Le Rouge et Noir se complique la vie

Le quart-arrière du Rouge et Noir Henry Burris lance... (Photo Justin Tang, La Presse Canadienne)

Agrandir

Le quart-arrière du Rouge et Noir Henry Burris lance une passe lors du deuxième quart de la rencontre.

Photo Justin Tang, La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

En quête d'une quatrième victoire de suite au début d'un séjour à domicile de quatre parties, le Rouge et Noir d'Ottawa n'a tout simplement pas été à la hauteur samedi soir à la Place TD.

Les Argonauts de Toronto, qui reviendront au parc Lansdowne dans 10 jours pour un match «local» déplacé pour laisser la place aux Blue Jays au Rogers Centre, ont fait comme s'ils étaient chez eux en route vers un gain de 35-26 devant une salle comble de 24 586 amateurs.

Les visiteurs de la Ville-Reine ont ainsi rattrapé la troupe de Rick Campbell au deuxième rang du classement de la division Est de la LCF, les deux clubs ayant des fiches identiques de 7-5 (Toronto a l'avantage en cas d'égalité avec deux gains contre Ottawa), deux points derrière les Tiger-Cats de Hamilton (8-4) et quatre devant les Alouettes de Montréal (5-6).

Les Argonauts ont commencé le match sur les chapeaux de roue, traversant le terrain après le botté d'envoi pour ouvrir la marque sur la passe de touché de huit verges de Trevor Harris à Kevin Elliott. Comme si ce n'était pas suffisant, quand Ottawa a dégagé après deux jeux qui ont avorté, Chad Owens a retourné le ballon sur 89 verges pour un autre touché et c'était 14-0 après moins de sept minutes de jeu.

Un placement de 39 verges de Chris Milo et un retour d'interception de Damaso Munoz sur 40 verges pour un majeur ont redonné espoir au Rouge et Noir.

Mais un placement de Justin Palardy suivi d'un autre touché d'Elliott sur une passe de 10 verges de Harris ont redonné une priorité de deux majeurs aux Argos. Leur deuxième poussée a été aidée par trois punitions écopée par la défensive d'Ottawa, dont une particulièrement coûteuse qui a effacé un échappé recouvré par Forrest Hightower à la ligne de huit.

«Nous avons montré des signes de vie à l'occasion, mais ils ont été la meilleure équipe ce soir. Ils étaient plus rapides que nous en première demie. On les a défiés un peu plus en deuxième demie, mais on n'a pas trouvé le moyen de faire assez de jeux pour l'emporter», analysait l'entraîneur-chef Rick Campbell après coup.

Les locaux se sont effectivement ajustés en deuxième demie et l'attaque a été plus productive, le quart Henry Burris lançant deux passes de touché à Greg Ellingson tandis qu'une deuxième interception lancée par Harris a mené à un placement de Chris Milo. 

Toronto a cependant concrétisé sa victoire avec un simple sur un dégagement de 74 verges et un touché sur un plongeon d'une verge d'Adrian McPherson au quatrième quart, en plus d'un placement de 50 verges de Justin Palardy après que les unités spéciales d'Ottawa eurent accordé un long retour après le deuxième touché d'Ellingson.

«Nous sommes un club qui joue bien au quatrième quart et qui commence lentement, il va falloir jouer quatre quarts à un moment donné. Les punitions ont fait mal, c'est quelque chose qu'on doit régler, nous les joueurs», a commenté Ellingson, auteur de quatre attrapés pour 48 verges.

Burris a terminé le match avec 313 verges de gain par la passe, complétant 27 de ses 38 passes, mais une interception en fin de rencontre a été le dernier clou dans le proverbial cercueil.

«On a manqué une bonne chance de lutter pour la première place dans l'Est, mais Toronto a joué un excellent match, il faut leur donner crédit. Peut-être que le fait qu'ils n'avaient pas joué en deux semaines les a aidés, ils avaient un bon plan de match dans les trois phases du jeu. On ne peut pas s'apitoyer sur notre sort, on a un autre match contre Montréal dès jeudi», a noté Burris.

Blessé à une hanche au premier quart sur le retour de botté d'Owens, le Québécois Patrick Lavoie n'est pas revenu au jeu par la suite. Il a confié après le match qu'il pense pouvoir être à son poste contre son ancien club, cependant.

Une équipe d'Ottawa n'avait pas remporté quatre victoires de suite depuis les Rough Riders de 1978, auteurs d'une séquence de six gains d'affilée.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer