Burris se moque des Alouettes

Henry Burris a fracassé un record de la... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Henry Burris a fracassé un record de la LCF en complétant 45 de ses 53 passes, surpassant la marque de 44 qui était détenue par Anthony Calvillo.

Etienne Ranger, LeDroit

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Il faisait froid, jeudi soir, à la Place TD pour le premier match de football du mois d'octobre.

Nombreux étaient les spectateurs qui avaient enfilé leur tuque.

Une température qui n'a visiblement pas dérangé l'attaque du Rouge et Noir, en particulier son quart-arrière âgé de 40 ans. Henry Burris s'est amusé comme jamais dans sa longue carrière contre les Alouettes de Montréal.

Le vétéran de 16 saisons a fracassé un record de la LCF en complétant 45 de ses 53 passes, surpassant la marque de 44 qui était détenue par Anthony Calvillo. Il a récolté 504 verges et deux touchés par la voie aérienne en plus de marquer deux autres fois par la course dans une victoire convaincante de 39-17 devant 21 607 amateurs.

Pas pire pour un quart-arrière que certains partisans jugeaient usé à la corde.

«Incroyable! J'ai vu Anthony connaître de gros matches quand je jouais à Montréal... Je ne dirais pas que Henry a gagné le match à lui seul, mais c'était presque ça... C'était beau à voir, a soutenu le centre-arrière Patrick Lavoie.

«Les gens qui étaient ici ce soir ont assisté à une performance exceptionnelle.»

Burris, modeste

Burris, lui, était modeste après le match.

«J'ignorais qu'un record était à ma portée. Je n'avais qu'une chose en tête. Je voulais aider cette équipe à rebondir. Je n'avais pas aimé notre façon de jouer lors de notre dernier match.»

Il s'agit d'un gain important. D'abord, il a été acquis contre un rival de la division Est. Mais surtout, il permet à l'équipe ottavienne de se rapprocher d'une place en éliminatoire.

Ottawa (8-5) a remporté un huitième match en 13 sorties cette saison. Ce n'est que la deuxième fois depuis... 1983 qu'un club de la capitale atteint ce chiffre.

«Surtout, il fallait faire oublier notre dernière partie», a répété Burris.

L'indiscipline avait coulé le Rouge et Noir, il y a six jours, contre les Argonauts de Toronto. Ça, et son attaque avait été amorphe en début de soirée.

Tout le contraire cette fois-ci contre les Alouettes, qui étaient visiblement amochés. Ils n'ont eu que trois jours de repos. Les visiteurs avaient joué dimanche à Régina.

Ottawa a marqué dès sa première séquence offensive, Burris portant le ballon sur une verge pour un touché. Quelques minutes plus tard, il est devenu le troisième quart-arrière dans la riche histoire de la LCF à dépasser les 59 000 verges récoltées par la passe.

Qui sont les autres? Damon Allen et Anthony Calvillo. De la très bonne compagnie.

Un plaqué de Lavoie crée toute une frousse

Jonathan Hefney s'est écroulé après avoir été plaqué... (Sean Kilpatrick, La Presse Canadienne) - image 3.0

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Jonathan Hefney s'est écroulé après avoir été plaqué par Patrick Lavoie. Il est resté étendu de longues minutes dans un stade silencieux.

Sean Kilpatrick, La Presse Canadienne

Jamais la foule n'avait été si silencieuse depuis le retour du football dans la capitale. Le match n'était vieux que de six minutes lorsque Jonathan Hefney s'est écroulé au sol comme un arbre.

Le demi défensif des Alouettes venait d'être plaqué solidement par le centre-arrière du Rouge et Noir, Patrick Lavoie. Un contact casque contre casque qui s'est fait entendre.

Le jeu a été stoppé pendant neuf minutes. Hefney ne bougeait pas. Il a dû être transporté hors du terrain sur une civière. Tout le monde s'inquiétait pour lui.

Une dizaine de minutes plus tard, on annonçait que le joueur des Alouettes avait perdu conscience pendant quelques secondes, mais qu'il avait retrouvé par la suite de la sensation dans ses pieds, qu'il était même debout sous le regard des paramédicaux dans un des vestiaires sous les estrades.

«Je ne l'ai jamais vu venir. Quand j'ai capté le ballon, j'ai baissé la tête et j'ai foncé, a raconté Lavoie après le match.

«Quand on s'est frappé, j'ai cru que c'est moi qui allais tomber. Je suis resté debout et poursuivi ma course. C'est une fois le jeu arrêté que j'ai vu Hefney au sol. Tu n'aimes jamais voir une telle chose. Je suis content de savoir qu'il sera OK.»

La perte de Hefney s'est fait ressentir par contre chez les Alouettes. Il était le meneur des siens depuis le début de la saison avec quatre interceptions.

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