Place au match Panda

Les organisateurs du match Panda espèrent attirer 15000... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Les organisateurs du match Panda espèrent attirer 15000 personnes samedi à la Place TD, alors que les Ravens de Carleton affrontent les Gee Gees d'Ottawa.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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L'avance a changé de main à six reprises. La partie s'est décidée sur le dernier jeu en temps réglementaire, une longue passe de 55 verges qui a été captée par Nathaniel Behar dans la zone des buts.

Le receveur avait été le héros de la victoire de 33-31 des Ravens de Carleton au match Panda, l'an dernier, contre les Gee Gees d'Ottawa devant plus de 12 500 spectateurs à la Place TD. Une bonne partie de la foule composée d'étudiants avait sauté sur le terrain afin de célébrer cette conclusion dramatique.

Les images avaient fait le tour des divers bulletins télévisés de sport au pays. Même ESPN avait consacré une minute ou deux à la victoire des Ravens.

«Notre plan, c'est de ne pas attendre à la dernière minute cette fois-ci pour gagner», a lancé Behar, sourire en coin, plus tôt cette semaine.

Ce dernier a été inondé de demandes d'entrevues dans les derniers jours. Même chose pour le quart-arrière Jesse Mills, qui avait été lancé dans la mêlée afin justement de lancer le ballon le plus loin possible.

Les Ravens et les Gee Gees disputeront samedi après-midi l'édition 2015 du match Panda, ce rendez-vous annuel entre les deux équipes de football universitaire de la capitale nationale. Le gagnant repartira avec Pedro, ce trophée qui a survécu à plusieurs célébrations au fil des cinq dernières décennies.

Les organisateurs espèrent attirer environ 15 000 personnes dans le stade.

«Je pensais que les gens jaseraient de notre victoire pendant seulement quelques jours l'an dernier. Mais on m'en parle encore. Je n'en reviens pas de l'impact», a dit Mills.

Même son coéquipier et secondeur franco-manitobain Léon Cenerini peut en témoigner. «Il a été question de cette partie quand je suis retourné chez moi cet été à Winnipeg», a-t-il témoigné.

Les instructeurs des Ravens ont passé la semaine à marteler le même message aux joueurs. «Il faut oublier ce qui s'est passé l'an dernier et se concentrer sur ce qui s'en vient rapidement. C'est un défi», a avoué le coordonnateur à l'attaque, Jean-Philippe Asselin.

«Sauf que la réalité, ce n'est pas une partie comme une autre semaine, a avoué son patron et entraîneur-chef, Steve Sumarah. C'est une semaine spéciale. Il y a tellement d'émotions, de distractions. Il faut tout simplement faire de notre mieux pour gérer tout ça.»

Les Ravens (3-2) veulent surtout gagner afin de se rapprocher de leur objectif principal. Celui d'accéder aux éliminatoires une première fois depuis la relance du programme de football à l'Université Carleton en 2013.

«L'an dernier, nous avions été exclus des éliminatoires lors du dernier match du calendrier régulier en raison d'un bris d'égalité», a rappelé Mills.

De leur côté, les Gee Gees (2-2) ne peuvent pas se permettre d'encaisser un troisième revers en cinq matches cette saison. Leurs joueurs ont dit toutes les bonnes choses dans les derniers jours, que leur défaite crève-coeur était chose du passé. Qu'elle était oubliée.

«Ç'est ça le football, tout peut arriver. Sur le coup, c'était choquant. Mais tu passes au prochain match. Nous avions gagné la semaine suivante», a fait remarquer le secondeur québécois Khadim Mbaye, qui a hâte de fouler le terrain de la Place TD.

«Il y avait une belle ambiance l'an dernier. Et la rivalité est très bonne entre Ottawa et Carleton. En plus, tu as la chance de jouer au domicile du Rouge et Noir.»

Un quart de Hull joindra les Gee Gees

Les Gee Gees ont déjà signé une victoire avant même la présentation du match Panda.

L'un des quarts les plus sollicités par les équipes universitaires au pays a accepté de se joindre à eux en vue de la saison 2016-2017. En prime, il s'agit d'un produit local qui a fait ses classes dans la Ligue de football scolaire de l'Outaouais

Michael Arruda, qui a grandi à Hull, a été le joueur offensif par excellence l'an dernier en première division de la Ligue de football collégial du Québec. Il brille encore cet automne dans l'uniforme des Cougars de Lennoxville, ayant complété 98 passes pour 1532 verges et 14 touchés en six parties.

«Le vent a commencé à changer de bord chez les Gee Gees de l'Université d'Ottawa. Je veux faire partie de ce retour au sommet au fil des prochaines années», a expliqué Arruda au Droit.

Ce dernier a mené les Falcons de l'école Philemon-Wright à une victoire d'un match du Bol d'Or en 2011. Il est considéré comme le meilleur quart à émerger d'une école secondaire outaouaise depuis Chris Flynn, de Buckingham, à la fin des années 1980.

«Il possède un bras canon qu'on voit peu souvent», a souligné au Journal de Québec l'entraîneur-chef du campus Notre-Dame-de-Foy, Marc-André Dion, dont l'équipe affrontait les Cougars, vendredi soir.

Bilingue, Arruda s'avère aussi très mobile sur le terrain. Les Gee Gees voient en lui une version 2.0 de Phil Côté, qui avait mené l'équipe à une conquête de la coupe Vanier en 2000.

«Coach Barresi est tellement motivé et compétitif qu'il m'a convaincu de m'engager auprès des Gee Gees. Puis, la région d'Ottawa est mon patelin. De pouvoir miser sur l'appui de mes parents et amis représente beaucoup pour moi. Je pourrai compter sur eux lorsque je vivrai des moments stressants.»

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