Neuf passes c'est mieux que rien

Danny O'Brien... (Archives, LeDroit)

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Danny O'Brien

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Rare élément positif dans la défaite subie la fin de semaine dernière par le Rouge et Noir d'Ottawa à Calgary. Possiblement le seul. Lorsqu'on l'a envoyé sur le terrain en fin de rencontre, le jeune quart-arrière substitut Danny O'Brien a bien fait son travail.

Il a complété neuf de ses 10 passes.

Certains souligneront que les Stampeders menaient déjà par 38 points au début du quatrième quart.

Ils auront raison.

«Je me sentais très bien sur le terrain, affirme néanmoins O'Brien. Dans des circonstances difficiles pour notre équipe, je me suis fixé l'objectif de terminer le match sur une bonne note. C'était la seule chose que je pouvais contrôler.»

«C'est ça, le travail d'un quart substitut. Il faut généralement qu'une blessure survienne ou qu'il y ait un grand écart de points pour qu'on fasse appel à un gars comme moi. Peu importe. Quand mon tour vient, je dois quand même faire mon travail. Ce n'est jamais facile.»

À court terme, la meilleure sortie du jeune homme du Minnesota dans la Ligue canadienne de football ne change rien. Le bon vieux Henry Burris obtiendra un autre départ, après-demain, quand le Rouge et Noir rendra visite aux Argonauts de Toronto.

Sur les lignes de côté, s'il recherche une source d'inspiration, O'Brien pourra toujours regarder dans le clan ennemi.

Dans la Ville-Reine, un dénommé Trevor Harris profite de la blessure à la vedette Ricky Ray pour sortir de l'ombre.

«Sans Harris, les Argos ne présenteraient peut-être pas une fiche de cinq victoires contre deux défaites cette saison», croit l'entraîneur-chef ottavien, Rick Campbell.

Harris a longtemps attendu cette opportunité. Il dispute présentement sa quatrième saison chez les Boatmen.

«Depuis tout ce temps, il ne devrait pas être considéré comme un quart recrue. Il connaît le livre de jeux de son équipe par coeur.»

«Ricky Ray est un excellent quart, mais je suis convaincu que l'autre gars évoluera dans notre ligue pendant très longtemps», complète Campbell.

Nunc Coepi

O'Brien aimerait bien entendu connaître un parcours similaire. Il n'est pas pressé. «Je ne me suis pas vraiment fixé d'échéancier. J'ai quand même la ferme conviction que je suis capable d'être un quart-arrière numéro un dans cette ligue. Je ne sais pas trop quand mon jour viendra, mais je travaille chaque jour dans le but d'atteindre cet objectif», dit celui qui a évolué au sein de trois différents programmes durant ses années universitaires. Il est passé par le Maryland et par le Wisconsin avant d'aboutir en Caroline du Nord, chez les Indians de Catawba College.

Durant ces années, le colosse de 220 livres a adopté la marotte «Nunc Coepi».

Cette expression signifierait «je débute maintenant».

Le quart-arrière des Chargers de San Diego dans la NFL, Philip Rivers, aurait utilisé cette phrase dans un discours visant à inspirer des étudiants universitaires.

«Nous faisons carrière dans un bien drôle de domaine. Impossible pour un joueur de football de savoir de quoi demain sera fait. Ces deux mots m'aident beaucoup. Ils m'aident à attaquer chaque journée sans perdre trop de temps à penser au lendemain.»

«Chaque jour, je repars un peu à zéro. C'est ce qui m'a permis d'avancer au cours des dernières années.»

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