par Henry Burris, samedi dernier, à Winnipeg. Elle n'a pas suspendu le fautif, l'ailier défensif des Blue Bombers, Jamaal Westerman. Le circuit s'est contenté de le mettre à l'amende jeudi pour une... quatrième fois cette saison.

Dans un communiqué, elle a annoncé avoir imposé «l'amende maximale» au meneur des sacs. «La santé et la sécurité de nos joueurs sont des enjeux primordiaux à travers notre ligue, et nous devons nous assurer de tout faire en notre possible pour protéger nos athlètes», a soutenu le commissaire Jeffrey Orridge.

Ce dernier a participé à une audience plus tôt cette semaine en compagnie Westerman, des membres de l'association des joueurs et des représentants de la LCF.

La ligue ne dévoile jamais le montant de ses amendes. On sait toutefois que le maximum permis par la convention collective représente la moitié d'un chèque de paie d'un joueur pour un match.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer