Le Rouge et Noir face au piège du «match facile»

«En ce qui me concerne, l'équipe qui doit... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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«En ce qui me concerne, l'équipe qui doit absolument gagner, c'est nous», lance le quart-arrière partant d'Ottawa, Henry Burris.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Sur papier, c'est le match le plus facile de la saison.

Les Roughriders de la Saskatchewan ont joué huit parties depuis le début de la saison. Ils ont subi huit défaites.

Ils s'en viennent à Ottawa avec l'espoir d'éviter le revers numéro neuf.

Dans une Place TD qui sera remplie à craquer, dimanche, le Rouge et Noir ne peut pas vraiment l'échapper.

On sent d'ailleurs un gros malaise sur la rue Bank ces jours-ci. Les joueurs, les entraîneurs, les dirigeants du club de football local ont suffisamment d'expérience pour comprendre que rien n'est plus dangereux qu'un match qui est facile sur papier.

«En ce qui me concerne, l'équipe qui doit absolument gagner, c'est nous», lance le quart-arrière partant d'Ottawa, Henry Burris.

«Nous venons de subir deux revers consécutifs. Nous n'avons pas le droit d'échapper une troisième partie.»

«Surtout qu'on jouera notre prochaine partie à domicile. Nous n'avons pas été capables de livrer la marchandise dans nos deux dernières parties, mais nous étions sur la route. Ce week-end, nous rentrons à la maison. Il faut continuer de protéger notre forteresse», complète le vétéran.

Les Riders n'ont pas encore gagné, mais ils sont passés proche. Plus d'une fois.

«Il suffit de s'attarder un peu à leur fiche pour constater que l'écart a été de quatre points ou moins dans six de leurs huit parties. À deux occasions, ils se sont inclinés en prolongation. Pour cette raison, je considère que les Riders sont au même niveau que toutes les autres équipes de notre ligue», souligne l'entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell.

Les statistiques nous disent par ailleurs que les Riders possèdent, à l'approche de la mi-saison, la meilleure attaque de toute la Ligue canadienne de football. Ils sont particulièrement dangereux au sol, où ils accumulent, en moyenne, 134 verges de gain par partie.

«Nous avons étudié leurs vidéos attentivement. Les vidéos nous ont clairement démontré qu'ils ne forment pas une mauvaise équipe de football. Ils travaillent fort. Ils font de bonnes choses», croit Campbell.

«En ce qui me concerne, ils ont juste pris quelques mauvaises décisions, ici et là. Ces décisions leur ont coûté quelques victoires. Mais je vous répète que nous ne pouvons pas les prendre à la légère... Parce qu'il nous arrive de prendre quelques mauvaises décisions, nous aussi», rappelle Burris.

Défensive poreuse

Les statistiques nous laissent croire que les Riders sont un peu plus vulnérables en défensive.

«Pourtant, les gars qui font partie de leur brigade défensive étaient ceux qui ont remporté un championnat il n'y a pas si longtemps à Régina», note Burris.

Les Riders seraient particulièrement vulnérables quand ils se défendent contre la passe. Le vieux loup d'Ottawa pourrait donc en prendre avantage. Surtout qu'il semble en grande forme. Il a complété 88,9% de ses passes, dans la défaite du week-end dernier. Il s'agit d'un nouveau record de la LCF.

Dans l'histoire du circuit, aucun quart n'avait réussi à conserver un taux de réussite aussi élevé dans un match où il avait tenté 35 passes ou plus.

Encore une fois, avec humilité, le joueur contourne habilement la question.

«Un record, après une victoire, c'est comme le crémage qu'on applique sur un gâteau. Quand tu obtiens un record dans la défaite, c'est comme si t'as le gâteau, sans le crémage. C'est plate un peu.»

La valse des botteurs se poursuit

Les botteurs. Toujours, les botteurs.

L'été des grandes expériences s'est poursuivi jeudi à Ottawa. Tandis que la séance d'entraînement du Rouge et Noir battait son plein, on a découvert que le spécialiste des dégagements Andy Wilder avait été libéré.

L'Américain de l'Arizona n'aura donc pas séjourné trop longtemps dans la capitale. Il aura eu droit à quatre séances d'entraînement ainsi qu'à une partie. Ses performances contre les Argonauts de Toronto n'ont pas impressionné ses patrons.

On croit donc qu'un duo de botteurs canadiens - Chris Milo et Ronnie Pfeffer - affrontera les Roughriders de la Saskatchewan ce week-end.

«Tout ça fait partie de la business. Les entraîneurs, la direction essaie de trouver les gens qui vont nous aider le plus. Ronnie a très bien fait en début de saison quand il jouait chez les Argonauts de Toronto. J'espère pouvoir travailler avec lui pendant un petit bout», a déclaré Milo, hier.

Ce dernier retrouvera ses anciens coéquipiers, dimanche. Milo a passé les quatre premières saisons de sa carrière en Saskatchewan avant de se joindre au Rouge et Noir.

«Je ne sais pas trop comment expliquer leur fiche cette saison parce que je ne suis pas là. Je préfère me concentrer sur notre équipe», dit-il.

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