Des «changements nécessaires» chez le Rouge et Noir

Campbell n'a pas encore dévoilé l'identité du botteur... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Campbell n'a pas encore dévoilé l'identité du botteur qui sera en uniforme dimanche.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Rick Campbell ne veut pas pointer un seul homme du doigt. L'entraîneur-chef du Rouge et Noir d'Ottawa dit simplement que «des changements étaient nécessaires» au sein de l'unité chargée d'effectuer les bottés de dégagement.

Mardi, la direction du R & N a remercié le botteur québécois sur qui elle misait en début de saison, Anthony Alix. Elle l'a remplacé par un Américain qui n'a aucune expérience dans les rangs professionnels, un dénommé Andy Wilder.

«Andy aurait obtenu sa chance avec nous un jour ou l'autre, assure Campbell. Ça se passe comme ça dans notre ligue. Nous ciblons des joueurs que nous aimons. Quand ils sont libres, nous leur accordons une chance.»

«Je ne sais pas exactement quel rang nous occupons, en ce moment en ce qui a trait aux dégagements. Ce doit être le huitième ou le neuvième, sans doute. Nous avons toujours des choses à corriger. Dans la victoire comme dans la défaite, il faut toujours chercher des éléments du jeu dans lesquels nous pouvons mieux paraître.»

Pour le Rouge et Noir, dans la semaine numéro neuf de la saison de la Ligue canadienne de football, ça semble assez évident.

La décision d'écarter Alix ne date pas d'hier. Samedi dernier, dans l'humiliant revers de 48-3 encaissé à Calgary, c'est le quart-arrière substitut Thomas DeMarco qui s'était chargé des bottés.

«Il s'est bien débrouillé dans les circonstances. Nous avons quand même fait appel à lui à 11 occasions», rappelle Campbell.

Impossible de savoir pour l'instant qui s'occupera des bottés dans le prochain match, dimanche prochain, à Toronto.

Pour l'instant, Wilder se trouve dans l'équipe d'entraînement. «Si l'équipe veut que je sois du voyage, je serai prêt», annonce-t-il joyeusement.

Comme la majorité des joueurs américains qui tentent leur chance au Canada, le nouveau-venu ne connaît pas grand-chose de la LCF.

À sa première journée de travail, hier à la Place TD, on lui a rapidement enseigné quelques subtiles différences.

«J'ai appris qu'il était impossible ici de botter le ballon à l'extérieur du terrain. Quand le ballon sort, l'équipe est punie», récite-t-il.

«Sinon, je constate que le terrain est un peu plus vaste. Ça va me donner plus d'espace. Je devrai m'adapter. Le football, ça reste le football. À ma position, je dois placer le ballon à une bonne hauteur. Je dois m'assurer que le ballon reste suspendu dans les airs assez longtemps. Je dois m'assurer que mes coéquipiers ont le temps de se rendre à l'autre bout du terrain à temps pour compléter un plaqué.»

À sa sortie des rangs universitaires, Wilder a obtenu un essai professionnel chez les Buccaneers de Tampa Bay de la NFL. Il a été retranché assez rapidement de leur camp.

Williams de retour

Rick Campbell aimerait que son équipe s'améliore aussi dans les retours des bottés de dégagement. Pour cela, il compte beaucoup sur le retour au jeu de son flanqueur étoile Chris Williams.

«Chris récupérera son poste cette semaine et il va se charger des retours», annonce Campbell.

Jusqu'à maintenant, le joueur autonome embauché à fort prix s'est surtout démarqué en captant des passes.

«Il ne pourra pas tout faire seul, rappelle Campbell. Il faut s'assurer que les bloqueurs connaissent mieux leurs affectations. Ils doivent aussi se présenter sur le terrain dans le bon état d'esprit nécessaire pour accomplir leurs tâches correctement.»

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