Le succès coûtera cher au Rouge et Noir

Sous les ordres du coordonnateur défensif Mark Nelson,... (Etienne Ranger, Archives)

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Sous les ordres du coordonnateur défensif Mark Nelson, le Rouge et Noir s'est hissé au premier rang de la ligue pour les sacs (46).

Etienne Ranger, Archives

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Il y a un prix associé à une saison gagnante. La facture s'avère parfois salée. Le Rouge et Noir risque de l'apprendre à la dure durant l'hiver.

La franchise vieille de deux ans pourrait perdre certains gros morceaux. Plusieurs joueurs importants deviendront agents libres, dont le receveur Chris Williams, le demi de coin Jovon Johnson et quelques joueurs de ligne.

Certains voudront une augmentation de salaire. La réalité? «On ne pourra pas ramener tout le monde», a déjà averti le directeur général Marcel Desjardins.

Mais surtout, certains de ses adjoints et entraîneurs pourraient être sollicités par des formations adverses.

Les Roughriders de la Saskatchewan ont mis à la porte leur directeur général de même que leur entraîneur chef, il y a un mois. Un coup de balai pourrait peut-être survenir à Winnipeg. Et qui sait ce qui se produira à Montréal où les Alouettes de Montréal sont menacés de rater les éliminatoires pour la première fois depuis le retour du football dans la métropole.

Le nom de Brock Sunderland, le bras droit de Desjardins à Ottawa, a commencé à circuler comme un éventuel candidat pour un poste de dg dans la Ligue canadienne de football (LCF). Malgré son jeune âge de 35 ans, il s'est forgé une belle feuille de route, étant dépisteur dans la NFL chez les Jets de New York. Auparavant, il a été responsable du recrutement des joueurs chez les Alouettes de Montréal.

Chez les entraîneurs, Jason Maas a impressionné à sa première saison en tant que coordonnateur offensif. Sauf que l'ancien quart-arrière voudra peut-être patienter un peu avant de faire le saut, question d'acquérir plus d'expérience.

Une possible candidature du coordonnateur défensif Mark Nelson, âgé de 59 ans, a été soulevée en coulisses. Il a réussi à prendre une bande de jeunes et modeler une des défensives les plus redoutées de la LCF.

Ottawa occupe le premier rang pour le plus grand nombre de sacs (46) et arrive en deuxième position pour les interceptions réussies (22). Seulement Edmonton (290) et Calgary (300) ont alloué moins de verges en moyenne par match à l'adversaire en 2015.

«Coach Nelson ferait un bon entraîneur-chef. Je serais curieux par contre de savoir si cela l'intéresse. Il faudrait lui poser la question», a affirmé l'entraîneur chef Rick Campbell.

On soupçonne qu'il connaissait déjà la réponse en lançant cette phrase au journaliste du Droit.

«J'ai été entraîneur-chef qu'une seule fois en carrière. C'était à mes débuts en 1990 dans un collège indépendant au Kansas, a soutenu Nelson, un ancien secondeur chez les Stampeders de Calgary.

«Je n'aspire nullement à diriger une équipe professionnelle. Peut-être qu'un jour je deviendrai entraîneur-chef d'une école secondaire, a-t-il ajouté en riant. Tu fais tout sauf coacher quand tu occupes un tel poste. Ça ne m'intéresse pas. J'aime enseigner aux jeunes. C'est la seule chose que je connais.»

Nelson, qui a travaillé auparavant notamment à Edmonton, Winnipeg, Toronto et Montréal, dit se plaire dans son rôle de coordonnateur défensif. Surtout, il adore travailler sous les ordres de Rick Campbell.

«Son père Hugh a été mon premier patron quand j'étais un entraîneur recrue des unités spéciales chez les Eskimos dans les années 1990. Les deux hommes sont pareils. Il gère tellement bien leur équipe. Si notre défensive excelle, c'est en bonne partie grâce à lui et les autres entraîneurs tels que Leroy Blugh et Ike Charlton.»

Des pas de danse à l'entraînement

Les haut-parleurs de la Place TD crachent de la musique à plein volume depuis deux jours. La raison? Le Rouge et Noir veut se préparer à affronter la foule parfois bruyante de Winnipeg, samedi après-midi.

«Ça va surtout aider notre attaque. Elle pourra continuer à communiquer malgré le bruit», a noté Rick Campbell.

Les joueurs semblent aimer l'initiative de l'entraîneur-chef. Une préparation similaire avait été adoptée le mois dernier en vue d'un match à Régina.

Une partie que le Rouge et Noir avait gagnée 30-27 contre les Roughriders.

Mercredi, on a vu quelques joueurs en défensive danser ici et là sur le terrain. Campbell l'a aussi remarqué. Il a trouvé la scène un peu moins drôle.

«Cette musique ne sert pas à pratiquer nos pas de danse, a-t-il dit durant sa mêlée de presse quotidienne. Elle sert à s'assurer que nos joueurs ne se laisseront pas distraire durant notre prochaine partie.»

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