Le Rouge et Noir fait oublier les Renegades

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Ancien joueur des Renegades, Mike Sutherland est aujourd'hui l'annonceur maison du Rouge et Noir.

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Le Rouge et Noir venait de fouler le terrain pour son entraînement quotidien à la Place TD. Mike Sutherland observait la scène sur les lignes de côté.

Il était quelques minutes passées 11h, jeudi matin. Un journaliste a fait remarquer à l'ancien garde franco-ontarien que c'était lui qui portait épaulettes et casques, il y a 10 ans.

Retour en 2005, la dernière année des défunts Renegades d'Ottawa. Ce fut aussi l'ultime saison en carrière de Sutherland dans la LCF.

«C'est le jour et la nuit avec cette équipe-ci», note-t-il rapidement.

Les Renegades avaient connu le meilleur début de leur courte histoire cette année-là. Ils montraient une fiche de 5-3 avant de s'écrouler, perdant six parties de suite en août et septembre.

L'organisation multipliait les mauvaises décisions. Les joueurs savaient déjà que l'entraîneur-chef Joe Paopao ne serait pas de retour. Un remplaçant lui avait même été déniché.

C'est sans compter les promotions douteuses qui faisaient parler des Renegades pour toutes les mauvaises raisons.

Le Rouge et Noir, lui, vient de gagner trois matches consécutifs et flirte avec le premier rang de la division Est. Tous les changements apportés ici et là ont été positifs, ou presque.

On s'arrache les billets pour venir encourager cette bande de joueurs.

«Je regarde ce qui se passe sur le terrain. Il y a une belle complicité entre les joueurs, un bel esprit d'équipe, mentionne Sutherland. Il ne semble pas non plus avoir de distractions. Il y a une stabilité chez les propriétaires.»

La saison de rêve 2005 devenue un cauchemar a été marquée par le retour des Glieberman à la tête d'une équipe de football. Le duo père-fils de Bernie et Lonie avait pris le contrôle de l'organisation.

«Dès le début du camp d'entraînement, on nous avait dit que c'était soit eux (les propriétaires) ou l'équipe devait fermer les portes. Nous n'avions pas le choix, relate Sutherland.

«Nous nous demandions entre joueurs si nous étions pour revivre les mêmes histoires qu'à l'époque des Rough Riders. C'est ce qui est arrivé.»

En plus des chicanes à l'interne au second étage, les Renegades avaient décidé de ne pas dépenser d'argent. Donc, il n'y a jamais eu de renfort lorsque l'équipe a commencé à perdre.

Le Rouge et Noir, lui, ne s'est pas gêné pour colmater des brèches. Il a embauché Chris Milo au milieu de l'été pour régler ses problèmes de botté de placement.

Puis l'ailier défensif étoile Shawn Lemon a été mis sous contrat lorsqu'un autre ailier, Aston Whiteside, a vu sa saison prendre fin prématurément dans les dernières semaines. Même durant l'hiver, l'organisation a été agressive afin de trouver les pièces manquantes à son casse-tête.

Un automne chaud

Tout ça donne espoir à Mike Sutherland et tous les autres anciens joueurs qui ont joué à Ottawa.

À quel point? Ça commence à rêver d'un long automne dans la capitale.

«Il faut y croire, lance Sutherland. Je pensais que ça prendrait trois ans pour être dans le coup pour une place en éliminatoires. Ça ne fait qu'un an et demi.»

L'ancien joueur s'avère un témoin privilégié. À l'emploi du Rouge et Noir, il est la voix de l'équipe à la Place TD.

On lui a confié l'an dernier le rôle d'annonceur maison. Et visiblement, il s'amuse.

Les amateurs l'ont adopté rapidement. Ils adorent répéter son expression «mouchoir» lorsqu'il y a infraction sur le jeu.

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