Le couperet tombe sur Walker

La moyenne de Chevon «Chevy» Walker cette saison... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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La moyenne de Chevon «Chevy» Walker cette saison s'élève à 3,7 verges par course. Il est le deuxième joueur du Rouge et Noir à perdre poste cette semaine, après le demi de coin Brandon McDonald.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Éprouvante semaine chez le Rouge et Noir d'Ottawa. Le club a décidé de se défaire d'un autre vétéran qui connaissait un début de saison décevant, vendredi.

Cette fois, c'est le porteur de ballon Chevon Walker qui a écopé.

La nouvelle a causé une légère commotion à la Place TD. L'athlète jamaïcain de 28 ans était un des joueurs les plus connus de l'organisation. Il avait été le cinquième joueur au total sélectionné lors du repêchage d'expansion de décembre 2013. Fut un temps où le directeur général Marcel Desjardins l'aimait beaucoup. Ce dernier avait même choisi d'en faire un des joueurs les mieux payés de l'organisation en lui consentant une prolongation de contrat d'une durée de deux ans en août 2014.

Aujourd'hui, Desjardins se défend bien d'avoir libéré son joueur par souci d'économie.

L'homme de football a même poliment rappeléà l'ordre un journaliste qui prétendait que le R & N économisait 60000 $ en virant Walker à l'approche de la mi-saison.

«Ce chiffre n'est même pas proche de la vérité, argue-t-il. Je n'ai pas pris cette décision en pensant à mon budget. Je ne peux pas nier le fait que nous économisons quelques dollars, mais ça n'a pas été mon facteur décisif.»

En milieu de semaine, quand il a limogé le demi de coin Brandon McDonald, Desjardins n'a pas fait de cachette. Il était un peu soulagé de se défaire d'un joueur qui avait de sérieux problèmes de discipline sur le terrain.

Dans un sens, on comprend que Walker n'était pas toujours très facile à diriger, non plus.

Jeremiah Johnson sera le demi partant d'Ottawa, demain, quand les Roughriders de la Saskatchewan s'arrêteront en ville.

«Les stats de Jeremiah ne sont pas nécessairement supérieures à celles de Chevon, mais sa façon de jouer nous convient davantage à l'heure actuelle», fait valoir Desjardins.

«Jeremiah a hérité du poste parce qu'il trouve les trous qui sont ouverts sur le terrain. Chevon essayait presque toujours de sortir à l'extérieur pour frapper un coup de circuit. Nous voulons quelqu'un qui sera bien décidé. Malheureusement, je ne crois pas que Chevon est au même niveau que l'an dernier.»

Quand une blessure a mis un terme prématuré à sa saison, l'an dernier, Walker présentait une moyenne de 4,5 verges gagnées par course. Il avait marqué trois touchés en 10 parties.

Cette saison, sa moyenne s'élevait à 3,7 verges par course. Il connaissait probablement son pire départ dans la Ligue canadienne.

Du renfort après la pause?

Si Johnson fait bien, il pourrait conserver son poste jusqu'à la fin de la saison.

Il a en fait intérêt à bien faire, parce que la direction du Rouge et Noir pourrait lui mettre des concurrents dans les pattes.

L'équipe jouira d'une semaine de pause après le match de ce week-end. Desjardins laisse entendre que de «nouveaux visages» pourraient se greffer à son groupe lorsqu'elle reprendra le collier.

La saison régulière dans la NFL sera sur le point de débuter. Parmi les derniers joueurs qui seront retranchés dans les différents camps d'entraînement, on pourrait bien en retrouver quelques braves qui seront prêts à se lancer dans une expédition au Canada.

En attendant, la recrue américaine Travon Van pourrait soutenir Johnson contre les Riders et le centre-arrière Patrick Lavoie pourrait également dépanner à la position de porteur de ballon.

Johnson s'engouffre dans la brèche

Chevon Walker ne fera pas de vagues. Dans sa très brève sortie dans les réseaux sociaux, vendredi, il a dit qu'il n'avait que de l'amour et de bons commentaires pour les gens du Rouge et Noir. «Ça fait partie de la game», a-t-il gazouillé.

Ce genre d'attitude devrait l'aider à se trouver du travail ailleurs dans la LCF d'ici la fin de la saison.

Son successeur ne veut pas faire trop de vagues non plus.

«Chevon est un ami. Son amitié compte beaucoup à mes yeux. Je ne lui souhaite que de bonnes choses pour la suite de sa carrière. En même temps, quand une situation comme celle-là se produit, j'ai le droit d'être un peu égoïste. Je suis content de voir que les entraîneurs ont confiance en moi.»

«N'allez surtout pas croire que Chevy était l'unique responsable du mauvais début de saison de notre attaque au sol. Les choses n'ont pas fonctionné jusqu'à maintenant parce que l'équipe n'a pas fait le travail. Mais ça va changer», croit-il.

Johnson est encore relativement vert dans le football canadien.

Entre 2009 et 2013, il a roulé sa bosse dans la NFL. C'est loin d'être mauvais pour un joueur qui n'a jamais été repêché.

Il a disputé cinq parties dans l'uniforme des Argonauts de Toronto l'été dernier avant d'être soumis au ballottage.

La perle rare?

On croyait bien que Marcel Desjardins avait déniché une perle rare quand il est sorti de sa coquille. Le soir de l'Halloween, dans un match contre les Tiger-Cats de Hamilton, il a obtenu 131 verges de gain sur 17 courses. Il a marqué deux touchés.

On parie que des tas de gens à Ottawa ont bien hâte de le voir répéter ces exploits.

«Il fait d'autres choses pour nous aider. Sa capacité à protéger le quart-arrière n'est pas négligeable. En plus, il est capable de capter des passes dans le champ arrière. Dans son départ, la semaine dernière, il nous a surtout démontré qu'il est capable d'amasser les verges qui sont à sa portée. Il effectue tout plein de courses efficaces. On ne le verra peut-être pas trop souvent dans les séquences des jeux par excellence de la semaine...

«Cela dit, quand cinq verges sont ouvertes devant lui, il va chercher les cinq verges», résume l'entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell.

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