Johnson carbure au football... et à la bière

Dimanche, Jeremiah Johnson a inscrit deux touchés en plus... (Archives, La Presse Canadienne)

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Dimanche, Jeremiah Johnson a inscrit deux touchés en plus de récolter 100 verges au sol.

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Jeremiah Johnson n'est pas seulement un employé modèle dans la Ligue canadienne de football (LCF). Son patron à l'entrepôt de bière où il travaille durant la saison morte en Oregon l'aime bien aussi.

«Une fois par mois, j'ai le droit à de la bière gratuite... Il y a de pires emplois que ça. Puis, c'est un gagne-pain intéressant», lance en riant le porteur de ballon du Rouge et Noir. Ses coéquipiers et lui venaient de reprendre l'entraînement à la Place TD.

La veille, ils étaient revenus de Vancouver où l'équipe avait gagné 31-18, dimanche après-midi. Un match durant lequel Johnson a inscrit deux touchés en plus de récolter 100 verges au sol.

Une performance qui lui a valu l'honneur d'être nommé un des trois joueurs de la dernière semaine dans la LCF.

Les amateurs ont adopté ce demi-offensif explosif qui a remplacé le vétéran Chevon Walker. Mais qui est ce joueur de 5' 9" et 200 livres qui domine la ligue avec huit touchés cette saison, dont sept à ses trois derniers matches?

«Jeremiah se présente au stade toujours de bonne humeur», souligne l'entraîneur chef du Rouge et Noir, Rick Campbell.

Mardi, l'Américain de 28 ans portait sa casquette à l'envers et des verres fumés après l'entraînement. Il avait raccourci son chandail de pratique.

On voyait clairement ses abdominaux. Un autre type de six pack pour cet employé à temps partiel chez Budweiser.

«Notre famille carbure au football. Mon frère a joué dans la NFL en tant que centre-arrière», confie-t-il.

Lui aussi a déjà joué dans le circuit Goodell. Il a passé trois ans chez les Broncos de Denver après des séjours sur les équipes d'entraînement de Houston, Washington et la Caroline.

Courir, un acte inné

L'an dernier, Johnson a abouti chez le Rouge et Noir dans le dernier tiers de la saison après un essai infructueux chez les Argonauts de Toronto. Il avait épaté dans un match contre Hamilton le soir de l'Halloween, récoltant 131 verges et deux touchés.

Mais une blessure l'avait empêché de terminer la saison au sein de l'alignement partant. Des blessures l'ont ralenti à nouveau au camp d'entraînement.

Mais depuis un mois, Johnson est en santé. Et surtout, il court vite.

Aussi vite que lors de sa jeunesse dans un quartier défavorisé de Los Angeles. «Ma mère m'a enseigné que si je voyais quelqu'un courir, de courir à mon tour..., souligne-t-il.

«J'ai vu mon lot de gens se faire tirer dessus», explique-t-il plus tard.

Des amis sont décédés. Le principal intéressé mentionne que le sport était une façon pour lui de garder ses distances avec des connaissances qui fréquentaient des gangs de rue.

«Ça m'a permis de rester hors du pétrin.»

Ça lui a aussi permis de devenir un employé modèle mardi.

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